27 août 2015

Les pas perdus de l'écologie

Il est rigolo le camarade DPP. Il s'en prend aujourd'hui à de Rugy qui a quitté EELV. Ce garçon, DPP, ne pense pas que l'on puisse quitter EELV parce qu'on pense que ce parti a tort de se lier au Front de gauche. Ça en fait donc un immonde carriériste qui a oublié d'entendre la voix supérieure de Mémélenchon. 

C'est à lire ici : http://www.despasperdus.com/index.php?post/2015/08/27/FDR

La démocratie chère à la gauche de la gauche est morte. Sauf si tu es d'accord avec elle. 

Décomposition de gauche

Manuel Valls a fait une chronique dans je ne sais quel canard. Marie-Noëlle Lienemann lui a adressé une lettre ouverte. François de Rugy quitte EELV. Jean-Luc Bennahmias continue sa tournée des potes et des popotes. Jean-Pierre Chevènement rencontre Nicolas Dupont-Aignan et Jacques Sapir semble souhaiter qu’ils se tournent vers le Front National. Jean-Luc Mélenchon est sûr de sa victoire en 2017 tout en tournant le dos au premier ministre grec après en avoir fait une idole pendant que Cécile Duflot prépare sa candidature. Tout le monde ou presque tape sur Emmanuel Macron qui ne va pas à l’université du PS mais à celle du MEDEF et on n’a plus de ministre du travail.

Le moins que l’on puisse dire est que la rentrée politique semble un tantinet agitée alors qu’il y a des élections importantes dans quelques mois.

« Halte-là ! » ai-je envie de crier avant de revenir à mes lectures non politiques matinales tout en constatant un accroissement de la fracture entre les gauches, celle qui est la vraie et celle qui est en peau de fesses, la mienne, mais qui reste majoritaire quoi qu’en disent d’autoproclamés représentant du peuple.

Mais revenons à Cécile Duflot et Jean-Luc Mélenchon qui me semblent ne pas se rendre compte que leurs formations politiques réciproques n’intéressent plus personne. Plus exactement, je ne vois pas ce qu’un militant écolo, par exemple, peut bien trouver de réjouissant dans l’évolution d’EELV. De Rugy n’y va pas de main morte : « Dans ce paysage, les écologistes qui croient pouvoir s’en tirer simplement par le retour aux « fondamentaux » risquent d’être la dernière roue du carrosse. Quant aux alliances avec le Front de gauche, c’est le pompon, dans la mesure où ce dernier est le courant politique français le plus centralisateur et jacobin, quand les écologistes sont décentralisateurs et régionalistes. »

Ce matin, Jean-Marie Le Guen appelait de Rugy à rejoindre le Parti Socialiste. Pour ma part, j’ai l’impression qu’il ferait une grossière erreur en risquant de se retrouver écartelé entre les deux « bouts » du PS, entre les « gauchistes » et les « réformateurs », de plus en plus incapables de se parler. Bien sûr, je suis plus proche de ces réformateurs que des autres sur lesquels il m’est assez facile de taper. Je pourrais par exemple répondre à la lettre ouverte de Mme Lienemann, diffusée par Médiapart, point par point. Je sais que je pourrais le faire, je l’ai lue entièrement au réveil. Mais ce billet serait trop long. Je vais donc tirer un paragraphe au sort (réellement) et y répondre.

« Le prélèvement à la source ne doit pas faire illusion, il ne modifie pas l'injustice structurelle de notre système fiscal. Il est impératif dans le même mouvement de prendre des initiatives courageuses pour réduire l'évasion et l'optimisation fiscale. Il est étonnant qu'ayant, comme tous tes prédécesseurs, sans cesse le mot « réformes » à la bouche, tu n'évoques jamais la réforme de notre système d'impôts et de prélèvements. » Marie-Noël, ne pourriez-vous pas sortir, par moment, de cette espèce de rhétorique. Si vous voulez parler de la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu, faites-le ! Même Jean-Marc Ayrault réclame une réforme de la CSG. Je rappelle que j’ai pris ce paragraphe par hasard. Pourquoi entrer en conflit systématiquement ?

Cette manière de faire de la politique est mortifère. D’ailleurs, Le Guen a dit une connerie : de Rugy et la gauche en général s’en tireront mieux s’il reste à l’écart du PS, par exemple, dans une espèce de pôle réformateur avec Bennahmias, soutenant François Hollande car il est le président légitime de la gauche, s’associant à des primaires donc à une espèce de rassemblement des forces de gauche puisque le Parti Socialiste est incapable de faire bloc derrière le gouvernement de remplir le rôle qui devrait être le sien, son premier secrétaire passant sa vie à éteindre des incendies. Cette phrase est trop longue. Vous n’avez qu’à la découper vous-mêmes.

Ce remue-ménage, à gauche, devrait montrer qu’il est temps de bouger, d’arrêter de s’arcbouter sur des principes, voire des candidatures. Ce n’est pas un jeu, il s’agit de l’avenir de la France.


On m’objectera qu’en tant que soutien de Pépère, j’ai le beau rôle. Et alors ? Vous voulez vraiment que Nicolas Sarkozy revienne au pouvoir, avec Wauquiez à l’économie et Guéant à l’intérieur ? Et vous pourrez pleurer l’époque où vous aviez tout le loisir de décréter que François Hollande est un type de droite.

26 août 2015

Comme moi, Macron n'ira pas à l'UE du PS


Nos vieux camarades du parti soutenu par des militants de la vraie gauche sont émoustillés dans les réseaux sociaux. Ce qui m'amuse. 

Bien du courage à Cambadelis qui a la rénovation de ce parti en charge. Je viens de m'engueuler avec un copain dans Facebook. Membre historique du PCF, l'autre parti. Salarié privilégié pendant ses 35 ans de carrière professionnelle. Il s'imagine toujours que la gauche gagnera des élections en défendant ses propres avantages. 

Qu'il les garde, il les a mérités, comme tous ceux qui bossent. Mais il reste trop de types qui ne bossent pas ou sont en situation de précarité. 

Bah. 

On va avoir Macron ministre du travail. Ca fera jaser. 

25 août 2015

Le Kremlin des Blogs du 25 août

Si John Basset n'était pas mort, il aurait eu 100 ans aujourd'hui. Claudia Schiffer, visiblement en meilleur état a 45 ans. Nieztsche est mort il y a 115 ans. Et c'est la Saint Louis !

Autant de raisons d'organiser un Kremlin des Blogs, à la Comète, d'autant que Vinz sera des nôtres.

19 heures - 19 heures 30 - La Comète - Le Kremlin-Bicêtre. En présence de François Hollande ou du vieux Joël, selon leurs disponibilités réciproques.

24 août 2015

La raison

Il s'est mis à pleuvoir comme vache qui pisse, ce matin. Ca sent la fin des vacances. Il me reste une semaine. Je vais la passer à Paris. Alors, je suis allé à la gare chercher mon billet retour (il faut, de toute manière, que je sois rentré demain pour la soirée de blogueurs à la Comète). J'aurais pu le faire par internet mais le type de la gare est particulièrement sympathique et gentil. Un dernier vestige du service public. J'espère qu'il ne lit pas mon blog et ne voit pas que je le traite de vestige. Une gare sans train mais avec un service pour les clients. Les usagers.

Je pense pourtant qu'il lit mon blog. Il sait que je fais de la politique et que je fréquente les bistros. D'ailleurs, nous avons parlé des bistros, de ceux que j'avais fréquenté pendant mes vacances et ceux qu'il avait vus. Nous étions d'accord : les bistros se meurent, il n'y a plus de client. A un moment, il m'a dit : « Ils doivent se faire chier les jeunes s'il n'y a plus de bistro. » Je lui réponds : « ah non, s'il n'y a plus de bistro et s'il n'y a personne dans ceux qui restent, c'est parce qu'ils n'y vont plus. »

Il m'a alors sorti : « ben oui, j'suis con, t'as raison. » 

Ben oui, j'ai raison. J'ai toujours raison. Ou alors, quand je n'ai pas raison, c'est que j'ai tort. Ce n'est pas très grave. Outre la connerie et l'abus de produits non recommandables, il y a plusieurs... raisons... d'avoir tort. En politique, il y a l'idéologie qui nous fait passer à côté de conneries et nous empêche de prendre un sujet sous tous les angles.

Tiens ! A Loudéac, il y a une gare mais il n'y a pas de train. Les transports publics sont faits par des compagnies de cars privées – sujet à la mode – organisées par les collectivités territoriales, le Conseil régional, en l'occurrence. Des purs gauchistes se croyant écolos pourraient se lamenter qu'il n'y a plus de train. En étant pragmatique, on ne peut que les traiter de réactionnaires, ce qui, ici, n'est pas une insulte. L'important est que le public puisse être transporté. Un car est plus rapide qu'un vieux train et pollue beaucoup moins qu'une vieille micheline. Certes, c'est moins sympathique. On a une gare et pas de train. Je suppose que la gare va fermer. Elle est probablement maintenue sous oxygène pour que l'on puisse dire que la SNCF maintient un point de vente en Centre Bretagne. Un jour, un technocrate quelconque verra que le seul chiffre d'affaire de la gare de Loudéac ne permet plus de payer le salaire des employés qui se relaient au guichet et le point de vente fermera. Nos gauchistes hurleront.

Pourtant, ils ne prennent pas le train à Loudéac et ne vont jamais à la gare. Ils réservent leurs billets par internet à l'occasion et, s'ils sont vraiment obligés de prendre le car alors qu'ils préféreraient aller avec leur voiture à la gare de Saint Brieuc ou de Rennes, ils achètent le billet au chauffeur. Et ils font des billets – s'ils sont blogueurs – pour lutter contre la loi Macron qui permet à des gens qui n'ont pas de pognon de voyager en prétendant qu'elle est contre les valeurs de gauche.

Amen. Je prends mon billet à la gare. Après je vais boire un coup au bistro, à l'autre bout de la commune. Et je tombe sur un copain, ancien patron de bistro... Gauchiste. Je lui dit que j'ai réservé un billet pour Paris via Saint Brieuc. Il me demande pourquoi je prends le car pour Saint Brieuc alors que ma mère et un copain pourraient m'y amener. Je lui ai dit : « bah, avec la pluie, ce n'est pas drôle et, en plus, on met le même temps en car qu'en voiture à cinq minutes près ».

Il m'a alors sorti : « ben oui, j'suis con, t'as raison. »

Laissons tomber les gares, les bistros,... et revenons au blog.

Hier je faisais un billet à propos de mon blog qui était cité par les Inrocks à l'occasion d'un article au sujet du copain Romain Pigenel. Ce billet était raté. Outre le fait qu'il contenait un nombre incroyable de fautes d'orthographes et petits lapsus, assez drôles avec du recul, je ne parlais que de moi, oubliant Romain et les copains blogueurs. On formait une sacré équipe, ce qui nous a permis de gagner la bataille politique de 2012 sur le web, sans même savoir si cela sert à quelque chose. Je les salue donc tous, y compris ceux qui se sont fâchés avec moi pour des raisons futiles notamment celui d'oublier que je puisse avoir raison. Et pas peu.

Tiens ! Cette semaine (ou la précédente), l'un d'entre eux me disait que je m'engueulait avec tout le monde. C'est une erreur. Certes, il m'arrive d'envoyer chier le gens ou de faire des billets ou commentaires désagréables mais je ne me fâche qu'exceptionnellement ou, plus précisément, s'il m'arrive de faire la gueule, cela dépasse rarement les quelques heures.

Ce n'est pas spécifiques aux blogueurs de gauche mais ils ont une sacrée manie de se fâcher avec ceux avec qui ils ne sont pas d'accord car ils refusent d'admettre qu'ils ne puissent pas avoir raison malgré des années de croyance, de politique, de militantisme, confondant ce qu'ils pensent être bon pour le peuple, pour la France, ce pour quoi ils ont raison, les opinions ne se discutent pas, et ce qui est politiquement acceptable, réalisable,... C'est peut-être pour cela que j'ai à peu près autant de copains à ma droite qu'à ma gauche : je refuse de me fâcher pour un désaccord.

Dans son article, les Inrocks expliquaient pourquoi j'avais été retenu par Romain pour participer à la campagne de François Hollande : j'étais « à peu près son seul soutien assuré sur la toile à l’époque. » J'étais effectivement assez d'accord avec le positionnement politique de Pépère et je le reste, ce qui est bien facile mais il y avait autre chose. Si un copain m'avait demandé ce que je foutais avec ce type hasbeen, sans charisme et tout ça, j'aurais répondu : « c'est le seul à pouvoir gagner contre Nicolas Sarkozy en 2012. »

Il m'aurait alors sorti : « ben oui, j'suis con, t'as raison. »

D'ailleurs, la suite m'a donné... raison. Non pas qu'il était le seul à pouvoir le faire mais qu'il a pu le faire et on a un peu tendance à l'oublier. Quatre ans après, on a un peu tendance à s'en foutre mais dans quelques temps, il faudra se poser la question : « qui peut battre la droite en 2017 ? »

Reposez la question après moi.

Parmi les copains de la bande de 2017, je ne vais en citer qu'un, Sarkofrance, parce qu'ils sont trop nombreux. Ce matin, il fait un billet où il tire le bilan – politique – des vacances. Il parle de l'évolution des blogs, du sien, de la politique,... Il dit : « J’écris parce que j’espère aussi que quelqu’un reprendra Sarkofrance au moment des élections de 2017. J’en parlerai plus tard. Je ne sais pas comment aujourd’hui pouvoir envisager de faire campagne. » Visiblement son fonds de commerce est à vendre.

Juan, il faut se battre, il faut bloguer, pour empêcher le retour de cette droite. Il faut faire campagne, continuer, distribuer des baffes, argumenter,...

On peut ne pas être d'accord avec le ligne qui semble majoritaire au PS. N'oublions pas de regarder ce que pourrait faire le camp d'en face si cette ligne majoritaire n'est pas élue et ne pas oublier que les lignes minoritaires ne sont pas élues.

D'ailleurs, la gauche de la gauche, comme le PS, a un air de déconfiture.

La raison doit l'emporter.

23 août 2015

Quatre ans, déjà !

Illustre pantalon
Allons bon ! Les Inrocks citent mon blog alors que je n'ai pas eu le temps de lui mettre un caleçon propre. Vite ! Un article illustré par la photo de Romain Pigenel devant la Comète. A sa gauche, c'est Ronald, je suppose. Derrière, c'est Odette. Attention, néanmoins ! Vous trouvez un type habillé n'importe comment, ce n'est pas pour autant qu'il s'agit du sieur Pigenel, hein ! Vous connaissez Ronald. Quand à Odette, elle est aux blogs ce que la littérature est à la cuisine à l'huile.

D'ailleurs, c'est dans un article au sujet de Pigenel que les Inrocks citent mon blog.

Je vais me présenter : je suis Jegoun, blogueur à n'importe quel sujet pour rétablir la vérité. Par exemple, on nous dit que Jean-Luc Anglade s'est blessé en voulant activer le signal d'alarme. Or le machin n'est pas protégé par du verre (pourquoi pas du béton armé, non plus, andouille?). Anglade s'est blessé en essayant de prendre le métro pour casser les vitres pour fuir.

Je peux aussi raconter des conneries au sujet de la politique. Tiens ! Chevènement va se rapprocher de Dupont-Aignan, ce qui est bien son droit. Voila que se pointe Jacques Sapir célèbre économiste proche de la gauche de la gauche qui se pointe et déclare : « La présence de Jean-Pierre Chevènement[20] aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan lors de l’Université d’été de Debout la France est l’un des premiers signes dans cette direction. Mais, ce geste – qui honore ces deux hommes politiques – reste insuffisant. A terme, la question des relations avec le Front National, ou avec le parti issu de ce dernier, sera posée. » Je résume : la gauche de la gauche devrait se rapprocher de la droite de la droite. Hop ! Du coup, les copains de la gauche de la gauche sont en émoi et traitent Sapir de gâteux. Je leur explique : il n'a fait que poser une pierre de plus et il va bien falloir, les gars, que vous posiez les yeux où il faut, nananère, et vous rendiez compte patati patata ce qui ne veut pas dire qu'on met l'extrême gauche et l'extrême droite dans le même sac, les derniers exterminaient des peuples pendant que les premiers mangeaient les enfants.

Du coup, avoir un blog de centre gauche, c'est assez plaisant. Les Inrocks reviennent sur l'époque où Romain a commencé à travailler pour pépère : « Sa stratégie consistait alors à fédérer les blogs de gauche, “le cœur du réacteur”. Ce soir-là ils sont plusieurs centaines, alors que tout avait commencé en septembre 2011, lors d’une rencontre exclusive organisée par Romain Pigenel à l’Assemblée nationale entre François Hollande et quinze blogueurs de gauche – dont Jegoun, à peu près son seul soutien assuré sur la toile à l’époque. »

Je me rappelle de cette première rencontre : j'étais vachement intimidé, j'avais en face de moi le prochain président de notre bordel. Du coup, comme à chaque fois, j'ai laissé les copains parler. Toujours est-il qu'avec cette phrase, je me demande si le journaliste de cet honorable magasine musical tout droit issu de ma jeunesse essaie de me faire passer :
  • pour un neuneu,
  • pour un précurseur.

Arras fatigue

Si par hasard tu te réveilles ce matin après trois jours de cuite, tu n'es peut-être pas au courant de l'actualité du week-end : un type a sorti une Kalachnikov d'un Thalys vers Arras mais des voyageurs, essentiellement américains, l'ont mis hors état de nuire. Depuis vendredi, on ne parle que de ça, sans même vraiment savoir de quoi il s'agit. Aussi bien le type était représentant en jouets et s'est fait avoir par un fournisseur peu scrupuleux.

Chacun y allant de sa propre analyse, je ne vois pas pourquoi je ne dirais pas non plus mes propres conneries pour vous occuper cinq minutes avant que vous n'alliez parler de ça au bistro avec des gens qui connaissent puisque le patron du PMU leur a expliqué l'affaire après avoir appris la vérité du marchand de journaux en personne, en allant acheter le Turf, pour vous dire à quel point il est bien informé.

Ainsi, chacun y va de son analyse. Par exemple, Jean-Hugues Anglade qui a existe encore et était même dans ce train a cherché une deuxième heure de gloire en accusant le personnel de Thalys de couardise alors que lui-même est un héros vu qu'il s'est blessé en tirant le signal d'alarme. Vous avez compris le message : il faut trouver des responsables.

La SNCF est mise en cause, évidemment, mais ce n'est pas pourtant pas elle qui exploite les Thalys. Du coup, il y a des glandus qui défendent la SNCF pour lui ôter toute responsabilité ce dont je n'ai rien à cirer. D'autres accusent la police française et tous les machins liés à la sécurité sous cette gauche particulièrement laxiste ! Comme si nous étions responsable du contrôle de tous les passages de cette ligne « Amsterdam – Bruxelles – Paris ». J'ai le regret de vous informer qu'aucun passager n'est monté en France dans ce train.

Visiblement, une majorité d'observateurs avisés de l'actualité française voudrait qu'on augmente le niveau de sécurité dans les trains. On pourrait proposer de mettre 3 vigiles en arme par voiture plus une fouille systématique dans toutes les gares de France tout en offrant un gilet pare-balle à tous les voyageurs.

Mais, en tant qu'usager fréquent des trains, je refuse de payer... D'autant qu'on trouvera toujours des guignols pour se blesser avec le signal d'alarme ; il faudrait donc un signal d'alarme spécifique pour les alarmes en cas de blessure par alarme.

Courage...

Des couilles ou de la cervelle ?


Mon blog politique étant un peu à l'abandon, je vais faire une publication de la plus haute importance : j'informe la dame qui fait cette publication que quel que soit le sexe, voire le genre, de l'enfant de sa sœur, elle sera la tante. Voire la tata, si elle insiste. 

Parmi toutes les personnes qui lui ont répondu avec des félicitations, une seule lui a parlé de ses couilles (un certain @jegoun. Connais pas). 

Notons bien que Tata pourrait être LGBT et tout ça et avoir beaucoup d'humour mais je ne crois pas. 

20 août 2015

Des cantines végétariennes ?

La semaine dernière, le débat sur les cantines scolaires et les menus « spéciaux » a resurgi dans l'actualité avec la proposition d'Yves Jégo de faire une loi pour obliger les cantines à faire des menus de substitution végétariens. Ma tristesse fut à son comble en voyant des types de gauche l'approuver...

Tout d'abord, il ne me semble pas qu'il revienne à la loi de définir les menus dans les écoles. Quand on voit le nombre d'imbéciles qui gueulent parce qu'il y a trop de lois, de normes,... en France et qui approuvent cette ignominie, je rigole. Pour un peu, tous les menus devront être fixés par l'Assemblée Nationale. Il y a une loi qui dit : « hop, les municipalités doivent gérer des cantines pour des écoles ». Si des maires refusent de l'appliquer en ne proposant pas à certains gamins de la bouffe qu'ils puissent ingurgité, ils méritent d'être traduits devant les instances ad hoc et défaits de leurs mandats. Il n'y a pas besoin de faire une loi pour ça.

Je rappelle à mes camarades législateurs à outrance qu'ils ne font que surfer sur des propos populistes de glandus qui veulent obliger les gamins musulmans à bouffer du porc. Un peu de calme me semble nécessaire.

Je rappelle que les cantines ont vocation à donner un repas le midi aux mômes mais aussi à s'assurer que ceux-ci aient une alimentation à peu près équilibrée surtout quand les parents n'ont pas les moyens de faire un vrai repas le soir ou sont assez cons pour ne donner que des pilons de poulets frits le soir. Le repas du midi doit donc être aussi parfait que possible et contenir un plat de viande ou de poisson. Les végétariens font ce qu'ils veulent mais ils n'ont pas à imposer leurs menus à d'autres, y compris à leurs propres enfants en pleine croissance.

Ca fait des années, voire des siècles, qu'il y a des repas de substitution dans les écoles. Leurs gestionnaires pratiquent cela très bien, c'est leur métier, même s'il nécessite de connaître les particularités de chaque gamin (untel est allergique au caviar, l'autre est musulman,...). Il ne me paraît pas compliqué d'avoir une réserve d'oeufs, de steaks hachés surgelés ou d'escalopes de dinde pour satisfaire quelques gugusses. Pas compliqué, mais c'est un métier, je me répète.

Toujours est-il qu'il est urgent d'arrêter de traiter ce sujet sous un autre angle que celui de la nécessité de donner des baffes à ceux qui foutent la merde.

18 août 2015

La démocratie du pauvre

Périodiquement, je peste contre les réseaux sociaux, Twitter en tête, parce que ce machin pousse les internautes à se surpasser dans le domaines de la bêtise et ils y arrivent très bien. Par contre, dans les domaines évoqués, les sujets politiques, ils montrent une incompétence qui est assez rageante. C'est en partie l'objet du billet d'Authueil que je vous invite à lire. Il y par de Quatremer et des attaques qu'il se prend dans la tronche, périodiquement, de la part d'abrutis ne connaissant rien aux sujets traités. Je vous invite à le lire.

Vous allez me dire que je suis particulièrement de mauvaise humeur, à insulter mes honorables lecteurs dès l'introduction du billet. Il n'en est rien : j'ai glandé depuis trois jours alors que j'aurais du me remettre au blogage. Du coup, je suis en retard.

Pas plus tard qu'hier, nous devisions de choses et d'autres avec un copain (ou un ex copain, ai-je cru comprendre, tant certains ne supportent pas que l'on puisse ne pas être d'accord tant ils sont persuadés avoir raison à force de répéter les mêmes choses dans Twitter à longueur de journées), de choses et d'autres, donc, et surtout la loi Macron et son volet « bus, le train du pauvre » ou vice-versa.

Notre ministre, Macron, a eu une parole un peu limite au sujet des pauvres. Je dis bien « un peu », hein ! Parce si vous trouvez que dire que la SNCF est trop chère pour les pauvres est insultant pour les pauvres, vous devriez réfléchir un peu plus longtemps. Ces propos ne sont surtout pas aimable pour la SNCF et ceux qui croient la défendre, dont toi, probablement, si tu te prétends de gauche : il faut soutenir les services publics et tout ça. Pour ma part, j'ai commencé à fréquenter assidûment la SNCF en octobre 1987, deux ans avant l'arrivée du TVG dans le nord de la Bretagne. Tu peux compter, cela fait presque 30 ans. Cela m'autorise tout particulièrement à conchier à cette honorable de compagnie et m'autorise plus que certains à donner mon avis.

Notamment sur la politique tarifaire. C'est trop cher. Les pauvres ne peuvent pas prendre le train. Les cons ! Ils sont obligés de prendre les compagnies cars libérales, autorisées par un gouvernement de gauche qui se permet, l'abruti, de permettre aux pauvres (aux socialement moins aisés, pardon) d'aller voir leur mère dans le Centre Bretagne.

Le copain dont je parlais me disais en gros : « en tant que type de gauche, tu devrais penser cela... patati patata. » le tout en me faisant un discours sur la SNCF qu'il ne connaît que par hasard.

Je vais lui répondre, parce que ces combats sur la vraie gauche qui tournent en rond me fatigue : si tu étais vraiment de gauche, tu penserais un peu plus aux défavorisés, à savoir les pauvres, ceux qui ne peuvent pas prendre le train parce qu'il est trop cher et tu devrais les défendre, défendre des initiatives comme celles de Monsieur Macron qui leur permet de voyage et d'aller se bronzer les fesses au soleil à l'occasion.

Mais tu préfères défendre un service public que tu crois connaître alors que tu ne sais même pas que la plupart des voyages « non nationaux » ne sont plus assurés par le service public, service public hors de prix n'ayant rien de public, mais par des compagnies privées ou cette même SNCF en tant que SA, le tout subventionné par les collectivités territoriales qui font ce qu'elles peuvent pour défendre les territoires qui les concernent.

Alors tu peux rester pérorer dans Twitter, dire ce qu'il faut pour le bien du monde. Lis le billet d'Authueil. « Malheureusement, ce n'est pas ce qui se passe sur les réseaux sociaux. On y trouve une majorité de braillards, qui sont là pour imposer leurs opinions, par l'insulte et la menace plus que par des efforts de conviction. Il suffit de regarder comme cela se passe dès qu'on parle d'Israël et de la Palestine. Jean Quatremer a raison de dénoncer ce débat public qui tourne systématiquement à la foire d'empoigne si on laisse une "plèbe" ignorante et brutale s'en emparer. Cela ne date pas d'aujourd'hui. Contrôler et canaliser cette "plèbe" a toujours l'un des soucis majeurs des dirigeants politiques, depuis au moins la Rome antique, avec plus ou moins de bonheur. Une bonne démocratie est celle où le débat est cadré, où les gens s'écoutent et peuvent arriver à "délibérer" au sens que donne Habermas à ce mot. Le but est d'aboutir à une synthèse qui fait avancer, pas au constat de désaccords stériles. »

Je vais ajouter un détail : comme cette plèbe, tu as des idées mais tu te crois supérieur à elle, tu veux lui montrer le schéma et lui imposer tes solutions. Elle ne veut pas de toi, ce qui est ballot. Mais c'est ainsi.

Par contre, la démocratie recule dès lors que les types crient leurs idées en 140 caractères en oubliant de réfléchir, d'écouter les autres de tolérer qu'on puisse ne pas être d'accord avec eux. Elle régule d'autant plus que ces zozos oublient que pour faire passer une idée politique, il faut convaincre le peuple. Ils en font des théories mais ils oublient un détail.

Seulement un détail.

Le peuple n'est pas d'accord avec eux alors qu'ils pensent le représenter.

Des ânes.