30 juin 2016

Moquons nous des Anglais

Le type qui a provoqué le référendum pour des raisons électorales de bas étage constatant son erreur a démissionné. Le principal défenseur du nom a avoué qu'il avait menti. Et le type qui devait remplacer le premier reconnaît qu'il a défendu un truc pas défendable et jette l'éponge. 

Ça serait à mourir de rire s'il n'y avait un peu trop d'incertitude sur la suite de ce truc. 

Néanmoins, on ne va pas moquer que des rosbifs. Des commentateurs ont dit que le populisme avait gagné, que le peuple avait été leurré et voté comme une bande de gros cons. Pour ma part, je pense avoir été assez discret. 

Ces commentateurs ont été traités de gros cons critiquant le peuple, la démocratie, été considérés comme des imbéciles prétentieux dédaigneux et tout ça. 

Il n'empêche que les ec'venements récents semblent montrer qu'ils ont raison. C'est peut-être regrettable, mais si aucun dirigeant anglais ne peut assumer la sortie de l'UE, c'est peut-être qu'elle est impossible, non pas techniquement, mais parce qu'elle serait une catastrophe pour ce pays, voire pour l'économie mondiale. 

Il serait peut-être temps d'arrêter de faire le con avec la démocratie, de se foutre de la gueule du peuple, ce qui vaut d'ailleurs pour nos braves extrêmes nationales. 

29 juin 2016

L'attestation de contrôle d'identité

Belle occasion pour moi d'augmenter ma réputation d'immondices réactionnaire. Benoît Hamon défendra ce soir l'amendement machin. En gros, un flic faisant un contrôle d'entité devra fournir une espèce de récépissé du contrôle avec son numéro de matricule. 

Je soutiens la cause. Moi-même je n'ai jamais subi de contrôle d'identité dans le métro parce qu'aucun flic n'a jamais pu penser que j'étais potentiellement un délinquant étranger. C'est odieux. Je demande donc formellement qu'on augmente le nombre de contrôles afin que l'on soit tous traités à égalité. Mieux ! Je réclame un contrôle à chaque fois que je rentre dans le métro et je revendique le droit d'être suspecté de n'avoir aucun papier voire d'être terroriste. Au nom de l'égalité. 

Du moment qu'ils n'aillent pas juste au toucher rectal pour qu'ils vérifient que je n'ai pas caché de la dynamite dans le trou de mon joli petit cul. 

Non ! Soyons sérieux ! J'exige qu'un flic faisant un contrôle commence par sortir les preuves qu'il est bien flic parce que, moi aussi, je peux fournir un faux numéro de matricule. 

Et si on laissait les flics bosser ? Plutôt que d'augmenter les procédures administratives et les frais. 

28 juin 2016

Loudéac et la politique locale

Rappel : en 2001, il n'y avait qu'un seul candidat, à l'élection municipale, un socialiste, Didier Chouat, le maire sortant. Gérard Huet qu'on situait à gauche à l'époque trouvait - à juste titre - qu'il n'était pas normal d'avoir un conseil municipal sans opposition. Il a monté sa propre liste. Des électeurs de gauche étaient d'accord avec lui et ont voté pour... tout comme ceux de droite voulant en finir avec les socialistes. Il a été élu. Et réélu aux deux élections suivantes, toujours soutenu par la droite. Récemment, il y a eu des problèmes dans la majorité amenant de nombreuses  démissions au sein du Conseil provoquant de nouvelles élections. 

Il y avait donc, en plus des socialos, deux listes de droite : une menée par Christophe Le Ho, soutenue par Gérard Huet, le maire sortant, une soutenue par Marc Le Fur avec en tête une personnalité locale connue (un toubib venant de prendre sa retraite). J'étais persuadé que cette dernière arriverait largement en tête des listes de droite et gagnerait aisément le second tour. Pour moi, comme de nombreux proches, la gauche et le toubib auraient chacun plus de 40%, Le Ho héritant de 15 ou 20%. 

Patatras ! Le Ho est arrivé bien en tête au premier tour avec environ 37% et les autres à égalité avec un peu plus de 30% chacun. Notons que la gauche se trouvait laminée même si elle arrivait deuxième. Pour le deuxième tour, les deux listes de droite ne se sont pas entendues et n'ont pas réussi à fusionner leurs listes. La logique aurait voulu que les scores soient proches de ceux du premier tour mais, en fin de compte, la liste de gauche est arrivée en tête avec 11 voix d'avance sur celle de Le Ho (il y a plus de 6000 inscrits, je crois). Bruno Le Bescaut, soutenu par les socialistes, sera donc le prochain maire de Loudéac. 

A titre personnel (et donc sans rapport avec ce billet, d'autant que j'ai suivi tout ça de loin, uniquement avec ce que je trouvais sur le net), je pense qu'il a mené une belle campagne. J'ai eu le sentiment qu'il a fait ce que j'aurais voulu que la gauche fasse aux deux scrutins municipaux précédents et pour le premier tour : démontrer l'incompétence et l'amateurisme de cette bande arrivée au rênes par hasard en 2001 et soutenue par une droite qui n'avait pas d'autre choix pour assurer une sorte de mainmise sur le Centre Bretagne. 

D'ailleurs, 56 n'est pas seulement le numéro du département voisin mais aussi le score fait en 2002 par François Hollande à la presidentielle et celui fait par Marc Le Fur, à la législative, 5 semaines plus tard. Les Loudéaciens sont ainsi. En mai, on vote pour le changemen, en juin, on vote pour éviter le changement. Il serait d'ailleurs peut-être temps que les politiciens locaux mettent les électeurs dans leur caca. 

Ce midi, on parlait de Loudéac, au journal régional de France 3. 

On y voit des interviews de Huet, Le Bescaut et Le Ho. 

Je pense que "les sortants" se trompent. Notamment, Gérard Huet accuse Marc Le Fur de ne pas avoir soutenu la liste arrivée en tête au premier tour et favorisé la fusion des listes. Un moment est délicieux, c'est quand Gérard rappelle que Marco était la tête de liste de l'UMP pour l'élection régionale et que la Betagne s'y est montrée la plus ancrée à gauche... 

Dimanche soir, j'ai appris la nouvelle dans Twitter. Je remercie la journaliste du Télégramme qui a fait un excellent boulot. J'ai eu l'information avant la plupart des Loudéaciens (et j'étais peut-être le premier à en faire un billet sur le web même si, ce soir-là, j'étais plus intéressé par le référendum pour Notre-Dame-des-Landes). 

Du coup, le lendemain matin (et aujourd'hui), je me suis beaucoup penché sur les réactions dans Twitter. Il y avait bien sûr des types de gauche qui se réjouissaient de la victoire (oubliant un peu, mais c'est de bonne guerre, j'ai fait pareil, qu'elle a gagné avec moins de 40%). Mais une majorité de twittos exprimant sa satisfaction d'être débarrassé de "la clique à Huet", ce qui est mon cas. 

Et je pense que cela suffit largement à expliquer le revirement entre les deux tours. Comme en 2001, des électeurs ont voté pour la liste soutenue par aucun parti, celle de Huet puis celle qu'il a soutenue, par défi. Le soir du premier tour, ils ont vu qu'elle pouvait gagner. Puis !

Dans les tweets, je suis tombé sur celui d'un homonyme, un certain Jégou, cadre de LR à Saint Brieuc, soutien d'Alain Juppé. Il disait en gros (et de memoire) : "à Loudéac, nous avons aussi la droite la plus bête du monde". Je ne sais pas s'il plaisantait ou s'il voulait taper sur quelqu'un et donc sur qui. Marc Le Fur ne me paraît pas proche de Juppé. 

Dans son interview, Gérard Huet dit que Le Fur a perdu le Centre Bretagne qui semblait pourtant lui être promis, notamment comme mot de consolation (il est Vice Président de l'Assemblée nationale, pour un an encore), territoire qui deviendra important dans le cadre de la réforme territoriale, avec le rapprochement de quelques intercommunalités. 

La question que je me pose : est-ce Marc Le Fur n'aurait-il pas compris l'erreur qu'il a fait pendant quinze ans :s soutenir "la clique à Huet" au détriment de la reconstruction d'une droite locale, une vrais' en, dans la ligne du parti. Ce qui lui a peut-être fait perdre les régionales. 

Bon courage à Bruno Le Bescaut. L'état des finances de la commune est lamentable et il n'a que quatre ans (dont un budget déjà voté) pour faire ses preuves, celles des qualités d'une gauche que j'aime, celle qui sait gérer, sait entreprendre, sait faire réussir. 

Cela me rappelle que je me suis encore engueulé avec un clown de la vraie gauche, mais du pays, mon ancien prof d'Allemand, qui me connaît probablement depuis cinquante ans (c'était un collègue à mes parents) et qui a fini par me traiter de sale con à la première contrariété. Tout dans la gueule, rien dans l'argumentation.

La gauche de la gauche locale est aussi bête que celle nationale. C'est rigolo. Gérard, pas Huet, l'autre. J'attends des excuses mais tu ne les présenteras pas. Être ordurier est ta marque de fabrique. Ou celle de tous les Gérard. 

27 juin 2016

Canal+

Canal+ a pris des décisions qui ne plaisent visiblement pas à un nombre incroyable de types de gauche. 

Pour ma part, cette chaîne m'a entubé dés 1989 (j'étais jeune, je commençais dans la vie, il fallait que je sois branché et ai un abonnement à Canal+, je l'ai eu, avant un tas de gens. Je ne regardais que les émissions en clair, c'était grotesque). J'ai résilié mon abonnement quand j'ai déménagé en 1990. Le premier recommandé que j'ai reçu était de cette boutique, exigeant que je restitue mon décodeur. Le recommandé est passé à la poubelle. Je crois bien que j'ai toujours le décodeur, dans ma cave (mon côté écolo m'empêche de jeter des déchets électroniques.). 

Bref, toutes ces andouilles me navrent à vouloir imposer à une entreprise commerciale ce qu'elle doit faire. Que C+ débrouille ! Ils ont défendu Canal pendant des années. Canal gagnait de l'oseille grâce au Petit Journal qui tapait sur leurs ennemis et ils étaient contents de regarder des publicités qui leur fait toucher le Graal. 

L'esprit Canal est mort depuis longtemps. Depuis Nulle Part Ailleurs. On rigolait de conneries sans se poser de question, sans connotation militante. Merci Philippe Gildas, Antoine de Caune et tous les autres types qui nous faisaient rigoler. Les Nuls, les Guignols, puis Groland. 

A ces artistes, je fais la bise. Quant aux autres andouilles, que dire ? Je n'ai jamais regardé le grand journal ou le petit. Tant pis. 

L'œuvre d'art


Il y a une grosse polémique aujourd'hui à propos de ce machin. Bien que m'en foutant autant que de la première fois pù j'ai oublié à la fois de mettre un caleçon et de fermer ma braguette, je vais donner mon avis. Je m'en fous. On peut être pour ou contre ce truc. Je vous laisse vous amuser.

Néanmoins, si on pouvait arrêter de qualifier ce genre de connerie d'œuvre d'art, cela m'arrangerait assez d'autant qu'on risque de trouver deux ou trois couillons pour sortir Jack Lang pour défendre ce truc. 

Le street art n'est pas du lard mais du cochon. Qu'on qualifie d'art un truc où le seul plaisir est de poser une bouse où c'est interdit est navrant. 

C'est un peu le côté égalitariste de la gauche qui me fatigue. On dirait des parents voyant leurs enfants dessinant  des connneries les comparer à Picasso parce que c'est incompréhensible. Les cons. Notons bien que pour la musique, c'est pire. Un gamin tape sur une batterie et les parents le prennent pour un artiste. 

C'est mal. 

Effacez moi ce mur et arrêtez les polémiques.  

L'aéroport, le vote et la distance

Vu qu’il y a eu un referendum, hier, ce qui ne sont pas d’accord le critiquent volontiers mais le principal thème est le principe de subsidiarité (je résume) : seuls les réellement locaux auraient du pouvoir décider. Ceux qui disent sont d’ailleurs souvent ceux qui voulaient que le referendum soit fait à une échelle plus large, par exemple, au niveau du pays. Il est d’ailleurs très drôle de voir des gauchistes et des libéraux partageant le même avis, la plus vile mauvaise foi ne gâche rien.

GdC par exemple dit : « On notera cependant avec délice, pour comble du cynisme et de l’hypocrisie  (démocratie, avez vous dit ?) que les principaux concernés par les nuisances du projet, les communes situées les plus à proximité du nouvel aéroport,  ont voté massivement NON, alors que les plus éloignées ont fait l’inverse. » L’observation de la carte qu’il diffuse, mais il ne connait pas la région, prouve à peu près l’inverse : les communes au nord de NDDL ont voté pour et celles qui ont voté contre sont assez loin au sud est et au sud-ouest, ce qui n’a rien de surprenant puisque ce sont celles qui sont le plus pénalisées par le transfert.

Nous noterons par ailleurs que les communes proches de l’ancien aéroport ont voté pour son transfert. Certes, elles ne sont pas concernées par les nuisances du nouveau machin mais uniquement par celle de l’ancien.  En outre, NDDL a 1600 habitant. Bouguenais 16000. Je vous passe la taille des communes proches de l’ancien aéroport et du nouveau.

Enfin…, vous expliquerez le principe de subsidiarité à GdC, ce pauvre garçon qui se plaint toujours du manque de culture politique des autres.


P.S. : le billet libéral que je cite, celui d’H16, m’a été aimablement signalé par un gros qui sait que le sujet m’intéresse. Il est comme toujours assez ironique et plaisant à lire mais toujours avec le même genre de mensonges ce qui rend fatigant. L’ironie ne mène souvent à rien. Par exemple, je pourrais dire qu’il est très drôle de voir un type fonctionnaire à la Commission Européenne faire un billet pour critiquer, au nom de la sacro-sainte subsidiarité, le fait que la France se mêle d’histoire purement locale, selon lui. C’est ballot.

26 juin 2016

Le OUI pour NDDL : fait

Je n'ai pas les résultats finaux mais le oui devrait être aux alentours de 60%. 

J'étais contre ce référendum. Il ne me paraissait pas légitime contrairement à celui des Rosbif (Cameron avant annoncé qu'il le ferait s'il était élu, il l'a fait, le sujet concerne tous les Britanniques. Je veux bien concevoir que les arguments étaient foireux mais pas plus qu'à NDDL. J'ai même dit que j'enculais les salamandres, c'est vous dire). (Pauvres bêtes). (Pauvre bite, aussi, remarque, quand on y pense !). (Un peu de sérieux je vous prie). 

D'ailleurs les opposants vont dire qu'il n'était pas légitime et le bordel va continuer jusqu'à ce que les autorités se fâchent. Envoyons l'armée avec des chars Leclerc, les zadistes rigoleront moins. Je recommande néanmoins de ne pas utiliser l'arme atomique. La solution serait justifiée et efficace mais pourrait retarder les travaux de quelques dizaines de milliers d'années. 

Si je recommande au gouvernement d'être maintenant très ferme, je lui recommande aussi de rappeler que la décision de construire cet aéroport a été prise dans le cadre des institutions de la République et que l'opposition bête et musclée est contraire à ses valeurs et, en fin de compte, à la démocratie. 

Vive la République, vive la France, vive l'arrêt des conneries ! 

Une belle victoire du progrès, de ceux qui veulent faire avancer le pays, de ceux qui veulent le développement de la région. 

Loudéac à nouveau à gauche : fait !




Certes, la victoire n'est pas écrasante mais elle est là. Une page de 15 ans, un accident de 2001, vient de se tourner. 

Bravo à Bruno Le Bescaut et à tous les copains du coin, notamment Maître Jacques. 

Je précise pour mes coins de droite, notamment FC, que c'est plus de la défaite d'une bande de lascars que j'ai toujours considéré comme incompétents (les finances sont à sec suite à des projets pharaoniques. La capacité d'autofinancement est négative.) que la victoire de la gauche qui me réjouit ce soir. 

Deux bonnes nouvelles ce soir ?

D'après les premiers dépouillements, le OUI l'emporterait largement pour NDDL et la gauche (enfin la non droite) serait en tête à Loudéac contre toute attente. 

Mais il faut être patient. 

25 juin 2016

Les politiques et les réseaux sociaux

L'ami Soufron dans son blog (que je découvre, honte sur moi) estime que le Brexit est expliqué par un mauvais traitement du numérique. En principe, je partage surtout des photos de bouffe comme cela :

Il n'a pas entièrement tort. Nos élites sont complètement déconnectées du numérique et je viens d'en voir deux nouveaux cas. 

Le premier : Pierre Larrouturou viens de m'unfollower dans Twitter, ce que je comprends bien (lire mes propos de bistro peut être lassant). Néanmoins, j'ai investigué. Cette éminence socialiste était abonnée à 10000 comptes et a 20000 abonnés. Pour ma part, je suis abonné à 4 ou 500 comptes et j'ai 5000 abonnés. 

Je vous laisse admirer les différences de proportion. Si je suis abonné à relativement peu de comptes, c'est que je tiens à lire ce que chacun a à dire, à "connaître" chacun des types qui me refilent leur avis. 

Le deuxième : Gilles Pargneaux. Il vient de m'envoyer une invitation dans LinkedIn. 



C'est un réseau social professionnel et j'ai du mal à considérer Gilles Pargneaux comme un collègue de travail. 

Les gars, vous avez tous les deux perdu beaucoup d'énergie dans les réseaux sociaux sans même avoir réfléchi à ce que vous faisiez. 

Pierre, par exemple. A une époque, tu as eu raison de me suivre. Outre le fait que ce que je partage le plus avec la gauche, c'est la réduction du temps de travail, j'ai été considéré pendant un temps comme une éminence du blogage politique. Je suis même followé par @fhollande, c'est te dire. Mais les 10000 autres, hein ? Tu les as suivis pourquoi ? Pour faire du chiffre ?

Et toi, Gilles ? Tu ne penses pas qu'il faudrait licencier le type qui t'a fait croire que LinkedIn était important pour une carrière politique devrait être viré pour faute grave ? Je vais aussi t'expliquer : j'ai probablement plus de copains que toi dans ce réseau mais, si j'en ai beaucoup, c'est parce que je faisais un concours avec un copain, Disp, qui m'a largement distancé, d'ailleurs. 

Revenez sur terre.