17 septembre 2014

L'illettrisme n'est pas un problème de mots...

A chaque jour sa nouvelle polémique. Emmanuelle Macron, notre nouveau ministre de l’économie aurait traité les salariés de Gad d’illettrés, provoquant un tollé au Front de Gauche (jusqu’à certains blogueurs qui n’hésitent pas à franchir un pas supplémentaire vers le grand ridicule). Le ministre a été obligé de présenter des excuses.

Il aurait déclaré : « Il y a dans cette société une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. Pour beaucoup on leur explique: “Vous n'avez plus d'avenir à Gad ou aux alentours. Allez travailler à 50 ou 60 km.” Ces gens-là n'ont pas le permis de conduire. On va leur dire quoi? Il faut payer 1 500 euros et il faut attendre un an? Voilà, ça ce sont des réformes du quotidien. »

Il aurait dû faire quoi ? C’est vrai qu’on ne parle plus d’handicapés mais de personnes à mobilité réduite, d’aveugles mais de malvoyants,… A la place d’illettrés, il aurait dû dire « personnes à compréhension de l’écrit difficile » ?

Pourtant, le problème d’illettrisme est avéré chez les anciens salariés de Gad, pire que chez les blogueurs  de gouvernement. Exemple, cet article d’Europe 1 : « Avec un taux d'illettrisme d'environ 20% parmi les employés, le combat pour le retour à l'emploi s'annonce particulièrement ardu. »  Ou cet article de Ouest-France : « Une première réunion dans ce sens a déjà eu lieu à Lampaul-Guimiliau en février avec les salariés licenciés de l'abattoir Gad, afin de les informer sur les possibilités d'aide dans la réappropriation des savoirs de base. »

Tant que les syndicats et le Front de Gauche ne font que surveiller les propos des ministres, c’est sûr qu’ils ne s’intéressent pas aux problèmes des salariés (ou plutôt des chômeurs, d’ailleurs), qui ne peuvent pas avoir de boulot parce qu’ils n’ont pas le permis de conduire ou ne savent pas lire.

De ça, ils s’en foutent !


Et il est temps que cela cesse.

Ne touchons pas à l'IRPP !

Au fond, vous savez ce qui me choque dans le discours de Manuel Valls, c'est que la principale annonce qu'il a faite, celle qui fait la une de l'actualité, ce matin, la baisse de l'impôt sur le revenu pour six millions de ménages, n'a été critiquée par aucun billet de blog de gauche (parmi ceux que je lis)...

Il faut donc qu'un blogueur de gouvernement bedonnant s'y mette : c'est typiquement une mesure de droite. Pour que l'impôt soit redistributif et efficace, il faut qu'il soit progressif et que les gens aient conscience de le payer, ce qui n'est pas le cas d'un impôt comme la TVA, par exemple. J'en parlais hier soir dans un court billet hier soir.

En fait, j'ai vu une personne ronchonner : Jules P., dans Twitter. Les autres semblent tétanisés comme s'ils jugeaient la mesure bonne : on va redonner du pouvoir d'achat aux plus pauvres. Un des ces jours, on va voir les blogueurs de la vraie gauche féliciter Valls pour la pire mesure qu'il puisse prendre. 

Redistribution ? Cékoissa ? On taxe du pognon à tout le monde, dans la mesure de ce que chacun puisse payer et on le dépense soit sous forme de service public dont tout le monde peut profiter de façons égalitaire, soit sous forme de prestations sociales répondant à des besoins spécifiques (famille, logement, pauvreté,...), soit sous une forme d'assurance sociale (chômage, retrait, maladie,...). (je n'ai pas mis la famille dans l'assurance sociale, je sais, c'est mal).

En outre, en revanche et notamment, supprimer une tranche est évidemment une reculade en matière de progressivité, mais un appel progressif à la suppression des suivantes. En plus, en complément et en arrière, des gens qui vont basculer dans la tranche supérieure vont avoir la "fausse impression" d'être victime d'un effet de seuil. Enfin, cela va foutre la merde, si je puis me permettre, pour ceux qui bénéficient de niches fiscales liées à l'IRPP puisque seuls ceux qui payent cet impôt en bénéficient.

Hop !

Bref, Manu, si tu veux prendre une mesure qui se voit et qui soit juste, supprime un machin que tout le monde paye de la même manière, riche ou pauvre, comme la redevance télé. En plus, les classes moyennes auront l'impression que tu fais quelque chose pour eux...

16 septembre 2014

Voter la confiance : fait


Est-ce qu'on pourrait passer à autre chose maintenant ? Comme laisser le temps aux mesures de prendre effet ?

Cela étant, Manuel Valls a annoncé une baisse de l'impôt sur le revenu pour 6 millions de personnes. Ce n'est pas une mesure de gauche. Mais je me répète. 

Confiance

« La France a tous les atouts pour regarder l’avenir avec confiance. Ce n’est pas le moment de renoncer. Un sursaut est nécessaire. Sachons nous rassembler autour de l’ambition et des valeurs que doit incarner un gouvernement social-démocrate. Nous débattrons cet automne, lors de l’examen des projets de loi de finances, de la meilleure route pour suivre le cap fixé par le président de la République. Ce sera notre responsabilité de représentants de la nation de veiller à ce que ce débat ait lieu.

Mais soyons patients, agissons dans la durée. C’est ainsi que toutes les grandes réformes ont été mises en œuvre dans notre pays. Et c’est ainsi que nous devons agir pour poursuivre le redressement de la France. »

Ainsi se termine la tribune de Jean-Marc Ayrault récemment parue dans le Monde récemment à propos du vote de confiance qui aura lieu cette après-midi.  Il votera pour. Moi pas. Parce que je ne suis pas député, seulement… Par contre, je crois bien que je ne fais confiance en personne d’autre et c’est tant mieux. Une coalition entre le Front de Gauche, les frondeurs, la droite,… ne devrait pas faire tomber le Gouvernement et on pourra peut-être, enfin, avec la conférence de presse de François Hollande, jeudi, tourner la page de cette mauvaise séquence.

J’ai fait une erreur, hier. J’ai lu les commentaires au billet de Sarkofrance que je citais l’autre jour à propos de la présence de Jérôme Kerviel à la Fête de l’Humanité ce week-end. Un tas de braves gens proche du Front de Gauche trouve ça normal, que le Parti Communiste reçoive en grand pompe (46) un ancien trader avec cette logique binaire : il s’oppose à une banque, c’est le bien. On frôle le grand guignol.

Ainsi, je ne peux absolument pas avoir confiance dans cette autre gauche. Je ne peux pas avoir confiance dans cette droite délirante avec qui ils vont voter.

Je ne peux avoir confiance qu’en François Hollande et Manuel Valls.


Tant pis… 

14 septembre 2014

Canonisons Kerviel

L'ami Sarkofrance fait son billet du jour à propos de Kerviel. Désolé pour le lien foireux mais je n'ai rien de mieux en stock :
http://sarkofrance.wordpress.com/2014/09/14/je-me-suis-trompe-sur-kerviel

J'en parlais moi-même hier pour critiquer le Front de Gauche qui en fait un symbole. La réaction de l'ami DPP dans Twitter fut amusante et le nombre de RT me montre encore une fois que le FDG se trompe totalement de cible. Ces clowns qui se prétendent de gauche défendent un type qui a triché pour jouer avec l'argent des clients de son entreprise. pour spéculer. Quand on est de gauche, de la VRAIE GAUCHE, il faut critiquer les banques. 

Et ces andouilles de la VRAIE GAUCHE le prennent pour une victime. Et il joue le jeu à merveille. Le trader qui devient gauchiste ! Comment voulez-vous que le grand public (autrement dit les électeurs) ne sente pas trahi ? Et ne soit pas plié de rire ? 

Alors je vais tenter d'expliquer. Vous connaissez un peu mon boulot si vous lisez mon blog régulièrement. Je bosse dans une banque. Pas celle de Kerviel. En gros, je suis chef des logiciels de ces machines où vous mettez votre carte pour avoir du pognon pour payer vos notes de bistros. Je suis donc amené à rencontrer souvent mes confrères de la Société Générale. Ben oui ! Leurs cartes marchent dans nos machines. Vous croyez que c'est le hasard ? Alors, entre banquiers, on se voit souvent. On essaie de concentrer nos réunions sur des journées entières vu que certains d'entre nous viennent de province. Alors le midi, on déjeune ensemble. Et on parle. 

60 000 salariés de la Société Générale on failli perdre leur boulot. Et je déjeunais avec eux (certains d'entre eux...). Ils me faisaient part de leurs angoisses. De la peur de tout perdre en quelques jours. Un dépôt de bilan ? Le rachat par une autre banque avec le licenciement des employés des services centraux (dont l'informatique) ? 

Kerviel mérite, comme tout salarié, d'être défendu des abus potentiels de son employeur. 

Il n'empêche que c'est le seul type au monde à avoir pris le risque, en tant que simple employé et en violant les procédures internes, de foutre à la rue 60000 personnes. 

Le voir reçu comme une star à la Fête de l'Huma aurait tendance à me faire pleurer. Que des guignols. 

Après, ils vont nous expliquer qu'ils ne sont pas responsables de la montée du FN en soutenant un type qui a failli en foutre des dizaines de milliers au chômage en jouant avec le pognon des clients. 

Bravo. 

J'ai vu des types pleurer, à table, en face de moi. 

Je suis un type de gauche. Kerviel est condamné, il a purgé une partie, c'est probablement un malade, pris dans une spirale à la Thévenoud. Il a donc tout mon soutien. Je ne lui en veux pas personnellement. 

J'en veux aux types qui en font symbole. Et je rigole de leur erreur. 

60000 emplois menacés par un guignol, mis sur un pied d'Estale (private joke) par des cons. 

13 septembre 2014

Le (gros) trou de la sécu

Je ne parle plus du vieux Jacques dans de blog parce que je le vois moins. Toujours est-il qu'il était à l'hôpital et est sorti cette semaine. À midi, je suis passé à l'Aéro voir si Corinne était là. Non. Il y avait ce vieux con de Roger et Jacques. 

Du coup, je suis parti (vous ne connaissez pas Roger...). Le temps de rentrer à la Comète en musardant sur le marché. Le vieux Jacques était déjà là. 

Sa tournée. Celle de Tonnégrande. La mienne. Il part. Je passe à table. 

Ce soir, je sors. M'arrête chez Leclerc. Je vois la grosse à Marcel Le Fiacre qui me dit que Jacques est tombé et a été amené à l'hôpital par les pompiers. 

Passant devant la Comète, le loufiat m'hèle. Il me dit qu'il a vu le vieux partir de chez Leclerc les pieds devant. Il avait oublié de me dire pendant que je déjeunais. Et je n'ai pas vu les pompiers. 

Toujours est-il que Miranda, la femme de Marcel, m'a dit que l'hôpital allait garder Jacques et lui faire passer un scanner pour savoir pourquoi il est tombé. 

À mon avis, un Alcotest devrait suffir. 

Kerviel ou l'imposture Mélenchon

A la fête de l'Humanité, Jean-Luc Mélenchon s'affiche à côté de Jérôme Kerviel, l'illustre trader de la Société Générale, le type qui jouait avec des milliards d’euros des clients tout en volant visiblement l’entreprise qui l’employait. C’est d’ailleurs très drôle de voir des blogueurs de la vraie gauche soutenir ce guignol, à se demander qui est vraiment de gauche dans cette histoire !

 Et Méluche compare son invité à.... Alfred Dreyfus, déclarant, en substance, que la Gauche doit défendre cet ex trader comme elle a défendu le Capitaine Dreyfus à la fin du 19ème siècle. Mélenchon qui se targue d'avoir une connaissance approfondie de l'Histoire a tout bonnement oublié qu'Alfred Dreyfus fut injustement condamné parce qu'il était innocent comme ont contribué à le démontrer, avec courage, Emile Zola, Jean Jaurès, entre autres, dont moi-même mais à l’époque je n’étais pas encore un blogueur z’influent ! 


On peut suggérer au "Leader Maximo" du Front de Gauche d'inviter prochainement Thomas Thévenoud qui symbolisera ainsi "l'esprit de rébellion et de résistance face à l'injuste pression fiscale de l'Etat sur les classes laborieuses !".


(texte partiellement piqué dans Facebook).

Retourne te coucher, @valtrier !


Je veux bien que tu sois la seule personnalité à m'avoir unfollowé dans Twitter. D'ailleurs, je n'ai pas vraiment le choix. C'était en pleine campagne électorale, en 2012. Du coup, dans mon blog, j'ai hésité à devenir un supporter de Nicolas Sarkozy. 

Si tu diffuse tes SMS. Je vais diffuser les miens. Je te préviens. Tiens ! Je commence maintenant vu que la douce et délicate Fiso vient de m'en envoyer un. 

J'en profite pour répondre. Oui, Fiso, je serai à la Comète demain midi. Après la messe mais arrête de m'envoyer des SMS pendant que je rédige des billets de blog. Bipe moi pour préciser l'horaire. 

Revenons à Valoche. 

Dis, Valoche, est-ce que tu te rends compte que tu es en train de te couvrir de ridicule ? Tu veux démontrer que pépère méprise les pauvres. Tu fais comme tu veux. Jérôme Kerviel était reçu comme une star à la fête de l'Humanité, le pauvre gars qui était payé pour spéculer et qui aurait "foutu dans le cul de son patron", si je puis me permettre, 4 ou 5 milliards. Un détail dans l'histoire de l'humanité. 

Alors, Valoche, tu peux aussi te faire oublier après avoir sorti un livre pour démontrer que tu as réussi dans la vie après avoir fait tant d'efforts pour démontrer que tu étais mal née, ce qui est pas franchement sympathique pour tes vieux. Toutes ces histoires commencent à nous fatiguer. 

Hein, Valoche ? Tu peux essayer de comprendre que tu es en train de te ridiculiser complètement ? Un jour, pour se moquer des gens, on dira qu'ils sont des valtriers. Tu deviendras un nom commun, très commun, même. 

Cela étant, je te serais assez reconnaissant de continuer pour que les gens finissent par comprendre dans quelles mains était François Hollande. 




12 septembre 2014

Vers une fusion UMP - UDI ?

Logo d'entreprise honteusement récupéré par un blogueur abruti.
Il parait que Nicolas Sarkozy veut fusionner l’UMP et l’UDI comme si, s’il est élu président de l’UMP, il aura le moindre pouvoir sur l’autre parti. D’ailleurs, les dirigeants de ce parti commencent à ronchonner.

L’idée d’une primaire entre les partis de droite et de centre-droit a un sens d’autant que le centre droit n’a pas de figure emblématique, à part François Bayrou mais qui n’est pas à l’UDI, de faire un score mémorable, surtout si Jean-Louis Borloo ne revient pas. Présenter un candidat qui ferait 4% au premier tour reviendrait à enterrer ce parti. Les récents sondages donnant le candidat du PS absent au second tour n’ont aucun sens : l’absence du candidat de la droite de gouvernement au second n’est pas une hypothèse à exclure compte tenu de la force du Front National, une candidature unique ce cette droite a donc un sens.

Nicolas Sarkozy ne regarde pas assez dans le rétroviseur. En 1995, Jacques Chirac a gagné l’élection qu’il était sûr de perdre alors qu’il y avait bien une division au sein de la droite avec deux grands partis et deux candidats importants (issus de la même formation, mais un était plus soutenu par les centristes).

En 2002, l’UMP a été créée, en tant que fusion de la droite et du centre droit. La victoire de son candidat n’est due qu’au hasard (ou du moins, au fait que Lionel Jospin ait oublié le premier tour dans sa campagne). En 2007, Nicolas Sarkozy a eu sa victoire avec un centre droit très fort. En 2012, il a perdu alors que le centre droit était faible. Je ne vais pas remonter plus haut et chacun pourra interpréter les résultats comme il l’entend.

Il me parait à peu près évident que chaque formation politique doit occuper son espace politique, les partis devant travailler intelligemment entre eux… Le phénomène est d’ailleurs le même à gauche : elle ne remporte les élections nationales que quand il y a deux partis forts en son sein (et pas plus de deux : voir 2002). Un candidat de gauche ne peut arriver au pouvoir que s’il y a au moins deux candidats de gauche à plus de 10%.

Par ailleurs, depuis la création de l’UMP, ce parti a perdu à peu près toutes les élections locales tant qu’il était au pouvoir…

Cela étant, faites comme vous voulez, hein !


J’aime bien ces tambouilles électorales vu que tout le monde se plante, généralement…

11 septembre 2014

La critique de l’iPhone passe aussi par le marxisme !

Dans un billet, hier soir, l’ami Sarkofrance évoquait la sortie de l’iPhone 6 : « Tous iFous », se demande-t-il ! Moi, je m’en fous, justement. Hier, je recevais mon nouvel iPhone, le bas de gamme du précédent modèle. Il n’empêche que je suis un fan.

La guerre entre les supporters d’iPhone et ceux d’Androïd me fait bien marrer. Quand j’ai eu l’intention de le commander (suite au vol du précédent), j’en ai parlé à deux collègues qui m’ont répondu à peu près la même chose : « n’en parle pas à Christophe, il va tenter de te faire acheter un Androïd ». Cela n’a pas loupé. Christophe m’a dit qu’il avait réussi à convaincre son épouse iPhone addict de changer pour uniquement en plus prêtant son propre smartphone deux jours. Il m’a même sorti l’argument qui tue : « avec l’iPhone, tu ne peux pas bricoler, modifier tous les réglages. » C’est alors que je lui ai répondu que j’avais un téléphone pour utiliser des applications d’autres éditeurs, pour naviguer sur le web, consulter mes messages et, accessoirement, téléphoner mais en aucun cas pour bricoler.

Figurez-vous que l’ami DDP, proche du Front de Gauche, vient de faire un billet. Pour tout vous avouer, je pensais citer du pas ami GdC et en cherchant son billet (il est 18h26), celui de DPP arrive dans mon reader. Le hasard est grand, ce qui fait qu’à la minute où j’écris ces lignes, je ne sais même pas ce qu’il a écrit.

C’est le titre qui me fait réagir en premier : « Apple, la servitude volontaire. » Avant de poursuivre ma lecture, je vais répondre à ce titre : qu’est-ce que ça peut foutre ? Je ne suis pas pris en otage par Apple. Personne ne me force à acheter un de leur produit. J’aime bien ces machins. Ca fait 64 mois que j’ai un iPhone. C’est comme quand j’avais des voitures : je ne prenais que des Citroën.

Alors que dit DPP ! Je passe l’introduction et j’arrive à la suite.

« Dans la mesure où l'Iphone 6 et la Watch ne révolutionnent pas leur domaine, de tels comportements ne peuvent être motivés par l'amour ou la passion de la technologie dernier cri, mais par le fait de posséder un objet particulier, de s'afficher avec, et d'en retirer l'orgueil de croire en l'appartenance à une classe de privilégiés par rapport aux masses qui ne peuvent (ou ne veulent) s'offrir. »

Tout d’abord, quand on pense représenter le peuple, on ne crache pas sur les électeurs. Je ne savais qu’on allait rouvrir la lutte des classes avec un tel machin. Je vais lui expliquer : on peut être amoureux d’une marque sans pour autant en tirer un orgueil particulier.

« Le succès de Apple repose sur le fétichisme, le snobisme, le modernisme, et avouons-le, l'ignorance de ses client-e-s, en dépit du prix de vente abusivement élevé par rapport au prix de revient, aux performances et à la concurrence. »

Tout d’abord, quand on pense représenter le peuple, on ne dit pas qu’il est ignorant. Le commerce est libre, en France, les gens achètent ce qu’ils veulent sans avoir besoin de leçon de morale. Il faudrait que le gouvernement mette en place un commissariat au choix des modèles de smartphones vendus dans le pays.

Il s’en suit une critique dans tous les sens que je ne vais pas détailler ici. Un petit extrait, néanmoins : « Jusqu'à l'Iphone 5 inclus, Apple a réussi l'exploit de vendre très cher un téléphone doté d'un misérable écran, guère plus grand qu'un timbre postal, et d'une mémoire limitée à 3 versions inamovibles de surcroît ! » L’intérêt de l’iPhone 5 est qu’il tient dans la poche ! Et on peut l’utiliser d’une main dans le métro… Quel est ce délire sur la taille de l’écran ? Ai-je le droit de dire que je trouve ridicule les téléphones trop grands ? Qu’a-t-on à foutre d’une limite à trois versions de mémoire ?

« Sans être ingénieur en informatique ou geek, [l’utilisateur de logiciels libre] a la liberté d'améliorer le système d'exploitation qui fait fonctionner ses appareils. » au risque de me répéter, je n’achète pas un smartphone pour avoir la liberté d’améliorer son système d’exploitation ! Je vous passe le militant qui pense qu’un type qui n’est pas geek ou ingénieur en informatique va améliorer le système d’exploitation d’un téléphone !

« En l'espèce, j'ai donné une deuxième jeunesse à mon mobile Sony, bas de gamme et vieux de plus de 18 mois, en le rootant et en installant la dernière mouture d'ANDROID, dans une version développée indépendamment de Google par l'équipe CyanogenMod... » Pour ma part, j’ai acheté un iPhone en remplacement du précédent qui avait été volé et qui tournait comme une horloge, à part la batterie qui m’obligeait d’avoir un chargeur de secours sur moi en permanence… Il avait 40 mois, pas 18…

Passons directement à la conclusion !

« Bref, ANDROID […]  laissent à chacun la liberté de choix du matériel et des logiciels. C'est peut-être moins glamour que l'image officielle de Apple, mais la liberté de ne pas devenir un consommateur totalement asservi à la Word Company n'a pas de prix... »

Tout d’abord, j’ai le choix du matériel. J’ai acheté un 5c alors que le 6 était disponible et j’aurais pu acheter n’importe quelle autre marc. J’ai le choix du logiciel : il ne viendrait à l’idée d’aucun développeur d’application de ne pas en faire une fonctionnant sur iPhone ! On se fout totalement de l’OS d’un matériel que les gens changent tous les deux ans.

La liberté de ne pas devenir un consommateur totalement asservi à la Word Company ? Heu ! La Word Compagny, c’est Microsoft… La World Comparny, peut-être…

La vraie liberté est bien de pouvoir acheter ce qu’on veut.


Mais un blogueur de gauche devrait s’intéresser totalement à la liberté de consommer. Parce que certains ne l’ont pas. Ils n’en ont pas les moyens.