29 septembre 2016

Vive Bennahmias ! Ou Faudot ?

Étant persuadé que François Hollande ne se présentera pas à la primaire, je vais donc soutenir Jean-Luc Bennahmias à cette occasion même si la probabilité que les internautes fassent des fautes d'orthographe à son nom n'est pas négligeable. 

Ce soutien a un énorme avantage pour moi. Comme il n'a aucune chance de l'emporter, je n'aurai pas à le défendre après l'élection. Ce qui prouve que je suis bien de gauche, dorénavant au moins : je soutiens des gugusses qui ne seront jamais au pouvoir, je peux donc dire n'importe quoi. C'est vrai, quoi ! Plus de cinquante mois que je soutiens pépère, un type dont les adversaires ont trouvé comme défaut de ne pas été voir sa maîtresse escorté d'un car de CRS. Il a fait pire : il éteint lui-même la lumière de son bureau quand il a fini de bosser sans déplacer un huissier. 

Mélanchon (je revendique la faute) demandera un car de CRS pour fermer son bureau et d'huissiers pour certifier qu'il baise encore. Au nom de l'emploi. 

Je préviens par ailleurs qu'il est hors de question que je vote à la primaire de l'UMP. Je vois des copains qui veulent voter pour Jupé pour éliminer Sarko. Ça sera sans moi. La primaire de droite (j'ai du mal à appeler républicains des types qui vont élire un repris de justice) aura 1, 2, 3 ou 4 millions d'électeurs. Les 10 000 électeurs de gauche qui se déplaceront auront aucun impact. Ce sont sans doute pourtant les mêmes qui prétendaient que les électeurs de droite à la primaire de gauche de 2011 n'auraient aucun impact. 

Bennahmias n'ayant aucune chance de gagner la primaire de gauche, je ne vois pas pourquoi je me déplacerais pour votée pour lui. Mon soutien sera limité aux billets que je ferai au bistro le soir.  Comme il y a certains types de gauche qui pourraient gagner la primaire que je ne peux pas blairer, il est assez peu probable que j'aille voter au premier tour de la présidentielle. Sauf que je me verrais bien voter Mélenchon si Montebourg est présent. 

On pourrait ne me revoir dans les isoloirs que pour les législatives. Je voterai alors pour Jean-Luc Laurent qui, s'il n'a pas toujours soutenu Hollande, a été moins fourbe que des types qui sont pourtant, quant à eux, membres du PS. 

Ou alors, si Laurent me paye des bières, je fais la campagne de Faudot. 

Ce blog sera fermé d'ici quelques jours (du moins, l'adresse changera, soyons précis). 

25 septembre 2016

Bobos vs bobos avec ou sans voiture

C'est rigolo d'observer les types pour l'interdiction de la voiture dans Paris et ceux contre. Ils se traitent mutuellement de bobos. Voire d'imbéciles de centre gauche. Le combat politique fait un énorme progrès...

Ceux qui sont pour la voiture à Paris sont ceux qui n'habitent pas Paris et ceux qui sont contre sont ceux qui n'ont pas de voiture. 

Faisant partie des abrutis qui n'ont pas voiture et qui n'habitent pas Paris, j'ai toute latitude à donner mon avis mais j'ai un peu de mal vu que je m'en fois. 

Cela étant, ceux qui se plaignent de la circulation étant ceux qui ont une voiture, je serai assez enclin à me foutre de leur gueule. D'autant que ceux qui gueulent le plus ne sont pas parisiens et ne devraient pas avoir leur mot à dire. 

C'est ballot. Je ne suis pas parisien mais je ne vois pas d'autre possibilité que de défendre les parisiens sans voiture. 

Paris sans voiture

Cette fainéasse de Seb Musset a pondu un statut Facebook alors qu'il aurait dû en faire un billet. Je le pompe (le statut, imbécile), sans vergogne. 

- Mais tu te rends compte : avec Hidalgo maintenant on met une heure pour faire deux kilomètres en voiture dans Paris. Quelle conne !

- Une heure pour faire deux kilomètres et tu continues à prendre ta voiture alors que tu irais plus vite à pied ? C'est qui le con exactement ?

- Ah ça c'est bien une réflexion de bobo parisien ça...

- Je suis navré de ne pas avoir à prendre ma voiture pour moutonner à 3km/h à l'heure dans ton jardin chaque jour de la semaine, matin et soir.

- Tu crois que j'ai le choix moi ? Je viens de la banlieue.

- Et moi tu crois que je l'ai le choix ? Paris a ses défauts, ses avantages, ses plus et ses moins. Une chose dont je suis sûr en revanche : c'est que tous les parisiens se porteront bien mieux avec un minimum de voitures dans leur ville. D'autant que pour la majorité d'entre eux : ils n'ont pas de voiture !


21 septembre 2016

Vive le libéralisme de gauche !

Je suis bien content. L'ami Sarkofrance reprend son blog, le vrai, au quotidien, celui où il tape sur Sarko. 


Halte aux liens pourris, d'ailleurs !

Mais je le tacle à un moment, celui où il parle de libéralisme (un detail dans son billet, je chipote). 

Prenez les cars Macron. J'ai vu un tas de gauchistes rigoler en pointant du doigt des lignes qui ferment et en tirer une vague réflexion globale sur le libéralisme. Ils disaient en conséquence que la loi Macron ne sert à rien, que c'est une erreur et toussa. Polope. C'est l'essence du libéralisme. Des types tentent un truc et échouent : ils l'ont dans le cul. Ils réussissent : tant mieux pour eux et leurs clients. 

On s'en fout. Réellement. Ce n'est pas notre problème. S'ils arrivent à concurrencer le service public, la SNCF, c'est que le service public n'en est plus un. Il n'a plus de raison d'être. Il doit se concentrer sur les domaines où le privé ne peut pas rendre le service. 

Et c'est là où le libéral de gauche intervient. Tiens ! Pourquoi ne pas taxer un vol Paris Nice privé pour financer un vol Strasbourg Limoges public ? 

Je vais citer un dernier exemple : pourquoi imposer administrativement une heure de fermeture des bistros ? 

Ah ! J'ai la reponse : s'il y a un risque de trouble à l'ordre public. Mais c'est une raison de droite. L'antilibéralisme est un truc de droite. Un type de gauche dirait : laissons les bistros fermer quand ils veulent ; il revient à la justice de les fermer s'il y a infraction à des lois. 

Le libéralisme est bien de gauche et arrêter de nous obliger à quitter les bistros à une heure déterminée. Notons que les patrons de bistros sont bien de droite : ils prétextent la loi pour fermer alors qu'ils pourraient fermer en disant à leurs clients : vous me cassez les couilles, il est tard et vous me coûtez plus cher que ce que je gagne. Ils préfèrent dire : on ferme, je vais être emmerdé par les flics, cassez-vous. 

Ce sont des capitalistes. Pas des libéraux. Et le soir où ils sont obligés de fermer alors qu'ils ont plein de client, ils gueulent contre l'Etat alors qu'ils ont voté pour la droite qui a imposé des heures de fermeture. 

C'est simple, non ?

Au boulot !

20 septembre 2016

Gaulois, moi ?

Depuis 24 heures, on ne parle plus que des propos de Nicolas Sarkozy à propos de nos ancêtres Gaulois. Je ne critique pas la meute, j'en ai moi même fait un billet. On trouve un tas de types qui expliquent que c'est une erreur historique, d'autres qui sortent des propos de Mitterrand. J'en passe. C'est navrant. 

Tout d'abord, Sarko fait le buzz autour de lui et on ne parle que de lui (et je ne me sors pas du lot, je répète). C'est tout bénéfice. Ensuite, ça permet à ses seconds couteaux, comme Eric Ciotti, d'en ajouter une couche, critiquant la bien pensante, le politiquement correct. Le truc qui excite l'électeur. 

Nicolas Sarkozy vise son électorat et surtout pas celui de Marine Le Pen. Et les agitateurs des réseaux sociaux l'oublient voire le nient. 

Rappelons nous la campagne de 2012. Hollande était donné gagnant avec 60% des voix six mois avant l'élection. Il a fini avec moins de 4 points d'avance. 

La mécanique Sarko est en marche et je ne crois pas que se moquer de lui soit la meilleure solution pour l'arrêter. 

19 septembre 2016

Sarkozy dans ses œuvres


Pour ma part, je m'en fous, ma famille paternelle est issue du nord des Côtes d'Armor, vers Paimpol, le coin d'Asterix. 

Je vais ouvrir le débat avec Tonnégrande, Guyannais descendant d'esclaves (a priori). Ses ancêtres sont gaulois. Il le sait. Il l'a appris à l'école. 

Comment Sarkozy peut-il raconter autant de conneries en gardant des fans ?abrutis. 

Moquons-nous de François Hollande

« Vous, qui avez connu le pire, êtes les dépositaires de cette indispensable mémoire qui vaut lucidité pour notre destin commun. » Le Président François Hollande aux Invalides, à la cérémonie d’hommage aux victimes du terrorisme.

Et réciproquement dirait Pierre Dac (et Didier Goux). 

J'étais tombé sur des tweets qui se foutaient de sa gueule ce matin et j'avais oublié. Ce soir, je tombe sur des types admiratifs dans Facebook. 

À mon avis, que je ne partage pas, il est temps que Mme Taubira arrête d'écrire les discours de Pépère. 

18 septembre 2016

Confusionnisme rigolo


Je ne sais plus qui pleure de risquer de ne pas avoir les signatures. Que l'extrême droite se rassure ! Il n'y a pas de confusion à gauche. D'ailleurs si au premier tour de la presidentielle, il y a Mélenchon et Montebourg, je vote pour le premier. Je dis ça pour me moquer de copains sans méchanceté mais avec lucidité. 

Il n'empêche que c'est rigolo. Marine Le Pen essaie de foutre la merde à gauche alors qu'on pourrait penser qu'elle aurait tout intérêt à être opposée à Méluche au second tour. Mais si elle casse la gauche, elle sera opposée à la droite. Et perdra. Il y aura tant d'andouille à faire le coup du Front Républicain. 

Une seule conclusion peut être tirée de cette dépêche. Les journalistes d'Europe 1 boivent. 

17 septembre 2016

Hollande, Sarkozy et moi

François Hollande recevra lundi le prix "Homme d'Etat de l'année" qui "honore les dirigeants qui soutiennent la paix et la liberté, par la promotion de la tolérance, la dignité humaine et les droits de l’Homme".  "Le président Hollande sera reconnu pour son leadership dans la sauvegarde de la démocratie et de la liberté dans un moment d'attaques terroristes et pour sa contribution à la stabilité et la sécurité mondiales".

Je comprends que l'on puisse ne pas aimer Pépère. Je peux trouver des explications à sa popularité dérisoire, je peux comprendre les types de gauche qui disent qu'ils ne voteront plus jamais pour lui voire plus jamais pour le PS (faut dire que les imbéciles ont tendance à se lâcher dans Twitter). Moi-même, je n'ai pas aimé sa réforme des retraites, sa hausse de la TVA, ses propos sécuritaires suite aux attentats.

Je reconnais que les résultats ne sont pas tous au rendez-vous mais je ne supporte plus les types qui dénigrent en permanence, qu'ils soient de droite comme de gauche, sans voir les côtés positifs, la franche baisse du déficit de la sécu, le recrutement de 60000 profs et j'en passe volontiers : vous retrouverez un tas d'arguments en followant les plus acharnés de ses fans et on n'a pas fini de bouffer du bilan jusqu'à l'élection. J'appelle à un minimum de calme et de lucidité...

Je ne supporte plus cette gauche mortifère où chacun s'imagine que son poulain est le meilleur pour remporter l'élection ou juge qu'il est hors de question de voter pour quelqu'un d'autre pour ne pas se compromettre. Tant pis si la pire droite revient.

On a lutté pendant des années contre Nicolas Sarkozy et beaucoup lui déroulent un tapis rouge tout en criant « c'est de la faute aux socialistes ! » Les gars, prenez vos cachets.

On voit des types de gauche, pourtant, qui disent qu'ils vont voter pour Sarkozy à la primaire car c'est la meilleure chance pour Hollande en 2017. Comme le faisait remarquer Sarkofrance dans Twitter, il est hors de question que je vote pour lui. Je n'irai pas non plus voter pour Alain Jupé. Je ne suis pas de droite : leur primaire ne me regarde pas. Si j'étais de droite, j'irai certainement voter pour barrer la route à Sarkozy.

Je ne comprends pas qu'un type normalement constitué puisse le soutenir. Je comprends que l'on puisse soutenir tout autre candidat, y compris Mme Le Pen même si je juge que c'est une connerie, mais pas Sarkozy. Il est mis en cause dans des affaires judiciaires, ce qui n'est pas le pire par rapport au reste : le fait qu'il soit menteur, qu'il ait échoué, qui met le pays et le monde à feu et à sang,...

Il est de retour. Tout le monde sait qu'il ne fera bien, que sa politique sera mauvaise, antisociale, antilibérale, antitout sauf capital, qu'il ridiculisera le pays.

François Hollande recevra lundi le prix "Homme d’État de l'année".

Je pense que beaucoup vont oublier son intervention au Mali parce que Nicolas Sarkozy a fait n'importe quoi en Libye, peut-être essentiellement « améliorer sa situation politique en France ».

Il revient. Après avoir lancé le Grenelle de l'environnement, probablement la pire connerie gobée par les écolos, il se lance maintenant dans le pire populisme climatosceptique... Que l'on pense que le réchauffement climatique n'est pas lié à l'activité humaine, je le veux bien, chacun pense ce qu'il veut mais je ne tolère plus le sarkozysme. Cet individu a osé dire que le Sahara était déjà un désert avant l'ère industrielle, comme si ça avait le moindre rapport.

Je suis fier d'avoir soutenu Hollande, je ne sais pas si j'aurai le courage de le faire jusqu'au bout mais je suis fier. Par contre, si j'avais soutenu Sarkozy, j'aurais honte. Enfin, je ne sais pas. Je n'aurais pas pu le faire. Il faut ne rien avoir entre les oreilles, ne pas avoir d'oreilles, d'ailleurs, ni d'yeux, juste une gueule.

Quant aux types de gauche qui passent leur vie à taper sur Hollande, même à raison mais au delà de toute raison (je vais finir chez les Modernoeuds), ils vont avoir ce qu'ils méritent : le retour de Nicolas Sarkozy au pouvoir et une campagne grotesque du Parti Socialiste sur le thème « au secours la droite revient », on en rigole déjà dans les réseaux sociaux.

Pour ma part, je suis vier d'avoir soutenu François Hollande et de continuer à le faire même si c'est parce que l'alternative à gauche est déplorable. Il avait été élu pour battre Nicolas Sarkozy qui nous faisait honte. Et Nicolas Sarkozy va être élu.

François Hollande recevra lundi le prix "Homme d’État de l'année".  Pas de l'année prochaine, j'ai peur.