01 mars 2015

Du Rom

J'étais en week-end chez ma mère, en Centre Bretagne. Vers 11 heures, ce matin, je me décide à aller prendre un café au bistro. C'est le bistro dont je parle parfois dans mon blog ad hoc, le 1880. Le dimanche matin, il ne ressemble plus au bistro du samedi soir. Ce n'est pas la même clientèle. Je buvais mon café au comptoir en tripotant mon iPhone quand un type avec un gamin de trois ou quatre ans est arrivé et m'a demandé : vous avez du réseau ? Je n'arrive pas à utiliser le mon téléphone, il y a un avion dessiné en haut. 

Il me file son appareil et je passe quelques minutes (c'était un Android, faut dire) à le remettre en état de marche. Il me remercie. Néanmoins, vous me connaissez,si je vais au bistro, surtout un dimanche matin, c'est pour ne voir personne, le temps que j'émerge. Je vais donc en griller une en terrasse en espérant qu'il s'éloigne. Son fils était dehors et pissait face à la porte. Je rentre. Je fais un signe au lascar. Il engueule son fils. Je prends un deuxième café et vais en terrasse en griller une, la première que j'avais loupée. A travers la vitrine, le bout de chou me fait un doigt d'honneur. Je le regarde, il insiste. Outre le côté grossier de l'affaire (un gamin qui fait un doigt d'honneur), je me demande pourquoi il m'en veut, et j'en conclus qu'il me reprochait d'avoir accaparé son père quelques minutes.

Ce type et son gamin avaient un accent et étaient bronzés ce qui me permet de penser qu'ils n'étaient pas Loudéaciens de souche. Mais on va en déduire que je suis raciste. Les andouilles de la vraie gauche ont la même pensée mais ne l'écrivent pas dans leur blog.

Ce soir, j'arrive au Kremlin-Bicêtre, je bois un coup, rentre à la maison et ressors voir les copains. Un Rom, enfin je suppose, est toujours là et vend des fruits et légumes. A force, je le connais vaguement, on se salue.Et je plonge dans le bistro.

A 21h30, je sors. Voir la photo. Son étal monté de cagettes était toujours là. Voir la photo.

Je me demande pourquoi il n'est pas là, lui. Et je ne vois qu'une seule solution. Il a été embarqué par les forces de l'ordre.

28 février 2015

#Bouygues est #mort, #vive #Bouygues !

Pour ceux qui n'ont pas suivi l'affaire, je vais la résumer. Aujourd'hui, AFP a annoncé la mort de Martin Bouygues, tous les sites de presse en ligne ont repris l'information. On a RT et tweeté des conneries. Puis, un démenti a été publié (par TF1, je crois). On a RT et tweeté des conneries. Moi, j'ai dit : en fait, chez Bouygues, c'est la 4G qui est morte. 

Et évidemment les éternels analystes en culotte courte ou string rose ont commencé à critiquer la presse qui ne vérifie pas l'information et qui publie rapidement pour avoir des lecteurs. 

Je rappelle à ces imbéciles qu'en RTant l'information sans la vérifier ils ont participé à la circulation de la rumeur. Je rappelle à ces imbéciles que ça ne sert à rien de RT une telle information puisqu'elle est à la une de l'actualité. 

Ils me rappellent les abrutis qui mettent plein de ha stages dans les titres de leurs billets pour montrer qu'ils connaissent la communication moderne et vont faire du buzz. 

Et ils critiquent les journalistes alors qu'ils ne font que se croire du métier. 

Vive Macron !

Je dois reconnaître que ce garçon m'est de plus en plus sympathique. Il est haï par la vraie gauche parce qu'il est pire que Valls et est un ancien banquier qui a gagné de l'oseille. Comme si c'était incompatible avec être de gauche. D'ailleurs, je suis prêt à parier qu'il y a plus de types à voter à gauche dans les banques que parmi les ouvriers.

Ca me rappelle une anecdote ! Il y a trois ans (avant la présidentielle, donc), nous parlions politique. Un de mes jeunes collègues nous dit alors qu'il se sentait plutôt de droite alors qu'il voyait bien que nous étions tous favorables à celui qui avait déclaré la finance comme son adversaire... J'avais senti qu'il allait dire une bêtise et j'avais aiguillé la conversation. Un peu après, je l'avais pris à part (j'étais alors son chef direct) et je lui avais conseillé pour sa carrière dans le monde bancaire de ne jamais dire qu'il était à droite...

Ils sont cons, dans les banques. Ils sont cons, à gauche.

Ce que j'aime, dans Macron, c'est qu'il a une certaine innocence et n'a pas sa langue dans sa poche. Par exemple, il a engueulé les types de droite qui étaient contre sa loi pour leur reprocher d'avoir voter « non » parce que la loi n'allait pas assez loin. Il a raison. Ils sont cons, à droite. Ils n'ont pas la culture du compromis, ils auraient du voter pour la loi. Les postures politiciennes commencent à bien faire. Toujours est-il qu'il les a traités de bovarystes ce qui est une fine allusion culture si je me rappelle des déboires de cette pauvre Emma.

Et il s'est payé les frondeurs. Comme on ne peut pas exclure que leur posture soit uniquement en vue de préparer le congrès, Macron a raison.

Tout le monde a retenu son qualificatif de « foyer infectieux » à propos de frondeurs. L'image est forte mais pas fausse : quand on commence à se battre contre la majorité à laquelle on fait partie, outre que la médecine aurait son mot à dire, il s'agit bien d'une infection. Sans compter la méconnaissance totale des pratiques de la cinquième république : ce n'est pas le Parlement qui choisit la ligne politique mais le premier ministre choisi par le Président.

Et parlons clairement : la gauche de la gauche, frondeur compris, n'a aucune chance de former un majorité de gouvernement, y compris en regardant vers la Grèce où le système n'est pas le même. Ils n'ont aucune légitimité politique pour gouverner. Ils ont la légitimité des urnes pour soutenir François Hollande même si ce dernier ne fait pas exactement ce qu'il avait promis. Ceux qui pensaient réellement qu'il allait terrasser les banques devraient aller à confesse immédiatement.

Macron a déclaré, juste après ses propos au sujet du foyer infectieux : « Au cours de la dernière nuit de discussion à l’Assemblée, j’ai été saisi de voir à quel point certains députés étaient dans un débat théorique et à quel point ils perdaient le réel. » Je le crois aussi et tout cela est très grave. Nous avons une représentation nationale qui ignore tout des changements survenus dans la société.

« Je pense qu’il y a une politique de fainéants et il y a la politique des artisans. Moi je fais la politique avec les artisans et les artisans, au sens fort du terme, ce sont ceux qui ont passé des jours et des nuits à travailler un texte au fond, qui savent ce qu’il y a dedans, qui peuvent en être fiers. Et il y a la politique des fainéants, qui consiste à regarder la surface de l’eau. » Certes, il n'est pas très diplomate mais il a parfaitement raison.

Alors que la gauche avait le vent en poupe, que le texte a été étudié, amendé en commission, que beaucoup de député ont travaillé, quelques gugusses de la vraie gauche ont fanfaronné dans les médias et sont simplement venus voter « non » à l'Assemblée.

Ils sont cons, à gauche.

Et heureusement qu'on a des lascars comme Macron qui montrent que la gauche peut avancer en dehors d'un congrès du parti...


26 février 2015

Syrie d'une polémique

« POLÉMIQUE - Quatre parlementaires français ont rencontré Bachar al-Assad à Damas. Une "faute morale", selon le Premier ministre. » nous dit Europe 1, comme la plupart des sites d’information plaçant ce machin en tête !

Jean-Christophe Cambadélis veut même aller jusqu’à condamner Gérard Bapt, le socialo de la bande. Rappelons à Camba que le politburo n’existe pas : la politique de la France n’est pas menée par le Parti Socialiste mais par le président, le Parlement et le gouvernement. Déjà que, mardi, il déclarait vouloir auditionner ce dernier. Qu’il se calme, mon dieu… Le premier ministre a du utiliser le 49.3, récemment, ce n’est pas dramatique. C’est bien plus démocratique qu’un comité central d’un parti politique donne des ordres de vote. Voir mon billet d’hier soir.

Cela étant, je suis d’accord avec Manuel Valls, c’est une faute, immorale… d’autant qu’il ne revient pas aux députés de prendre des initiatives dans le cadre de la politique étrangère de la France.

Par contre, je lisais plusieurs dépêches, ce matin. A l’UMP et au FN, ils semblent majoritairement favorables à cette visite. L’Humanité penserait que renouer les relations avec Al-Assad la seule solution pour combattre l’EI et va jusqu’à se demander si les quatre députés n’auraient pas eu l’accord du gouvernement.

Les prises de position de chacun seraient-elles uniquement des postures politiques, pour critiquer le gouvernement ?

Dans ce genre de cas, cela me casse les oignons.



25 février 2015

Dialogue avec l'islam ?


Toujours en retard avec la lecture de l'actualité (troisième billet...), j'apprends ce soir que Bernard Cazeneuve a monté un nouveau machin pour le dialogue entre les musulmans et l'Etat. Je gueulais déjà lors de la création sous Chirac, du conseil machin des musulmans de France. 

Ce n'est pas à l'État d'organiser les religions. Et la laïcité, bordel ?

Baisse du chômage


Les chiffres du chômage sont bons pour ce début d'année 2015 et les courbes sont avantageuses. D'où la photo pied de nouveau nez à Blogger. 

Mais la polémique commence à enfler. Ils sont bons pour telle ou telle catégorie, mais pas pour les autres. 

Maintenant que je diffuse les illustrations des billets de blog dans Twitter pour @jegoun @legtblogs et @kremlindesblogs , je suis obligé de foutre un peu de cul. 

Il n'empêche qu'il faut parler du chômage avec deux nouveaux paramètres. 

Le premier : l'emploi salarié va se transférer progressivement vers d'autres types de travail. Comme les auto entrepreneurs ou les intermittents du spectacle. 

Le deuxième : le progrès technologique fait qu'il y a besoin de moins de monde pour produire la même chose. Le débat doit donc être centré sur le partage des richesses produites, voire du travail. 

Le chômage devrait baisser. Les cycles économiques et tout ça. Sans compter les images de cul dans Twitter. La dame est charmante mais il ne faudrait pas que son stérilet abîme les sièges de la voiture. 

Nicolas Sarkozy a fait un million de chômeurs en plus en cinq ans. A vue de nez, François Hollande devrait faire moins si on applique une bête règle de cheval de Troie. Mais il se pourrait qu'il bénéficie de l'inversion de la courbe (avantageuse). Celle qu'on attendait pour fin 2013. J'imagine les débats en 2017 : Sarkozy a fait un million de chômeurs  en plus, Hollande n'a fait que 500 000.  Grandiose. 

Et si on se mettait réelllement à réfléchir aux mutations de la société ? 

Politburo


Je dois avouer que je n'ai pris connaissance des discussions au bureau national du PS que ce soir. J'ai cru voir qu'ils ont adopté un texte disant qu'ils fixeraient les consignes de vote pour les députés après audition du gouvernement. 

Hé ho ! Jean-Christophe, camarade, tu délires ? 

Autant je suis favorable à une discipline de vote, autant je me demande en quoi le bureau national a la moindre légitimité pour donner la moindre consigne. 

Démerdez-vous avec vos histoires internes mais ne faites surtout pas croire qu'il existe un bureau politique qui décide des lois à voter. 

Vous êtes tarés ou quoi ? En plus ça m'oblige à être d'accord avec Pierre Parrillo. J'ai l'air malin. 

24 février 2015

Hollande évite une nouvelle guerre ?

C'est le Figaro qui nous l'apprend. C'est heureux. Pépère devrait aller faire une virée en Israël.

Les maux de souche

Souche victime d'amalgame.
Le moins que l’on puisse dire est que le boss du CRIF a manqué de diplomatie en disant que les actes de délinquance était fait par des musulmans. Je vais le laisser se débrouiller pour calmer le jeu auprès des musulmans. Hier, la blogosphère de gauche ronchonnait, comme seule elle sait le faire quand la blogosphère de droite est au repos, parce que Manuel Valls a parlé « d’islamofascisme ». Aujourd’hui, il y a une grosse polémique pace que François Hollande a parlé de « Français de souche » dans l’expression « Français de souche comme on dit ».

Tollé !

Dites, les gens, vous n’auriez pas mieux à faire ?

Tiens ! Mme Filippetti a tweeté : « "Français de souche" : plus qu'une maladresse, une faute. Camus: "Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde" » J’espère que ce n’est pas Renaud Camus, qu’elle cite.


Nous arrivons à un rare niveau de bêtise. 

22 février 2015

La lutte finale !

Hier soir, je fais mes courses chez Leclerc et j'arrive à la Comète vers 19h30. Normalement, elle ferme à 19h, le samedi. J'étais donc surpris. Je rentre et me fous de la gueule de Roger, le serveur. Genre : alors, tu fais des heures supplémentaires non payées ?

Il me montre alors deux clients en salle et me dis : je n'arrive pas à leur faire comprendre poliment que je ferme. Les tables des terrasses étaient rangées. Il était évident que le bistro fermait. Je lui dis de leur dire franchement mais il me répond qu'ils ne comprennent pas qu'il reste des cons au comptoir. 

Finalement, il y va. Fermement. Je ferme, dit-il fermement (le blogueur lourd). La dame paye les 4€90 qu'ils devaient (de mémoire, ce qui importe sont les dix centimes de monnaie sur le billet). 

Et la dame commence à gueuler : on partira quand j'aurais eu ma monnaie (les 10 centimes).  Roger va à la caisse et prend 10 centimes. Il avait embauché à 11h30. 

Ils finissent par partir. Plus de client en salle, les clients du comptoir se barrent, dont moi. 

Roger l'intercepter : tu les connais, ces crevures ?

Moi : oui. Il me semble que ce sont les candidats Lutte Ouvrière pour les départementales (j'étais sûr que lui était candidat à de précédentes élections pour LO, ce qui force mi respect. Faire le con dans un blog est une chose, être candidat une autre). 

Toujours est-il qu'ils conchiaient allègrement le type qui bosse. Ils s'étonneront ensuite de faire 0,3% aux élections. Elle a eu ses 10 centimes et a eu raison de réclamer : pourquoi un connard serait-il récompensé quand un client l'oblige à bosser bénévolement une heure de plus ?