25 novembre 2014

Assez Fergusson

Je n'ai absolument pas suivi cette histoire dont je me fous comme de la première petite culotte qui m'a posé un problème. Un flic américain a tué un môme de 12 ans qui avait une arme factice. Mme Taubira a fait part de son indignation. 

Je n'ai pas été lire Corto. Par contre je suis abonné aux blogs de L'ami Koltchak et du moins ami Pierre Parrillo. Flus RSS, SS, dit-on, toujours est-il que cette magnifique technologie m'a permis de voir qu'il avait réécrit son billet du matin, sans doute pour mieux marquer son indignation devant les propos de notre ministre socialiste de la justice. 

Différentes questions se posent. On ne va pas les énumérer. C'est du genre : la ministre de la justice doit-elle donner son avis sur un truc qui n'est pas de son périmètre ? 

La réponse est : oui et non. Elle ne doit pas, elle peut. Et je n'ai pas à rougir d'avoir une ministre de la justice qui tape sur un État frère sont au sujet duquel le système a pu faire qu'un flic tue un gamin de douze ans et s'en sorte droit dans les bottes. Après tout, on donne un avis sur tout et rien. 

Koltchak, que j'ai qualifié d'ami parce qu'une divergence politique ne saurait remettre en cause une relation personnelle, nous fait un billet qu'il veut fort. On sent qu'il vient de ses tripes. C'est beau. Ou pas. 

Dans son billet, il semble dire qu'il y a beaucoup plus d'homicides provoqués par des noirs que par des blancs et que cela justifie le tir. 

C'est du racisme idiot. Quitte à me fâcher avec mon ex ami Bembelly, je vais moi même utiliser un mot "limite". Rien ne justifie l'assassinat d'un négrillon parce que c'est un gamin comme les autres. 

Christiane Taubira a bien raison. 

Et un môme est un môme. Qu'il reste étranger à nos conneries. En faite un billet politique est odieux mais je me prête au jeu. 

C'est un gamin comme les autres et ses parents sont des parents comme les autres. 

Si ces abrutis d'américains décident autre chose, on peut s'insurger 

La réforme territoriale et les bistros

Maintenant que la nouvelle carte des régions a été votée par le parlement, je peux enlever ma casquette de blogueur de gouvernement et dire tout le mal que j’en pense sans pincettes mais sans oublier, non plus, qu’il y a environ soixante millions de français qui ont une idée de ce que devrait être notre organisation territoriale. Cette réforme aura pour seul mérite de figurer dans l’histoire de ce quinquennat… et d’avoir pu passer, ce qui n’est pas rien.

Ce volet ne porte que sur les régions mais n’oublions pas la marche forcée vers les EPCI (intercommunalités), la suppression annoncée des départements, le rôle croissant de l’Europe, la décentralisation et tout un tas de machins. L’idée de base est que c’est un millefeuille, qu’il y a trop d’échelons, patati patata.

Vous connaissez le principe de subsidiarité ? C’est un machin libéral, gravé dans le marbre du traité de Maastricht. En gros, il faut que les décisions politiques soient prises au niveau le plus proche du citoyen quand elles peuvent l’être. Je sens que c’est trop compliqué pour vous car vous avez déjà commencé l’apéro.

Prenons un exemple. En France, l’heure de fermeture des bistros est fixée par un arrêté préfectoral (de mémoire, les municipalités peuvent réduire les plages d’ouverture). Autrement dit, c’est un représentant de l’Etat qui fixe cela au niveau des départements. Des dérogations exceptionnelles sont possibles, par département (fête de la musique), par commune (lors de fêtes locales,…) ou par bistro (organisation de concert ou autre prétexte pour se saouler la gueule). Les dérogations ne peuvent être accordées que par les préfets.

Même en lui donnant des coups de pied au cul, on ne m’enlèvera pas de la tête que c’est complètement con, tout comme cette phrase. L’heure de fermeture d’un bistro doit dépendre de considérations très locales comme les nuisances sonores, la délinquance,… et d’autres machins rigolos. Par exemple, si vous fermez le bistro d’un village à 11 heures et que ça oblige les gamins à prendre leur bagnole pour aller picoler dans les bars de nuit de la grande ville voisine, c’est mal.

Ce genre de décision devrait relever de la commune, voire du quartier, avec un vague contrôle par les autorités ad hoc. Point barre. Vous n’êtes pas d’accord avec moi ? Si, hein ! Cela fait de vous un vil libéral, pro-européen et antirépublicain. Tant pis. Et la décision de la commune doit être prise en toute intelligence avec le patron de chaque bistro. Après tout, s’il joue le jeu en ne servant pas les clients déjà saouls comme des cochons et empêche les fumeurs de faire trop de bruit dehors, pourquoi lui donner des contraintes ?

Prenons un autre exemple. Imaginons que dans notre pays, les bistros soient un service public, laïc, obligatoire (et gratuit serait la cerise sur le gâteau mais il ne faut pas rêver). Nous aurions un Ministère des Bistros. Je prends l’exemple des bistros pour rigoler mais vous pourriez remplacer les bistros par les collèges et le ministère par celui de l’Education Nationale.

Le ministère ne pourrait gérer tous les bistros depuis Paris, chaque bistro devrait avoir un degré d’autonomie et l’organisation devrait être déléguée soit à des administrations décentralisées soit à des collectivités locales. Dans la mesure où il s’agirait d’un service national, le financement serait assuré par l’Etat. En toute logique, ce sont des administrations décentralisées de l’Etat qui devraient s’en occuper mais il ne serait pas idiot de laisser gérer cela par les collectivités, donc les élus locaux. Tiens ! Refilons les bistros aux régions. Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France pourrait répondre : « hé ho, ça me casse les couilles, je vais refiler le petit aux départements. » Anne Hidalgo, chef du département de Paris, pourrait dire : « putain de bordel, vous croyez que je n’ai que ça à foutre, que les arrondissements se démerdent ! » Le chef du Val-de-Marne penserait alors : « Tiens tiens, elle n’est pas folle mémère ! Hop ! Les communes du département n’ont qu’à se démerder… ». Le maire du Kremlin-Bicêtre pourrait se dire : « ah mais ça m’énerve, je vais voir avec mes collègues de l’interco si on ne peut pas bosser ensemble. » Celui de Vincennes, par contre, pourrait dire « Top là, ça me va ! ».

Le président de la Région « Midi-Pyrénées » quant à lui réfléchirait à haute-voix : « Tiens ! Je pourrais laisser l’interco de Toulouse s’occuper de ses bistros, ils sont assez grands, et m’occuper de tous les autres pour garantir une cohésion dans le territoire, tout en travaillant de près avec les autres agglomérations. »

Pour me faire plaisir, vous admettrez aisément que mon raisonnement n’est pas trop crétin : l’Etat ne peut pas tout gérer, il faut de la décentralisation mais il faut que l’entité en charge de chaque dossier soit la plus adaptée possible au dossier mais aussi aux contraintes locales. C’est quand même délirant de penser que le maire d’un bled de 100 habitants ait un statut similaire à celui de Paris (et encore, lui est OPJ, pas celui de Paris, me semble-t-il, la fonction étant assurée par le préfet de police).

C’est un peu ce qui me gêne, dans cette réforme territoriale, c’est qu’on ne sent pas cette évolution vers une géométrie variable (sauf peut-être à Lyon) et que l’on fait un peu tout et n’importe quoi avec l’intercommunalité (voir mon billet de dimanche, par exemple).

On focalise sur les structures : régions, départements, intercommunalités et communes parce qu’on a décidé qu’il fallait ces structures (et que trois sont inscrites dans la Constitution). Prenons un exemple : Loudéac. C’est la septième ville du département mais parmi les villes plus grosses, il y en a deux (Ploufragan et Plérin) qui sont dans la banlieue de la préfecture et une autre (Lamballe) à une vingtaine de kilomètres de Saint Brieuc. Pourquoi mettre toutes ces communes sur le même plan alors qu’il semblerait de faire un pôle urbain autour de Saint Brieuc et que Loudéac n’a vocation qu’à être le chef-lieu d’une intercommunalité de communes rurales et à s’associer avec des communes un peu moins voisines pour donner du poids au Centre Bretagne dans une région essentiellement agricole mais dont toutes les villes, sauf la plus grosse, sont tournées vers la mer ?


Voila. J’ai parlé. Je vais résumer : les habitants du pôle urbain de Saint Brieuc disposent d’un réseau de bus pour aller au bistro. Pas nous.

24 novembre 2014

Joyeux anniversaire ! Joyeux anniversaire !

Nous y sommes : les restos du cœur entament leur trentième saison, il paraît. Coluche était un grand mais il a fait des conneries. Passer sous un camion et lancer ce truc. Tous les ans, c'est pareil. On voit des lascars qui se réjouissent (et qui remercient les bénévoles ce qui est normal) et les clowns comme moi. 

On est dans une société qui fait appel à des dons privés pour nourrir les pauvres. C'est vachement de gauche...

Un de ces jours, ils recueilleront les dons à la sortie de la messe. 

Il me semble avoir vu que Manuel Valls avait encore dit des conneries à ce sujet. Favoriser les dons. Et pourquoi pas choisir à quoi servent les impôts directs ?

Je propose, pour l'année prochaine, que l'on calcule les exonérations d'impôts que coûte les RdC et qu'on verse directement le montant à un budget spécial, géré par l'Etat. Et qu'on assume franchement le fait que des citoyens n'ont pas assez de pognon pour se nourir. 

23 novembre 2014

L'intercommunalité en zone rurale

Le blogueur (de droite mais peu importe) Jacques Etienne habite une petite commune (290 habitants) du sud de la Manche, près de Vire, l’andouille, mais dans le département voisin. Dans son dernier billet, il critique un équipement public qui va être construit à Mortain, le chef lieu de l’intercommunalité du coin, la Communauté de communes du Mortinais, qui va la prendre en charge.

L’occasion, pour nous, de réfléchir à l’intercommunalité en zone rurale, même si je ne connais pas du tout le coin. Jacques Etienne pourra corriger mes âneries. Nous sommes parfois fâchés alors j’ai été très prudent pour lui poser quelques questions. Il est de droite, pas moi, nous ne sommes donc pas d’accord sur les notions de service public, ce qui est au fond de la question. Il n’empêche que je n’étais pas loin d’être d’accord avec lui, hier soir, et que je le suis presque totalement, ce matin, après quelques recherches dans Google…

Cet équipement est le Forum du Mortinais. Le premier article de presse que l’on trouve nous dit : « Initié par l'ancienne communauté de communes de Mortain, c'est un projet "au service de la population. Il a plusieurs objectifs : son but est de compléter l'offre de service déjà existante sur le territoire, comme la Maison de service public à Barenton, le Pôle de service à la population au Teilleul et le Centre d'animation et de service à Sourdeval", explique Hervé Desseroueur, vice-président en charge du projet. » Déjà, on ne comprend pas trop ce que cela veut dire. Les oppositions au projet sont nombreuses. C’est une autre phrase qui m’a fait tiquer : « nous avons des opportunités de financement que nous ne retrouverons jamais. » Les lascars vont construire un truc parce qu’ils ont des opportunités de financement.

Cela étant, peut-être que ce machin sera intéressant pour les associations du coin mais parmi les opposants au projet, certains semblent penser que ce projet ferait de l’ombre aux communes et l’argument de Jacques, que je ne partage pas mais que je comprends (j’y reviendrai), est qu’il n’a aucune raison de participer au financement d’un équipement qu’il n’utilisera pas. La question de base est là : à quel moment un équipement public doit-il être financé par des gens qui n’en ont pas l’usage ? Est-ce que les seuls habitants (du moins leurs élus) d’un secteur doivent-ils être les seuls à décider de ce qui ne va concerner qu’une partie d’entre eux ? Est-ce que les négociations (je te paye ton rond-point, tu me payes mon forum) ne vont pas aboutir à un gigantesque gâchis ?

J’en tire une première conclusion : à partir du moment où il y a péréquation, qui est souvent nécessaire pour le désenclavement de territoires, le niveau où elle se pratique doit être suffisamment grand pour assurer une certaine neutralité. La communauté de commune du Mortinais regroupe environ 15 000 habitants. Une commune en a 2700, Mortain est la seconde avec 1700, il y en a trois autres d’un peu plus de 1000. Cette interco a peut-être la taille idéale pour gérer l’assainissement en eau et le ramassage et le traitement des ordures. L’intercommunalité peut être faite pour cela : tous les habitants ont le droit à un service d’eau, de ramassage,…

Prenons un exemple pour changer de sujet ou presque : les écoles primaires et maternelles. Avec la décentralisation, elles sont à la charge des communes. C’est probablement une connerie (c’est l’Etat qui gère l’Education… Nationale). Je suppose que les grosses communes du coin ont des écoles et que les habitants des petites y envoient leurs mômes. Il serait donc logique que l’interco assure la gestion des écoles, en fonction des besoins, des décisions de l’Etat… et du financement, qui devrait être assuré par dotation de l’Etat. Est-ce le cas ?

J’avais promis de revenir sur Jacques. Il habite à côté de Vire (12 000 habitants), dans le département voisin. Il est beaucoup plus souvent à Vire qu’à Mortain. Il ne va peut-être jamais dans ce bled, d’ailleurs. Il le droit de s’en foutre comme de la première bière qu’il a bue sans bouger les oreilles.


Regardez la carte qui illustre joyeusement ce billet. Elle représente les deux régions qui composent la Normandie et qui devraient fusionner prochainement. On y voit les limites des cantons, des arrondissements et des départements. Je vous la remets une deuxième fois, j’ai dessiné en rouge l’interco qui nous intéresse. Je suppose que Jacques habite une commune du canton le plus au nord. On peut se demander sérieusement si les braves gens qui ont découpé le territoire à une époque n’avaient pas tendance à abuser du Calvados. Pourquoi le hasard de ce découpage fait-il que le canton de Jacques n’est pas dans le même département que Vire et donc pourquoi, la commune de Jacques, n’est pas rattaché à l’intercommunalité de Vire ?

Pour aller plus loin, en observant la carte du coin, on pourrait se demander pourquoi il n’y a pas une intercommunalité autour de Vire, une autre autour d’Avranches ? Les communes du sud, d’ailleurs, pourraient être rattachées à Fougères… dans une autre région. Tiens ! Regardez Alençon ! Ce machin se trouve en limite de région… Pourquoi les braves gens qui habitent à quelques kilomètres au sud paieraient des impôts pour des infrastructures construites au Mans alors qu’ils profitent de celles d’Alençon et pourquoi ne pourraient-ils pas bénéficier des services publics dans la ville à côté de chez eux. Notons que j’ai exactement le même problème au Kremlin-Bicêtre qui touche Paris : je me fous totalement de mon département…

J’en tire une deuxième conclusion : la suppression des départements est indispensable et le redécoupage des régions ne va peut-être pas assez loin. Le découpage de la France devrait être organisé en fonction des villes (c’est un des volets de la réforme territoriale avec le renforcement des métropoles, mais les zones rurales sont orphelines). D’ailleurs, si je ne me trompe pas, la commune de Jacques est à la croisée de trois départements.

Revenons au Forum du Mortinais. L’observation de cartes et le bon sens montre que Jacques Etienne a raison de s’interroger, voire de protester, tout comme son maire, d’ailleurs. Dans les commentaires de son billet, Jacques me demande si la collectivité doit payer un équipement qui n’en concerne qu’une partie. Nous ne sommes pas d’accord sur la réponse mais je pense que ce n’est pas cette collectivité de raquer mais à une collectivité de taille suffisante pour qu’une péréquation visant à améliorer l’aménagement du territoire soit efficace.

Il me semble que la taille idéale serait proche de celle des arrondissements (frontières blanches sur la carte, ou grise si elles correspondent à celles du département).

Il n’empêche que dans l’Orne, ils sont mal barrés. Il faut que j’en parle à mon copain Alain Lambert : les arrondissements sont tout en longueur. Il y a un secteur géographique entre le sud-est de La Manche et l’ouest de l’Orne sans aucune commune de taille importante. Qu’ils se débrouillent, tous ces Normands ! J’ai assez à faire avec Loudéac et Le Kremlin-Bicêtre. Tiens ! Il faudra que je traite du patelin de l’ami FalconHill, aussi à cheval sur deux régions. D’ailleurs sa communauté de commune pourrait être absorbée prochainement (des projets sont en cours nous dit Wikipedia) par celle d’Avignon dans la région voisine.

J’en tire une troisième conclusion : l’intercommunalité doit dépasser les frontières des structures connues actuellement et j’en tire une quatrième pour le même prix : le découpage administratif de la France devrait être organisé autour des villes et la réforme territoriale n’aurait pas dû se faire par fusion de régions mais entièrement repensé. Ce qui aurait été assez compliqué, je le conçois et on aurait trouvé des andouilles pour protester.


Ce qu’il y a de rigolo est que le maire de la Communauté de commune du Mortinais est à l’UMP et qu’il est critiqué, pour cette action, par un type a priori plus à droite et un autre à gauche. Comme quoi, ces histoires locales n’ont rien à voir avec un combat gauche-droite. 

N.B. : je rappelle que je ne connais pas le coin. Je ne peux donc pas prendre en compte les aspects humains et affectifs qui font qu'on se sent plus proche de telle ou telle ville ou de tel ou tel département. Je rappelle aussi que c'est parce que je ne connais pas le coin que j'ai fait le billet, une sorte de vision technocratique, quoi...

22 novembre 2014

Sarko for never

Ce soir Twitter est plié de rire avec les tweets de Sarko. Ces clowns ont raison. J'en prends un au hasard (réellement, pour faire ce billet j'ai pris le dernier de ma TL)(pas clown, de tweet)


On va analyser. 

1. Le monsieur a oublié de rappeler qu'ils nous avait imposé deux traités européens. 

2. Il a oublié de donner des détails. C'est facile de promettre. 

3. Il fait plaisir aux réacs. 

4. Il fait plaisir aux libéraux débiles qui défendent le principe de subsidiarité en oubliant que l'Europe est essentiellement libérale. 

Pire ! Alors que son fond de commerce devrait être le libéralisme, il veut renforcer le pouvoir des États contre le machin libéral qui veut le diminuer. 

Lisez ses tweets. C'est rigolo. 

Les nouveaux censeurs d'Internet


Le "Fait du jour" du Parisien porte sur le bordel foutu par les réseaux sociaux avec les bad buzz. Il est intéressant (même si des lascars comme moi sur Twitter depuis 2007 n'y apprennent pas grand chose).

Néanmoins, j'ai deux critiques. 

La première : l'article ne dit pas assez que ce sont les internautes qui sont les fumiers et qui font le buzz. Je ne l'exclus pas de la liste des fumiers. Je tiens un blog pour taper sur des cons. Il n'empêche que je me retrouve occasionnellement pris comme cible par des meutes de connards. Souvent d'ailleurs parce que je les ai insulter avant. Soyons justes à défaut d'être étroits. 

La deuxième : l'article est à charge contre les réseaux sociaux. Or les seuls fautifs sont ceux qui y disent des conneries, ces connards qui font des procès en 140 caractères, ces débiles profonds qui se joignent à la meute sans réfléchir sur le fond. 

Ça me rappelle la page Facebook du bijoutier de Nice et tous les imbéciles qui likaient ce truc en se disant : ah le pauvre il se défend et il est embetté par la justice. Sans se poser la question des circonstances : il a tiré dans le dos d'un type qui fuyait. On peut comprendre l'exaspération du lascar et je la comprends. Je comprends donc qu'il ait pu tirer dans le dos d'un type. Mais ça n'exclut pas qu'il doive répondre devant la justice et les imbéciles qui cliquent n'aimeraient pas spécialement qu'un taré tiré dans le dos des gens en pleine rue avec leurs gamins qui passent par là. 

Cela étant, on pourrait critiquer un peu plus le Parisien qui fait partie des médias, dont ceux qui rendent à la mode l'information en continu. 

Aussi, Le Parisien a raison de taper sur les réseaux sociaux : on a l'information le jour même, à l'heure où elle sort. On n'est plus obligés d'attendre le lendemain pour avoir les nouvelles. On n'a plus à leur filer de l'oseille pour une dépêche qui a fait le buzz la veille. 

Mes félicitations à ce journaliste qui a fait un article totalement inutile, pour le bien de son employeur. 

Je fonce lire le Figaro pour voir comment Ils traitent l'affaire Dassault. 

21 novembre 2014

Parrillonerie du jour

Le blogueur de droite Pierre Parrillo a fait son billet du jour à propos de la loi Duflot.  Il déclare qu'elle explique la mauvaise croissance de la France pourtant plus forte que prévue. Comme si une loi sur le logement allait avoir des effets immédiats sur l'immobilier, comme si les projets immobiliers étaient à court terme. 

Peu importe. Plus l'opposition est bête, mieux on s'en tire. 

Toujours est-il qu'il déclare que jamais une loi n'aura mis aussi peu de temps à être révisée (je ne vois d'ailleurs pas de quelle révision votée il parle, peu importe, je peux me tromper). 

Il a oublié Chirac et le CPE ? Une loi dont on annonce sa suppression avant qu'elle ne soit promulguée. Genre : la loi qu'on a voté est mauvaise mais la Constitution m'oblige à la promulguer. On reviendra dessus ensuite. 

Comme si la gauche avait besoin de leçon de ridicule de la droite et vice versa. 

Les alertes du Figaro

J'ai reçu une alerte du Figaro pour m'inviter à suivre une rencontre de Tennis mais rien pour la démission d'un Secrétaire d'Etat.

Au fait ! Pour tous les twittos qui se demandent à quoi sert un secrétaire d'Etat aux anciens combattants, qu'ils n'oublient pas que les mecs qui ont fait la guerre d'Algérie ont 75 ans depuis et qu'il a continué à faire des guerres depuis. Qu'ils n'oublient pas que le gars avait en charge les cérémonies du centenaire.

Mais c'est facile de tweeter : "ah ah on s'en fout, ça ne sert à rien un ministre des vieux pioupious.".

Mort de Didier Chouat

Le Télégramme et Ouest-France annoncent ce soir la mort de Didier Chouat des suites d'une maladie. Je crois bien que c'est le frère du maire d'Evry, qui a remplacé Manuel Valls. C'est surtout l'ancien député-maire socialiste de Loudéac que j'ai connu lorsque j'étais encore militant associatif là-bas et que j'ai retrouvé dans Facebook récemment. Nous étions devenus potes, non pas pour des histoires loudéaciennes mais pour l'humour corrosif qu'il maniait à merveille.

Mes pensées vont bien sûr à sa famille mais surtout aux copains du Parti Socialiste de Loudéac et à tous les sympathisants qui l'ont suivi depuis bien plus de trente ans.

19 novembre 2014

Rigolons avec l'UMP !

Côté blogage, je suis à l'ouest faute de temps. Il n'empêche que se foutre de la gueule de l'UMP devrait être une obligation des blogueurs de gauche, y compris de la fausse, au quotidien. Les amis Elie Arié et Sarkofrance débattent par blog interposés pour savoir si Juppé a une chance de devenir président. 

Vous trouverez les liens ci-après mais copiez les à la main pour les rendre accessibles. Je ne peux pas tout faire non plus. 

Il me faudrait, en toute logique prendre parti entre les deux. Nicolas Sarkozy a déclaré récemment que l'UMP allait gagner l'élection présidentielle. Je suppose qu'il pensait surtout à lui mais Elie semble penser que Nicolas Sarkozy pourrait faire gagner Alain Juppé. 

A ce stade de nos réflexions, je cherche un violon pour pisser dedans. Voire une contrebasse. Une histoire de capacité. 

L'affaire Jouyet-Fillon qui domine la non actualité politique de la semaine est rigolote. Résumons. Un des deux dit que ci et l'autre dit que non et patati patata. Hier, on voyait dans la presse que le type qui bouffait avec eux avait reçu un appel de Sarkozy ce qu'a confirmé et démenti le cabinet de Sarkozy. Je n'arrive pas suivre. Vous non plus, j'espère. C'est quand même moi le fin analyste de la vie politique, bordel et malgré une légère surcharge pondérale qu'aucun fait, à part une erreur de Dieu, ne pourrait expliquer. 

Il y a deux solutions : soit Fillon ment, soit Jouyet ment. Au fond, on s'en fout. De toute manière l'histoire nuira à Fillon et elle oubliera vite Jouyet. Admettons que Jouyet ait raison. Ce que je crois même si Fillon pourrait gagner en justice, faute de preuves de Jouyet. Essayez de suivre. 

Admettons. En restant assis pour essayer de comprendre la suite. Pour ma part, je suis debout au comptoir. Admettons que Jouyet ait raison. 

On pourrait se scandaliser qu'un gugusse, néanmoins co-president d'une imminente formation politique et ancien pommier sinistre, demande à  l'Elysée d'intervenir dans une histoire judiciaire. C'est normal. Et c'est tout à l'honneur du château de refuser. Il n'empêche que l'on pourrait voir l'histoire sous un autre angle. 

Imaginons que Fillon ait dit à Jouyet : putain de bordel les gars si vous n'intervenez pas l'autre va revenir malgré toutes les casseroles qu'il a au cul dont au moins une partie est véridique et justifiée et qui en plus a déjà été très mauvais et a coulé la France, bougez-vous les fesses, bordel ?

Serait-ce scandaleux ? On pourrait ainsi penser que Fillon ne veut que le bien de la France et de ses opinions politiques. Certes, des notions d'indépendance de la justice pourraient nous inquiéter mais son amour de la République et mes capacités à raconter des conneries ne pourraient être remis en cause. 

Alors imaginons aussi que Sarkozy sache qu'il sera prochainement coulé par la justice mais qu'il est le seul à avoir la capacité à remette l'UMP en ordre de marche et veuille rester dans l'histoire celui qui aura permis à la droite, avec Juppé, reprenne le pouvoir. 

D'un autre côté, le Juppé en question se dit qu'il est vieux et a d'autres choses à foutre que de présider nos conneries. Il a compris le jeu de Sarkozy. Il se dit néanmoins qu'en enclenchant la machine, les centristes de l'UDI pourraient se rallier à son panaché bien blanc. Du coup, en se désistant au profit de Fillon dans la dernière ligne droite, il passerait aussi pour le type qui a sauvé la droite tout en restant un vieux sage reconnu par l'histoire comme tel. Il pourra donc consacrer le reste de sa vie à sauver l'honneur de Sarkozy qui aura rendu cela possible. Et en plus, il laisserait Fillon se demerder avec tout ce bordel. Ni vu ni connu. 

Je préviens l'UMP : s'ils n'arrêtent pas de deconner, on va se retrouver avec Mariton président. 

Un peu de sérieux, bordel !

Des liens :