20 octobre 2014

Vive Suzanne !

Suzanne n'est pas qu'une magnifique chanson de Léonard Cohen ou une formule magique pour sauter une greluche portant cet heureux prénom, inventée par Ali Baba et les 40 Balkany : Suzanne ouvre toi ! C'est aussi une délicieuse blogueuse de gauche. Réactionnaire, certes, mais de gauche. Rayons d'un trait acéré le côté négatif de ce mot, réactionnaire. Toi aussi, tu es opposé à la réforme des retraites de Sarkozy qui était présentée au nom du progrès (et celle de Hollande, mais c'est parce qu'il avait un peu forcé sur le Beaujolais nouveau, ce qui est bien compréhensible) car c'était mieux avant quand on pouvait prendre la retraite à 60 ans après avoir cotisé 150 trimestre. Tu es donc réactionnaire. 

Suzanne est de gauche, comment on aimerait tous l'être, sauf pour son côté un tantinet obsédé sexuel. Nul est parfait. Elle est de gauche. Par exemple, elle défend avant tout la laïcité, ce qui n'est pas spécialement de gauche et critique toute emprise de la religion sur la vie publique contrairement à des connards - je pèse mes mots, contrairement à moi - qui se prétendent à gauche et passent leur temps à défendre l'Islam parce que ça fait chier les cathos. 

Moi-même, je suis très réactionnaire. Par exemple, je considère qu'un plug anal Place Vendôme n'est pas de l'art mais une cochonnerie. Je considère aussi, mais c'est ma bête noire, que les zones commerciales ne sont pas un but dans la vie et dans la vue. Je considère que c'était mieux avant quand les taxes sur la bière étaient moins élevées. 

Pourquoi je parle de Suzanne, moi ? Ah ! Oui ! Elle est victime d'une attaque de l'ignoble Gauche de Combat :
http://gauchedecombat.net/2014/10/20/le-con-dune-autre/

Quels sont ses torts ? Avoir rappelé que c'était un abruti tout comme bon nombre de commentateurs de la blogosphère politique. Son seul vrai tort est de s'être attaqué à un sujet un peu trop facile. Je l'ai connue plus courageuse. 

Vous pouvez trouver Suzanne dans toutes les bonnes bloguerolles ou en cliquant où il faut :
http://merle-moqueur.blogspot.fr

Par contre, bien que Didier Goux, réactionnaire de droite ayant voté Mitterrand en 1981, m'ait assuré qu'elle a des gros nichons, je me demande si elle est d'un âge qui nous permette d'envisager de la retourner contrairement à Elooooody, Detoutderien ou Trublyonne, voire Videospatisserie, El Camino, Shaya, Mrs Clooney, Mandinette, JJU (ah non tiens !), Marguerite Yourcenar ou Justin Bieber. 

Continuons à mener des blogowars sur plusieurs fronts, bien dégarnis de neurones. 

Cela dit, lisez avec attention le billet du gugusse mais aussi le texte dans son illustration qui n'est autre que la copie d'écran d'un commentaire que Suzanne a laissé suite à un de mes billets. Elle se fout de la gueule de ces andouilles de gauche toujours rapides à dénoncer les autres. 

Et que fait GdC : un billet pour dénoncer Suzanne qui l'accuse de dénoncer sans cesse.

Il serait amusant de savoir qui a dénoncé Suzanne à GdC, je n'imagine pas qu'il perde son temps à lire les commentaires dans mon annexe. 

Beaucoup de petits procureurs, à gauche. Le retour des tribunaux propulsives. 

On n'a même pas l'opposition qu'on mérite...

Dans mon billet d’hier soir, je me foutais de la gueule du confrère Gauche de Combat qui finissait son billet en disant que Macron et Le Roux étaient bêtes à couper du foin. Je crois que depuis que je tiens un blog, je n’ai jamais insulté une personnalité politique. Je me contente d’insulter mes commentateurs anonymes. Quand je pense que cet imbécile (ben oui, il est anonyme) voulait faire une charte de bonne conduite, dans les blogs, pour éviter les insultes, j’ai bien envie de rigoler.

Par contre, j’ai vu pire, ce matin. Je vais insulter l’auteur de manière anonyme. On va l’appeler le « fini à l’urine » même si c’est un peu péjoratif pour ce liquide qu’il m’arrive de laisser échapper consécutivement à l’abus de jus d’orge qui a fermenté légèrement à cause des conditions de conservations.

Le « fini à l’urine » est Pierre Parrillo qui n’est autre qu’un éminent blogueur de droite, un des blogueurs personnels les plus connus car les plus cités dans les réseaux sociaux. Je vais d’ailleurs participer à se gloire en citant son billet de ce matin.

A propos de François Hollande, il a déclaré : « Que dire d’autre si ce n’est : quel con… »

Je veux bien qu’on appelle le chef de l’Etat « Pépère », c’est affectueux.

« Fini à l’urine » continue : « Et le terme n’est à mon sens pas exagéré. De ma vie je n’ai encore jamais vu quelqu’un renvoyer une image aussi dégradée de la France et de la fonction de présidentielle. Je respecte la fonction mais j’exècre l’âne qui est censé l’incarner. »

Avec les copains, on a été pendant un paquet des temps de blogueurs d’opposition. On en a envoyé plein la gueule de Nicolas Sarkozy.

Mais je ne crois pas me rappeler qu’un blogueur vaguement connu se soit permis de le traiter d’âne ou de con.

Ce pauvre « fini à l’urine » n’a donc-t-il plus rien à dire ? Des mois que je lis sa prose, pour rigoler. Jamais vu une touche de proposition mais, cette fois, il touche le fond.

La dépression le gagne.


Où est la camisole ?

19 octobre 2014

Vive le libéralisme, sauf le dimanche !

Parmi la chose politique de la semaine, il y en a une que je n'ai pas vraiment eu le temps de commenter dans mon blog : les annonces du ministre de l'économie Emmanuel Macron et des réactions qu'elles ont suscitées à gauche. Ca tombe bien, c'est aujourd'hui que Martine Aubry fait son vrai retour dans la presse en exigeant une réorientation de la politique économique. C'est elle qui soutenait Dominique Strauss-Kahn.

La vrauche a évidemment qualifié ces mesures de libérales, voire ultra libérales, la honte et tout ça mais a gueulé aussi quand Macron a fait des retours arrières : il est à la solde des lobbies de droite et tout ça aussi.

C'est bien rigolo. Le plus drôle étant l'Humanité qui qualifie les mesures de réactionnaires. Favoriser le travail du dimanche, c'est réactionnaire ? Torpiller les professions réglementées, c'est réactionnaires ? C'est vraiment n'importe quoi. En s'opposant au changement, l'Humanité qualifie les autres de réactionnaires. On croît rêver.

Les mots ont un sens, que diable ! Tiens ! Libéral : quel mal à libérer les professions réglementées ? En quoi pourrait-on considérer que casser des monopoles privés ne pourrait pas être de gauche. Un autre exemple : pourquoi les idées d'Emmanuel Macron de favoriser l'actionnariat salariés – à part le fait que les actions, c'est mal – serait-il mauvais ? Surtout quand ce sont des lascars qui préconisent la propriété de l'outil de travail par les salariés, ils ne pourraient pas devenir propriétaires de leur boite ?

Il n'y a qu'une seule vraie connerie, dans les propositions de Macron, la libération partielle du travail le dimanche. C'est une connerie pour un tas de raisons, la principale étant que c'est un leurre – qui plus est bien de droite, lui – qu'en travaillant plus, on pourra faire redémarrer l'économie. C'est faux ! Ce n'est pas parce que les gens dépenseront leurs sous le dimanche qu'ils en auront plus à dépenser.

Je vais donc faire une suggestion à notre jeune ministre de l'économie à propos de ce dossier. Petit 1 : aucune tolérance à la règle de la non ouverture des magasins le dimanche ne doit être accordée. Les contrevenant se verront enfoncer une statue gonflable de Mac Carthy dans un orifice tiré au sort. Petit 2 : les magasins auront le droit d'ouvrir tous les dimanches qu'ils veulent jusqu'à n'importe quelle heure dans des zones touristiques déterminées avec sagesse (les Grand Boulevards, à Paris, sont une zone touristique, contrairement au centre commercial des quatre temps, à La Défense). Petit 3 : les zones commerciales éloignées des centre-villes ou des centres d'activités touristiques ou de loisir ne pourront en aucun cas être reconnus en zone touristique. Petit 4 : même en centre-ville, les commerces qui ne peuvent prétexter aucun caractère touristique, comme les marchand de bricolage, les jardineries, ne pourront pas avoir de dérogation pour ouvrir le dimanche.

Ne chions pas sur le libéralisme, on se trompe de cible.

Hier soir, j'étais au bistro. Il n'y avait pas trop de monde, la soirée était sympa. J'en ai passé une partie à discuter avec le patron. A 0h35, il a sonné une première fois la cloche. Les clients connaissent : il ne va pas tarder à fermer, ceux qui ont encore soif peuvent encore passer une dernière commande. A 0h45, il a sonné une deuxième fois. Service terminé. A 0h50, il a commencé à prier les gens de régler leurs consommations et de partir. A 0h59, il a commencé à se fâcher. Il y avait un groupe de lascars qui faisaient la foiridon, qui voulait rester. A 0h05, tout le monde était sorti, y compris moi. Nous avions 5 minutes de retard, peut-être un peu moins. Si les gendarmes étaient passé devant, ils auraient pu faire un constat et obtenir une fermeture administrative de la boutique.

Ils ne sont évidement pas si cons : dans la mesure où il n'y a pas de problème de délinquance, de tapage nocturne, d'alcoolisme sur la voie publique, nos valeureuses forces de l'ordre n'ont aucune raison d'emmerder les commerçants.

Il n'empêche que, à Loudéac (comme dans tout le département), les bistros doivent fermer à 1h du matin le vendredi et le samedi. Pourquoi ce texte ? Pourquoi le patron n'aurait-il pas pu décider de fermer plus tard, hier, alors que nous n'étions pas nombreux, que tout se passait bien, que, de toute manière, la serveuse aurait pu faire le ménage dans la salle pendant que nous buvions le dernier verre... ?

Ce sont peut-être bien des textes réactionnaires qui imposent cet état de fait. De la sécurité, lutter contre les jeunes qui s'amusent, boivent, font du bruit.

Au nom du libéralisme, je demande leur suppression.

Si tu n'es pas d'accord et te prétends de gauche, réfléchis bien...

18 octobre 2014

Et l'impôt, ma poule ?

Plongé dans le travail, je n'ai que vaguement suivi les premiers débats budgétaires, à l'Assemblée Nationale, avec les réactions sur les deux premières mesures emblématiques retenues : la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu et la modulation des allocations familiales en fonction du revenu. Alors je vais moi-même réagir avec une violence inouïe compte tenu de la fraîcheur habituelle de ce blog : gauche comme droite, vous me faites chier. C'est dit.

Par exemple, quand je vois les syndicats unanimes (hors UNSA, il me semble), critiquer cette dernière mesure, j'ai envie de déclencher la machine à donner des baffes. Notre fameux modèle social mis en place à la libération et tout ça est en ruine. Il faut bien le réformer. Donner du pognon aux plus riches pour faire des mômes n'étant pas un acquis social, les jérémiades syndicalistes sont à pleurer. Notre modèle social est basé sur une époque où l'espérance de vie était faible et où, donc, une majorité de la population travaillait ce qui n'est plus le cas maintenant, il y a à peu près autant de retraités (moins, en fait...) que de salariés : les volets « santé » et « famille » ne peuvent plus tenir sur les revenus du seul travail, d'autant que les principaux revenus, de nos jours, ne proviennent pas du travail mais du capital, de l'épargne, de la spéculation et de tous ces machins qui puent un tantinet du cul.

Quant aux braves gens de droite qui critiquent la remise en cause de la politique familiale, ils peuvent aller se torcher hors de ma vue s'ils pensent réellement qu'un ménage à 6000 euros par mois va abandonner l'idée de faire un gosse parce qu'il risque de perdre 60 euros par mois. Ils sont beaux tous ces défenseurs de la famille – ils le claironnent, ils manifestent – qui réduisent la famille à une histoire de pognon. On fait des gamins pour avoir de l'argent. Ca va plus loin puisqu'ils arrivent à critiquer les étrangers qui viennent fonder des familles au cœur même de la mère patrie, allons enfants, pour gagner un maximum de blé.

Une critique est recevable : ce sont toujours les mêmes qui payent, les classes moyennes (en l'occurrence un peu largement supérieures, quand même), mais, ma pauvre dame, il faut bien aller chercher l'argent où il est...

Et ça rend d'autant plus con l'autre mesure : la suppression de la première tranche. L'impôt sur le revenu doit être progressif : supprimer cette progressivité en supprimant une tranche est une belle connerie et les lascars de gauche qui s'en félicitent me font bien rigoler. En outre, c'est donner un très mauvais signal de faire en sorte que certains quittent l'impôt.

Comme je le disais récemment, pour redonner du pouvoir d'achat aux pauvres, il faudrait diminuer des impôts que tout le monde paye à égalité, comme la TVA sur la bière ou la redevance télé.

Cette gauche (que je soutiens par ailleurs, à défaut de supporter) a du mal avec l'imposition sur le revenu. On l'avait vu avec les pigeons et le recul de Mosco et avec cette histoire de taxe exceptionnelle de 75%. Il serait temps qu'elle se sorte les doigts du postérieur.

Il faudrait par ailleurs qu'elle arrête de communiquer sur les baisses d'impôts pour les plus démunis. De toute manière, les plus démunis sont assez grands pour voir l'évolution de leur propre pouvoir d'achat et pour voter pour l'extrême de l'autre bord. Les copains du gouvernement viennent de sortir une infographie pour montrer comment évolue l'impôt pour les classes populaires et moyennes (inférieures, cette fois, hein !). Comme si ces braves regardaient les infographies du gouvernement. Ou alors le gouvernement leur dit : hé ho les gars vous voyez tout le bien qu'on fait pour vous ?

Enfin, il faut revoir la communication. J'aurais préféré qu'on fiscalise les allocations familiales. C'est d'ailleurs un projet de la plupart des gouvernements depuis celui d'Alain Juppé en 1996. Mais quitte à faire autre chose, comme les plafonner en fonction du revenu, autant communiquer franchement.

Genre : bordel de merde, alors que tout le monde doit se serrer la ceinture, l'Etat ne peut plus se permettre de donner du pognon à des ménages qui touchent plus de 6000 euros pour élever leurs gamins. 

Sortez-vous donc les doigts du fondement et arrêtez les positions de principe (ce qui revient au même, si on y réfléchit bien).

16 octobre 2014

Le quart-monde en car

Emmanuel Macron a présenté des machins récemment un projet de loi que je découvre ce soir, tout comme la polémique idiote qu'il a déclenché en parlant des pauvres. Cette polémique est évidemment ridicule. Comment faut-il appeler les pauvres ? Les "personnes à mobilité réduite" ? C'est déjà pris. Pourtant, avec le prix du train, ça collerait bien. 

Je vais chez ma mère, demain. Je n'ai pu réserver mon billet qu'aujourd'hui. Ça me coûtera plus de 200 euros. Les bobos qui critiquent les mots utilisés par M. Macron pensent-ils qu'un smicard peut se payer un tel voyage mensuel ? Pensez-vous qu'un type qui ne soit pas cadre au forfait puisse prendre un jour de RTT par mois pour faire un tel trajet ?

Laissons tomber. Occupons-nous du fond. Imaginons un industriel, patron d'une compagnie de cars. Il se dit : à La Défense, avec les centaines de milliers de salariés, je trouverais bien une cinquantaine de types dont les parents habitent entre Rennes et Loudéac disposés à faire le trajet une ou deux fois par mois. Départ à 17 heures. Arrivée à 22h. Essayez de le faire en train... Pourquoi l'empêcher de prendre le risque de lancer le service. Le tout pour 80 euros. Surtout s'il a un chauffeur natif de Loudéac ou du coin ?

Alors, à gauche, on hurle, parce que c'est libéral et que ça concurrence la SNCF. 

Et ma mère qui va parfois à La Rochelle chez ma sœur ? Pourquoi devrait-elle refuser de profiter de l'offre d'un type qui propose un trajet Saint-Brieuc - La Rochelle via Loudéac et Vannes ? Cinq heures en car. Essayez avec la SNCF. 

Je vous passe les polémiqueurs à la petite semaine qui oublient que la SNCF n'assure plus les trajets régionaux par car ce qui oblige les collectivités territoriales à passer des convention avec des boîtes privées. 

Comme dirait l'autre libéral (par ailleurs fonctionnaire) : ce pays est foutu. 

Les pauvres sont la propriété de la vraie gauche et doivent dépenser leur pognon dans le service public. On frise le délire. 

Ca me rappelle tous ces crétins qui gueulent, au nom de la défense du service public quand un bureau de poste ferme dans une petite ville alors qu'ils n'y vont que trois fois par an mais font toujours leurs courses à l'hypermarché de la ville à 15 km. Ils ne manquent pas de prendre à témoin la petite vieille qui n'a pas de voiture. Mais ne se demandent pas comment elle fait ses courses. 

Ça fait longtemps que la petite vieille et le pauvre ne votent plus pour la vraie gauche. 

15 octobre 2014

La dictature socialiste et les blogueurs de droite

Moi, vous me connaissez ! Je suis fâché avec des blogueurs de droite comme de gauche (disons plutôt que je suis soupe au lait : je me fâche, j’insulte, j’oublie mais ce sont eux qui se fâchent, du coup, je finis par ne plus pouvoir les blairer). Je suis copain avec des blogueurs de droite comme de gauche. Ne nous occupons pas de ceux de gauche, aujourd’hui, pour notre étude sociologique vite faite, bien faite, juste avant d’aller au bistro faire à peu près la même chose mais dans la vie réelle.

Parmi les blogueurs de droite que je fréquente, il y a évidemment Falconhill et Didier Goux. Ils sont tous les deux de droite mais je suis probablement plus proche de chacun d’eux qu’eux entre eux. La droite est très compliquée. La gauche aussi, je sais, mais ce n’est pas le sujet du billet. Il y a aussi l’Amiral Woland dont au sujet duquel je l’ai vu au moins trois fois. D’ailleurs, tous les quatre, nous avons un immense point commun : nous pensons plus important ce qui entre dans nos verres que ce qui entre dans nos oreilles pendant un repas en commun. L’Amiral est probablement encore plus réactionnaire que Didier Goux mais je n’ai pas d’échelle pour mesurer et comparer les degrés de réaconnerie.

Parmi ceux que je ne peux pas blairer, il y a Corto. C’est dommage, me direz-vous, on rigolerait probablement bien autour d’une bonne bouteille mais c’est le genre de gars capable de refuser de fréquenter les gens qui ne sont pas d’accord avec lui ce qui nous fait une belle différence avec les trois lascars ci-dessus. On a les même à gauche, rassurez-vous.

Hier, je citais un billet de l’Amiral Woland qui critiquait les types de droite qui disaient sans cesse qu’on vivait en dictature socialiste. Du coup, Corto fait un billet pour critiquer Woland et tenter de démontrer qu’il a tort. Dans son billet, Corto parle de Jean-Luc Bennahmias que j’évoquais dans mon billet avec un extrait d’une interview de ce gugusse que je mettais en lien. Corto parle aussi de Zemmour en disant que son livre se vend très bien (ce qui contredit d’ailleurs le reste de ces propos : le livre est en vente libre, nous ne sommes pas en dictature) grâce au buzz. C’était le sujet de mon billet précédent.

Je finis par penser que mon propre blog est une bonne source d’inspiration pour Corto. Je suis très flatté.

Du coup, il y a l’Amiral qui lui fait une nouvelle réponse.


Une bien belle blogowar à droite. Je crois savoir pourquoi j’aime bien un et pas l’autre. Le premier ne raconte pas d’importe quoi.

14 octobre 2014

Socialiste ?

Dans mon dernier billet, j'annonçais la venue de Jean-Luc Bennahias à la Comète. Dans l'interview que je cite, il dit, en gros : nous ne sommes pas socialistes. Nous sommes sociaux démocrates ou sociaux libéraux. Je ne sais plus. Les propos ont tourné dans ma tête ou ce qui en fait office. 

Du coup, je suis allé voir la définition chez Larousse sur internet. Ils proposent trois définitions. Lisez les. Je me retrouve parfaitement dans la première. Ils en proposent trois. Je ne crois pas être d'accord avec la deuxième mais elle me fait rigoler. Je crois être beaucoup moins attaché à la propriété privée que la plupart des glandus qui se prétendent socialistes. Je me fous de la troisième. 

Ah ! Vous connaissez l'Amiral Woland ? C'est un blogueur réactionnaire. Il sent encore plus mauvais que Didier Goux mais j'ai une mauvaise tendance à avoir des amis qui refoulent du goulot et des auréoles sous les bras. 

Son billet de ce matin était très drôle. Vous pouvez le lire. Il s'adresse aux types de droite qui défendent Sarkozy. Que dis-je ? Vous DEVEZ le lire. 

Ce soir, il s'adresse aux mêmes imbéciles qui pensent qu'on vit dans une dictature socialiste. 
http://amiralwoland.wordpress.com/2014/10/14/vous-pissez-sur-leurs-tombes/

A lire. 



KdB spécial Jean-Luc Bennahmias

Il ne sera pas dit que le créateur d’un nouveau parti soutenant François Hollande ne passera pas à la Comète. C’est Jean-Luc Bennahmias qui s’y colle et c’est le jeudi 23 octobre. Les places sont chères : inscrivez-vous immédiatement dans les commentaires de son billet ou dans l’événement Google+.

Cela étant, il nous faut bien répondre à la question : qui est Jean-Luc Bennahmias ? Tout d’abord, c’est un ancien des Eclaireuses et Eclaireurs de France. On pourra toujours se raconter des souvenirs. Voila qui me le rend sympathique.

C’est un ancien des Verts qui a contribué à ancré ce parti à gauche dans les années 1980, avec Dominique Voynet. Néanmoins, trouvant ce parti rétrograde, il rentre au Modem lors de sa création car il y voit : « le cassage des blocs et une façon de faire de la politique différemment, sur la base du compromis et d'une société réformiste.» Oui, je cite Wikipedia. Je n’ai pas le pédigrée du monsieur dans la tête.

Néanmoins, quand le Modem s’allie avec l’UDI pour les européennes de 2014, marquant ici un ancrage à droite, il part fâché, après avoir soutenu les socialos, à Marseille, pendant la dernière élection municipale. Comme il s’ennuyait un peu, avec son copain Christophe Madrolle, il crée un parti de centre gauche, le Front Démocrate comme il a lui-même le front dégarni.

Qui est Christophe Madrolle. ? Vous vous en foutez ? Je note…

Le Front Démocrate est tout neuf. Il date du 27 septembre 2014. Il est du centre gauche, il m’intéresse. Je vais donc écouter Jean-Luc Bennahmias avec mes oreilles. Il dit des choses importantes, comme son désormais célèbre : « passe-moi le sel » en 1982 alors qu’il déjeunait avec Pierre Mauroy.

Nos deux compères sont des copains écolos à François Hollande.

Au cours d’une interview, il a déclaré : « Un parti réunissant des tendances sociales-démocrates, écologiques, laïques et républicaines, n’existait pas. C’est désormais chose faite. » Ca s’arrose !

« Nous sommes un certain nombre issus de différents courants politiques à avoir voté pour François Hollande en 2012. Je suis de ceux qui assument ce vote. Les grands axes des gouvernements Ayrault ou Valls, à l’image du pacte de responsabilités, de la transition énergétique ou encore de la réorganisation territoriale, vont dans le bon sens. Il faut soutenir ces mesures et arrêter le « Hollande bashing ».

Prenons un autre exemple, la politique internationale menée actuement par Laurent Fabius, Jean-Yves Le Drian et le gouvernement est diplomatiquement, humainement et militairement irréprochable. La République française retrouve le poids qu’elle doit avoir sur la scène internationale. »

Le reste est à lire ici. Je sens que je vais bien l’aimer, ce gars-là !

Venez nombreux le 23 octobre.



13 octobre 2014

Toi aussi, réagis à la nomination de Jean Tirole comme prix Nobel

Lire Twitter aujourd'hui était pénible. La journée a commencé avec Zemmour vite détrôné par Tirole. Nous avons les glandus qui ont expliqué que le prix Nobel d'économie n'est pas un vrai prix Nobel. On a les polémiques qu'on mérite. Il y a aussi les glandus qui disaient que c'était lamentable de nommer un Français prix Nobel de l'économie compte tenu de nos finances. Il y a aussi les glandus comme moi qui cherchaient des jeux de mot intelligents avec son nom.

Et il y a les glandus de la vraie gauche qui tentent de démontrer que ce n'est qu'un méchant libéral qui devrait être crucifié. Vous vous rendez compte ? Outre le fait que parmi les détracteurs, 97% n'en avaient jamais entendu parler avant et que les modérateurs de Wikipedia sont au bord de la dépression et que personne ou presque, parmi les mêmes, n'a jamais lu la moindre de ses publications, ils ont trouvé un angle d'attaque. Le lascar aurait recommandé la fusion du CDI et du CDD, avec des droits croissants en fonction de l'ancienneté. Genre : le mec présent dans la boîte serait plus cher à virer qu'une andouille embauchée le mois dernier. 

Apres les récentes polémiques suite aux propos de Macron et à celles de la semaine dernière à propos de notre modèle social, le financement de la sécu, de la branche famille et tout ça, il fallait un nouvel angle d'attaque pour taper sur la gauche de gouvernement qui veut remettre en cause notre modèle social. Tant pis si celui-ci a été mis en place à une époque où l'heureux retraité mourrait au bout de trois ans. Il faut maintenir en place les avantages acquis. 

Quand j'étais dans mon ancienne boîte, j'ai débauché quelqu'un d'une autre entreprise. Elle avait, pour nous rejoindre, une période d'essai de 4 mois, renouvelée une fois. Soit huit mois d'incertitude alors que j'avais été la chercher. 

Le mot du jour est "tabou" suite aux propos de M. Macron. Je me demande si on ne pourrait pas réfléchir posément à tout ça. 

Notre modèle social est déficitaire et ne tient plus la route. Essayons de penser à autre chose. Sans tabou. Pour ma part, je continue à penser qu'il faut partager le travail et réduire sa durée pour partager les richesses créées. Faciliter les licenciements tout en les rendant plus chers ne me parait pas, non plus, totalement idiot. 

On pourrait arrêter les positions de principes et lire les productions de notre nouveau prix Nobel. 

D'un autre côté, c'est assez jouissif de lire les 140 caractère dans Twitter d'imbéciles qui connaissent moins l'économie que moi les ravages de l'alcool. 

Zemmour, toujours Zemmour

Comme dit Twitter, Eric Zemmour est passé sur LCI, iTélé, TF1, France2, M6, BFMTV, Euronews, Arte, La Cinq, Direct 8 et France 3 pour se plaindre de la censure dont il est victime dans les médias français. Si on n’avait pas un prix Nobel d’économie français, en remerciement de la bonne santé de notre pays, « Zemmour » serait en tête des sujets les plus abordés.

Ce garçon est odieux : il a dit que seuls 25% des juifs de France avaient été déportés, excusez du peu, pas la peine d’en parler. Tout au plus quelques centaines de milliers de types exterminés et on en fait tout en foin, pensez-vous, ma pauvre dame !  J’espère que des associations quelconques porteront plainte contre lui…

Qu’est-ce qui a bien pu lui passer par le crâne pour faire un bouquin pour défendre le régime de Vichy ?


Toujours est-il qu’il remercie sincèrement les gauchistes français qui font le buzz. Il va gagner plein d'argent avec son livre.