24 février 2012

Quel candidat parle au peuple ?

On est loin du Fouquet's,...

Gérald Dahan soutient François Hollande !

Il a récemment été viré de Rires et Chansons pour avoir soutiré des propos contre Nicolas Sarkozy de la bouche de Nicolas Dupond-Aignan en se faisant passer pour Éric Cantona.

Il vient d'annoncer son soutien à Francois Hollande dans Twitter : "Marre d'être viré à cause de Sarkozy. Le changement, c'est maintenant. Bonne chance à Hollande".


NB : je me trompe peut-être mais je crois qu'il était déjà bien à gauche. Il semble meilleurs à l'oral qu'à l'écrit. Ou alors, il imite Nadine Morano".

De tout et de rien

Le Kremlin des Blogs, hier, avait un motif caché. Je n’avais aucun scrupule à l’organiser dans la mesure où Marine Le Pen a refusé de débattre avec Jean-Luc Mélenchon. J’ai regardé la vidéo chez Hern, ce matin. C’est affligeant. Elle se donne une posture comme si elle avait la moindre utilité dans le « paysage politique Français » à part brailler dans quelques meetings des éléments de programme pour faire mouiller ceux qui n’ont rien entre les oreilles.

On appelle ça : prendre les électeurs pour des cons. Si ça marche, tant pis pour eux. Il y en a bien qui ont voté pour Nicolas Sarkozy, en 2007, au prétexte qu’il allait leur donner de l’oseille en plus et sauver la nation.

Nous étions 8 à ce Kremlin des Blogs où nous avons eu la visite surprise de Lionel Jospin. Le faux, pas le vrai. En face de moi, il y avait Sophia, à sa droite Dagrouik et Seb Musset. A ma gauche, il y avait Philippe et à ma droite : Antoine, Maxime et Gildan. Ca fait trois d’un côté et cinq de l’autre : je n’aurais jamais rien compris aux blogueurs politiques.

De toute manière, l’actualité politique est tellement nulle, qu’on est mieux autour d’une table. Même le vieux Yann n’a pas fait de billet. Marine Le Pen refuse de débattre pour la seule raison qu’elle n’a aucune réponse. Elle peut discuter avec une personnalité de droite qui marche sur ses plates-bandes mais surtout pas avec un type de gauche qui va lui démontrer point par point que son programme est une catastrophe pour les gens qui voudraient lui faire confiance.

Le Front National est inutile.

Les réunions de blogueurs à la Comète sont utiles. Aux participants.

Gaël (notre illustration) n’a pas fait de billet, non plus. De sa part, c’est moins surprenant. Nous l’avons attendu toute la soirée, hier soir, vu que la soirée était organisée pour son anniversaire, vu que c’est aujourd’hui.

Anniversaire que nous lui souhaitons bon !

N.B. : illustration trouvée ici en cherchant "detoutderien" dans Google Images. 

23 février 2012

Nicolas Sarkozy confond le chômage et les moulins à vent

A ma grande habitude, je n’ai pas regardé Nicolas Sarkozy à la télévision hier soir. On en retiendra le moment où il bégayait une vague excuse à propos du Fouquet’s (ce qui a fait dire à François Hollande, ce matin, sur France Inter : « J'ai été touché par les regrets sur le Fouquet's. On aurait dit un petit garçon bafouillant qu'il n'y retournerait pas ! » et un vague catalogue de mesure en faveur de l’emploi, domaine le plus emblématique de son échec.

Le nombre de chômeurs a augmenté d’un million en cinq ans.

En début de semaine, on voyait Valérie Pécresse qui tentait de prouver que la TVA sociale allait créer entre 70 et 100 000 emplois alors que des experts en économie pensent que ça pourrait aussi en détruire une cinquantaine de milliers, puisque la TVA pèsera sur la consommation, donc la production. En tout état de cause, ce n’est pas la création de 100 000 emplois que l’on veut mais celle de plusieurs millions, ce qui ne se fera pas par un simple claquement de doigt mais par une politique de croissance qui permettra de sortir de la crise.

On ne veut pas de mesurettes.

Les propositions de Nicolas Sarkozy tournent principalement autour du RSA, qui a été créé pendant le quinquennat. Un échec de plus ?

Martin Hirsch (photo), le créateur, est revenu dessus, ce matin, sur France Info. La responsabilité de l’échec du RSA est à chercher directement au Ministère en charge de l’emploi qui n’a pas pousser Pôle Emploi à faire son boulot (et l’a même découragé, le but du jeu étant de faire baisser le chiffres des inscrits). Martin Hirsch rappelle que « La part des allocataires qui cherchent du travail et qui n'en trouvent pas est bien supérieure à celle de ceux qui ne travaillent pas. » et que les contrats d’insertion ont diminué.

Nicolas Sarkozy veut obliger les allocataires à travailler 7 heures par semaine, le travail obligatoire… Il n’a donc pas compris que les gens ne veulent ni fainéanter ni bosser sept heures par semaine mais travailler 35 heures. Avoir un vrai boulot.

Ce n’est pas en donnant des coups de pieds au cul à des gens qui veulent travailler qu’on sortira de cette crise.

Nicolas Sarkozy veut réformer la prime pour l’emploi. Ce n’est pas, non plus, en disant au gens : « allez, vous n’avez qu’à travailler, ainsi vous gagnerez plus. » qu’on sortira de la boue dans laquelle nous sommes engloutis.

Le discours de Nicolas Sarkozy ne parle plus aux gens. Il n’est plus crédible. Peut-être veut-il, comme toujours, accentuer les clivages entre les Français qui travaillent et les assistés ? Ca ne fonctionnera plus. Cinq ans après, la crise est terrible. Tous les Français peuvent maintenant perdre leur boulot. On a même vu des grandes entreprises, telles que les banques, procéder à des licenciements massifs.

Tout le monde voit les dégâts de la crise. Il suffit de se promener. A côté de chez moi, un nouveau centre commercial a ouvert il y a deux ans. Une grande partie des boutiques de la galerie marchande sont vides. Fermées quelques mois après l’ouverture. Les électeurs voient que le chômage peut leur tomber sur le coin de la tronche rapidement. Les anciens sont inquiets pour leurs enfants et leurs petits enfants.

Et Nicolas Sarkozy continue à vouloir nous faire croire que par une politique répressive ou deux vagues réformes vont nous sauver.

Il avait cinq ans pour le faire.

Mais il veut toujours en rajouter. Tiens ! Cinq ans qu’il nous parle de moralisation de la vie financière. Hier, il reparlait encore d’encadrer les goldens parachutes. C’était déjà dans ses promesses en 2007.

Qu’il retourne au Fouquet’s ! Peut-être embauchent-ils des serveurs ?

La France qui souffre des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy


A l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy en Charentes Maritimes, Ségolène Royal a publié un communiqué avec l’ensemble des promesses non tenues. Les voila :

Exemple 1 – Entreprise New Fabris (Chatellerault) - « 400 emplois promis ». Résultat : L'entreprise a fermé.

Exemple 2 - Fonderies du Poitou Alu (Ingrandes) - «  Des commandes de Renault et annoncées par Besson sont toujours attendues ». Entreprise en très grande difficulté.

Exemple 3 – Aubade (Saint Savin) - Entreprise de lingerie délocalisée.

Exemple 4 - Tempête Xynthia - Mars 2010 - Sarkozy promet sur place 3 500 kilomètres de digues neuves en France et 150 kilomètres de digues en Région. On en est très loin.

Exemple 5 - Dégâts sur le PME du secteur photovoltaïque – 800 000 logements mal isolés rénovés promis lors du Grenelle. Bilan : 100 000.
Mars 2011 : faillite des entreprises photovoltaïques suite à la baisse des prix.

Exemple 6 – Heuliez (Cerizay) – La promesse de participation au capital de 10 millions d'euros par la FSI n'a pas été tenue. C'est la Région qui l'a fait.

Exemple 7 - Crédits aux PME : promesses du 20 octobre 2008 non tenues.

Exemple 8 – Entreprise CAMIF (Niort) – Chatel promet sur place le reclassement de 70 % des 600 salariés. Résultat 17 % seulement ont retrouvé un emploi.

Exemple 9 – Visite en Charentes le 9 juin 2011 avec les agriculteurs. Trois annonces face à la sécheresse :
  • SNCF et armée pour le transport du fourrage,
  • 200 millions d'euros de prêts,
  • réduction de l'irrigation sur 14 000 hectares.

Aucune n'a été tenue. La détresse des éleveurs a seulement a été mise en scène.

Exemple 10 - « ALSTOM doit aussi beaucoup aux commandes de train passé par les Régions ». 166 trains commandés le 27 octobre 2009 et payés par les Régions représentant 900 emplois chez Alstom et ses sous-traitants.

22 février 2012

Merci à LG

Qui est passé à la Comète en fin d'après-midi et qui m'a laissé un sympathique message.

La prochaine fois, qu'il me prévienne, je n'ai pas d'horaires fixes !

Tout le monde regarde vers Hollande

C’est le titre de l’article de Courrier International. « Alors que les politiques d'austérité dominent l'Europe, le candidat socialiste est perçu comme l'un des premiers à avoir proposé une autre voie. S'il venait à l'emporter, ce pourrait être le signal d'un retournement de tendance, estiment plusieurs observateurs étrangers. »

Le monde entier a les yeux tournés vers nous pour éviter que les politiques d’austérité et « la finance » dominent l’Europe.

« Plusieurs éditorialistes et observateurs d'Europe et des Etats-Unis disent l'importance qu'aurait sa victoire à l'élection présidentielle à l'échelle européenne. Dans un contexte marqué par l'austérité, le candidat socialiste est devenu, à leurs yeux, le représentant d'une autre voie. Celui aussi qui pourrait faire basculer le jeu européen vers une politique plus équilibrée entre austérité et mesures de croissance. »

Morceaux choisis :

El Païs (quotidien espagnol) : « Les dirigeants progressistes ont presque tous accepté, sans tiquer, le diktat allemand sur la règle d'or du déficit. Mais la conjoncture politique semble offrir une opportunité à ceux qui souhaitent une autre musique. Tout le monde regarde vers Paris. » « François Hollande, poursuit l'article, est le seul leader de poids qui se soit déclaré clairement contre le traité européen d'austérité négocié en janvier dernier. » « Des vingt-sept pays de l'Union européenne, quatre seulement sont gouvernés par des sociaux-démocrates ; mais une victoire de Hollande pourrait ouvrir la voie à un retournement de tendance. »

Un site Italien : « "les heures de l'austerity sont comptées". L'auteur cite François Hollande comme promoteur d'une autre politique en Europe et voit aussi en Mario Monti un possible allié de circonstance. De fait, le lundi 20 février, douze pays européens, dont l'Espagne, l'Italie et la Grande-Bretagne, ont envoyé une lettre à la Commission européenne pour réclamer des politiques de croissance. Lettre que n'ont signée ni la France ni l'Allemagne. »

The Daily Télégraphe : « Si Hollande venait à l'emporter, ajoute l'auteur, l'orthodoxie politique qui place les coupes budgétaires avant tout le reste pourrait également être en lambeaux. »


Si tout le monde pense que seule la victoire de François Hollande peut nous permettre de sortir de cette politique européenne libérale, empêchant toute croissance (à part du résultat des institutions financières), vous savez ce qu'il vous reste à faire !

François Hollande, l'Etat et la Fonction Publique

François Hollande décrit, pour « ActeursPublics.com », sa vision pour l’évolution de l’Etat et des Services Publics, ce qui nous change bien de « la politique irréprochable » de Nicolas Sarkozy et la nomination de ses proches à tous les postes clés.

Nicolas Sarkozy avait politisé la haute administration « il y a eu une politisation, à travers la trop grande place des cabinets ministériels par rapport à l’administration centrale et par des nominations politiques, surtout au ministère de l’Intérieur et à la Chancellerie. Un retour à l’impartialité de l’État s’impose. »

François Hollande souhaite :
-         revoir le mode de nomination pour les autorités indépendantes, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et certains postes comme le défenseur des droits ;
-         favoriser la diversité et la parité,
-         garantir le statut de la Fonction Public tout en ayant une gestion des « RH » interministérielle,
-         redonner confiance aux fonctionnaires,
-         en finir avec une vision purement comptable de la fonction publique (notamment avec la RGPP),
-         confier aux collectivités locales « la gestion des subventions, les crédits d’intervention, les crédits européens doivent être gérés par les collectivités », …

François Hollande rappelle par ailleurs les ravages des transferts de responsabilité des dix dernières années vers les collectivités territoriales, avec la nécessité d’embaucher du personnel pour en assurer la gestion (voir le RSA). Il rappelle également le fait que l’état se désengage de l’investissement en infrastructures et fait appelle aux régions (voir les Lignes à Grande Vitesse). « Les collectivités, qui réalisent 73 % de l’investissement public, représentent 10 % de la dette publique et que les collectivités, elles, n’ont pas le droit d’emprunter pour leur fonctionnement… »

Il souhaite néanmoins une poursuite rapide de la décentralisation (notamment pour les éléments cités ci-dessus).

François Hollande refuse de faire les grandes promesses habituelles et jamais tenues quant au nombre de ministres dans son gouvernement ou la taille des cabinets ministérielles, les Directeurs des Administrations devant redevenir les principaux supports des Ministres.

Les ministères pourront être regroupés par grands pôles avec, par exemple :
-         autour de la jeunesse, avec l’éducation, la jeunesse, les sports,
-         autour de l’économie, avec l’industrie, la production, … le tout bien séparé des finances et du budget.

La réforme de l’Etat relèvera directement du PremierMinistre, avec un ministère spécifique qui lui sera rattaché.

Le cumul d’un Ministère avec un mandat local sera interdit, pour des raisons d’emploi du temps mais aussi de conflits d’intérêts.

Voila des grandes orientations qui me plaisent bien !

Coût du travail : la TVA sociale est inutile

Le journal gratuit 20minutes à la bonne idée de rappeler, ce matin, que le coût du travail est moins élevé en France qu'en Allemagne...

Les problèmes de la France ne sont donc pas essentiellement liés à ce coût mais à un tas de raisons diverses, certaines directement liées à la politique menée par les gouvernements successifs.

En tout état de cause, cet article tombe bien, juste après le vote de la TVA sociale, hier. Son prétexte est la diminution du coût du travail.

Tu parles ! Il s'agit surtout de taxer encore plus les consommateurs.

Valérie Pécresse a annoncé je ne sais plus combien de créations d'emplois avec cette mesure (de l'ordre de 100 000, je crois, ce qui est d'ailleurs une goute d'eau : le chômage a augmenté de un million en cinq ans). Il est probable que la mesure détruise des emplois en "encourageant" une baisse de la consommation donc de la croissance.

Il est temps de foutre dehors ces incompétents.

Réussie ou pas, l'entrée en campagne ?

Les titres de la presse sont souvent étonnants. Hier, beaucoup de blogs (dont le mien) expliquait que le début de la campagne de Nicolas Sarkozy était un fiasco mais dans la journée, un nouveau sondage CSA donnait Nicolas Sarkozy et François Hollande au coude à coude… en oubliant souvent d’insister sur les 8% d’écart au second tour.

Je lisais 20minutes dans le métro. Ce brave canard gratuit nous explique en gros titre que l’entrée en campagne était parfaitement réussie alors que l’infographie juste en dessous nous montre le contraire.

Du coup, je n’ai pas lu l’article. On verra le 6 mai...