26 août 2016

Montebourg et le sondage

Avec ces histoires de Burkini, j'ai oublié de parler du sondage qui place Montebourg en tête de la primaire du PS. Pour resumer mon avis, j'aurais envie de diffuser l'interview de Gérard Collomb de ce matin (en partie au sujet de Macron). Il rappelle que le type de gauche est celui qui améliore la vie des gens. 

Notons que Montebourg est moins à droite que Sarkozy qui propose d'envoyer à un service national obligatoire que les chômeurs ce qui n'est pas du tout égalitaire. Autant foutre tout le monde dans la merde. 

Consternation, désolation et hilarité. 

C'est ainsi que les sondages ont désigné Ségolène Royal candidate en 2007. 

Burkini : et maintenant (bis) ?

Burkinis colorés pour public jeune
Trainant dans les réseaux sociaux quand la décision du Conseil d’État est sortie, j'en ai fait un billet. Néanmoins, en cinq ou six heures, depuis, il me semble avoir lu quelques conneries. Je souhaite donc apporter quelques précisions absolument pas indispensables mais les vacances se terminent et je vais arrêter de bloguer comme un taré, laissant le job à des Lyonnais de Combat.

Tout d'abord, on peut être formellement opposé au burkini et à tout signe ostentatoire et provoquant de machins religieux, comme je le suis, tout en considérant que la décision du Conseil machin, si elle est appliquée à toutes les communes concernées, est une très bonne chose et marque la victoire de ce qu'on appelle l'Etat de droit ce qui, en d'autres termes, veut dire des élus locaux qui se prennent pour des barons locaux n'ont pas le droit d'imposer n'importer quoi.

Néanmoins, on peut être partagés. Je vois un tas d'andouilles qui disent ce soir que la liberté a gagné car les femmes peuvent enfin s'habiller comme elles veulent. C'est de la foutaise, toutes ces conneries leurs sont imposées et je suis très fatigué de voir des imbéciles s'évertuer à démontrer le contraire. A partir du moment où elles s'habillent différemment pour une raison précise, c'est qu'elles n'ont plus de liberté. Par exemple, j'évite de me promener en string parce que j'ai un trop gros cul : ce n'est pas une atteinte à ma liberté, rien ne me pousse à mettre un string. 

Parlons de Valls ! J'entends des guignols exiger sa démission parce qu'il aurait été désavoué par le Conseil d'Etat. S'il fallait que tous les responsables politiques désavoués par les institutions démissionnent, on n'aurait plus grand monde au poste. Il a soutenu les maires et moi-même je l'ai soutenu. Le Conseil d’État nous a "rattrapé" et c'est aussi bien (et je le disais avant sa décision : vous pouvez relire mes billets). Quand on perd une bataille, autant préparer la suivante.

Disons que le burkini n'est pas un vrai danger contrairement à l'islamisme qui finira par nous interdire de nous promener en bikini ou de boire de la bière. La lutte reste entière et les imbéciles qui se croient de gauche et défendent une religion me rappelle Montebourg qui se croit de gauche et veut rétablir le service national et diminuer les impôts progressifs.

C'est aussi bien qu'un maire ne puisse pas décider des tenues sur les plages mais ça serait encore mieux que des religions ne puissent pas à avoir leur mot à dire, ni même les glandus qui sont persuadés qu'on persécute les femmes qui ne veulent pas se promener les fesses à l'air.

Un peu de sérieux, que diable !

Le combat n'est pas fini mais si vous voulez le laissez à la droite qui ne manquera pas de sombrer encore plus dans l'abject, libre à vous...

Burkini : et maintenant ?

Fin des vacances pour le Conseil d’État
« L’arrêté litigieux a ainsi porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle. » Le Conseil d’État vient de trancher. C'est clair et net. Alors maintenant, on fait quoi ?

Nicolas Sarkozy a lancé sa campagne, non pas contre la gauche ou pour la France mais contre l'Islam. Cela ne va pas sans nous rappeler la fin du quinquennat précédent et ce fameux grand débat sur la laïcité démarré vers fin 2010 en vue de la campagne pour 2012 ; elle fut un bide mais a réussi à plonger la France dans un état de tension sans précédent.

Et on est reparti. Cette droite terrible recommence à foutre le bordel, comme elle n'a jamais cessé de le faire. Je me rappelle lors des débats de la manif pour tous où elle accusait la gauche de diviser la Nation (en tenant ses promesses de campagne, tiens !). Nous faut-il vraiment supporter ces guignols qui tentent en permanence de diviser pour mieux régner. C'est ce que l'on reproche à Nicolas Sarkozy depuis toujours ou presque. En 2017, on l'accusait de monter les salariés du public contre les fonctionnaires, les travailleurs contre les chômeurs,...

Le problème est qu'à gauche, on tombe un peu facilement dans le panneau, quel que soit le panneau. Non, on ne peut pas tolérer de tels arrêtés municipaux mais on ne peut pas taper sur des policiers qui font leur boulot si on est d'un côté ou défendre les maires, ce que j'ai fait (du moins, j'ai défendu Valls), si on est de l'autre. Mais on ne peut pas non plus défendre le burkini, dire que c'est un habit comme un autre, que c'est une tradition, que les femmes souhaitent le porter,...

On ne peut pas non plus tolérer, dans notre camp, des gens qui assimilent l'islam à l'étranger, trouvant ainsi un prétexte gratuit pour traiter les autres de racistes (ou d'islamophobe, ce qui revient au même dans le langage courant de ces imbéciles) ou, dans l'autre, des types qui tapent sur l'islam pour faire semblant de ne pas taper sur les immigrés, les étrangers et tous ceux qui ont du poil dans les oreilles maladroitement caché.

Il nous faut lutter calmement contre l'islamisme, c'est-à-dire la montée progressive d'un islam radical, salafiste, voilalabite ou autre dans nos banlieue en arrêtant toutes les conneries qui voudraient faire passer la burqa comme un exemple des luttes progressistes...

Il y a du boulot. Restons calmes.

25 août 2016

Burkini : tout est à refaire

Surveillant de baignade débonnaire
Je me retrouve assez bien dans cette tribune de Xavier Garcia, 1er Secrétaire du PS des Alpes-Maritimes, signalée il y a une petite heure par Laurent Bouvet dans Facebook. Vous n'avez qu'à la lire plutôt que de vous fier à mon résumé parfaitement partial : ces arrêtés antiburkinis sont ridicules, presque mortifères, mais on ne peut pas défendre le port de ces machins.

Après quelques jours ou quelques semaines de polémiques, on se retrouve toujours dans la même situation, en France : il faut être dans un camp ou dans un autre et on ne peut plus analyser froidement une situation sans passer pour un traitre à la cause.

Du coup, j'aime bien l'espèce de violence d'un de mes sympathiques confrères : « Une femme qui pratiquerait un islam rigoriste salafiste (voilée donc) n'a pas le droit de fréquenter les plages car dans sa religion, il est strictement interdit de se retrouver dans des lieux où les femmes sont moitié à poil et les hommes aussi. La pureté ne doit souffrir la proximité ni la vue de la luxure de cette Sodome et Gomorrhe laïque et tellement lubrifiée. »

Vous en tirerez la conclusion que vous voulez parce qu'il est facile d'entasser les mots pour en tirer n'importe quoi, c'est une sorte de spécialité dans la blogosphère et surtout dans Twitter. Pour ma part, j'en tire la conclusion que la bouffonne était bien dans la provocation et mérite des baffes, ce qui n'enlève pas le côté saugrenu des arrêtés.

Du coup, une personne censée ne peut plus rien dire mais, heureusement, je n'ai pas cette tare.

Cette période aura fait du mal. Elle a vu des gens tenter de démontrer que la burkini était un vêtement comme les autres et d'autres accuser les policiers municipaux de faire leur boulot mais aussi parce que des élus, essentiellement de droite, ont fait n'importe quoi pour assurer le buzz avec un Premier Ministre qui, dans sa position, ne peut pas les contredire. On a vu des gens réagir à ce qui est évidemment une provocation incapables du moindre rétropédalage, voire insistant sur la légitimé de l'autre tarée d'aller faire une sieste dans une tenue illégale devant un poste de police, tentant de démontrer, avec la foule, que ce n'est pas une provocation.

Les dégâts sont faits. Il faut maintenant espérer que le Conseil d’État invalide les arrêtés mais tout le travail restera à faire car on ne peut tolérer la monter du salafisme et d'autres cochonneries dans notre pays.

Mais ce qu'il y a de sûr, c'est qu'on entend depuis quelques mois de plus en plus les militants de gauche opposés à une posture musulmaniste, électoraliste. Et c'est heureux. On va essayer de les aider et on passera pour des fachos auprès d'imbéciles tellement sûrs d'eux qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils poussent la France du mauvais côté, celui de l'obscurantisme religieux, celui que la gauche se doit de combattre.

Enfin, on dit beaucoup que la France est isolée, dans son combat, on le dit pour rabaisser encore plus ce qui se battent contre la montée de l'islam. Malheureusement, elle n'est pas isolée.

24 août 2016

Burkinice, sa plage, ses baigneuses,...


La petite dame avait chaud et est allé faire la sieste sur la plage de galet, sans le moindre accessoire plage, pas la moindre serviette, le moindre pack de bière ou tout autre objet. 

Elle, les galets, son Burkini,... Et le photographe bien placé. Les condés sont passés par là. Lui ont rappelé que c'était interdit, lui ont collé une amende. Elle a enlevé son chiffon. En moins de temps qu'il ne me faut pour vider un demi quand il fait 39 à 17 heures, les photos ont fait le tour des réseaux sociaux. Les gauchistes ont très rapidement crié au fascisme, y compris les plus modérés. Tiens ! Un copain qui se reconnaîtra a fait une publication sur Facebook : "c'est un sujet que je n'aime pas évoquer mais là, c'est trop, les partisans de l'interdiction, surtout ceux de gauche, devrait voir que ça sert à stigmatiser et que cela va faire le lit du FN."  Je brode un peu. 

Sauf que n'importe quel observateur avisé voit assez rapidement que c'est une mise en scène, une provocation,... Les gauchistes sont tombés dedans. Ils font le lit du FN c'est dommage mais, n'est-ce pas, c'est toujours l'autre qui fait le lit du FN. 

Mon confrère gros El Camino évoque cette histoire :
http://www.gogocamino.com/2016/08/la-photo-surprise.html. 

Et il a eu les blogs et tombé sur celui d'un confrère qui dit : "Si t’es pas choqué par ces images, c’est que t’es en train de virer facho". Comme El Camino, je ne suis pas choqué par ces images. Je suis par contre choqué par la photo d'une dame faisant ouvertement de la provocation en s'habillant de cette tunique pour faire une sieste - un bain de soleil ! - sur une plage de galet. Je suis choqué par les andouilles qui tombent dans le piège, qui font des billets de blog sans réfléchir, pour dénoncer, toujours dénoncer encore dénoncer, même des faits qui n'en sont pas. 

Et comme ils n'ont rien à dire, aucun fond pour combler ce qu'ils ont entre les oreilles, ils sortent les gros mots : FACHO. 

Facile de traiter de fasciste ceux qui ne sont pas d'accord avec toi. C'est fasciste. 

Les gens, est-ce que vous ne pourriez pas garder raison, attendre deux ou trois heures avant de réagir,... ? Et avant de critiquer les autres. 

23 août 2016

Ils sont devenus fous !

Je n'ai pas pu m'empêcher de rigoler, ce matin, en voyant l'information en une de Google News au sujet du dernier sondage de popularité de nos personnalités politiques. Deux descendent : Arnaud Montebourg et Nicolas Sarkozy. Beaucoup montent dont François Hollande et Alain Juppé. 

Je n'ai pas envie de parler de Sarkozy. J'ai l'impression que la campagne va être très chiante. Et lui taper dessus revient à défendre Juppé qui serait bien plus dangereux pour la gauche que l'autre... Dilemme. 

Montebourg a clairement laissé entendre, dimanche, qu'il ne passerait pas par la primaire si Hollande était candidat. Immédiatement, il s'est fait accuser de torpiller la gauche. D'après mon Facebook, il aurait fait un grand rétropédalage, hier. Ça commence. 

Un ami, Melclalex, grand supporter de Nono me disait hier que, de toute manière, je haïssais Montebourg depuis 2011. Il se méprend : déjà, avant, je ne pouvais pas le blairer. Par contre, ce n'est pas à moi qu'il faut le reprocher ! Je suis assez objectif pour reconnaitre que les affinités politiques ne sont pas nécessairement rationnelles et c'est dommage qu'il faille le rappeler à un membre du PS où des personnes de même avis s'engueulent depuis la nuit des temps. 

C'est à Nono de me donner envie de l'aimer, de voter pour lui, et pas à moi de me flageller. Il faut se mettre à la place des électeurs... Il ne faut pas faire l'éternelle erreur de croire que le meilleur discours fera plier les gens (à part de rire). Je veux bien croire que Montebourg n'est pas un grand con prétentieux uniquement intéressé par sa propre personne mais s'il en a l'image, ce n'est pas de ma faute. 

En plus, il faut se mettre dans le crâne qu'un type détesté au sein même de son camp n'a aucune chance de gagner avec ses idées. Demandez à Mme Royal. Que je ne pouvais pas blairer en 2007, ce qui a changé depuis. Tout arrive. 

Je vais néanmoins rassurer Melclalex. Si Montebourg est opposé à Juppé ou Sarkozy au second tour, je ferai sa campagne. Par contre, s'il est opposé à Bayrou ou Mélenchon, je ne réponds de rien. 

Mais c'est surtout Cécile Duflot qui retient mon attention dans les informations du jour. Je reconnais que c'est une perte de temps mais je suis en vacances. 

Elle a dit au moins deux conneries. 

La première fait sans doute suite au discours de Nono. En gros, elle regrette d'avoir fait partie du mouvement de 2002 avec Hollande. C'est bien facile. Elle est néanmoins coupable, avec Martine Aubry, d'une partie des déboires de Pépère avec cet accord électoral inique obligeant Hollande à mettre des conneries dans son programme et l'empêchant d'avoir une majorité franche. 

Évidemment, le président a une part de responsabilité dans ses échecs (et en plus, il n'a pas eu de bol,...) mais je tiens à ce qu'on n'oublie pas les torts de certains, y compris de Montebourg, d'ailleurs. 

Mais Mme Duflot a atteint le sommet du ridicule en disant que la gauche au pouvoir n'a pas fait tout ce qu'il fallait contre le chômage (ce en quoi elle n'a probablement pas tort) et surtout en disant que la lutte contre le chômage était une question de volonté. C'est dommage, depuis 40 ans, nous n'avons que des gouvernements sans volonté. 

Prenons bien attention, en 2017, à choisir des gens AVEC DE LA VOLONTÉ. 


Hors sujet, j'ajoute que j'aimerais bien que les candidats de tous côtés se saisissent de "vrais sujets". Ils peuvent lire les blogs, pour avoir des idées. Notamment celui de Seb Musset qui parlait d'hier du statut d'auto entrepreneur. 
http://sebmusset.blogspot.fr/2016/08/Uber-black-autoentreprise.html
Lire le blog de Seb n'est pas fatigant. Il fait un billet tous les quatre mois. 

Par ailleurs, un détail est enrichissant. On ne peut pas dire que Seb et moi soyons du même côté de la gauche. Il n'empêche que quand on entre dans le fond d'un dossier, on est presque toujours d'accord. 

Comme quoi, les postures...

Demandez à Seb et à moi de traiter deux points du programme de Montebourg, le service militaire et l'accession à la propriété, il est fort probable qu'on arrive aux mêmes conclusions. Qui nous enverraient voter Mélenchon ou Bayrou, pas par affinité politique mais par goût du sérieux. 

22 août 2016

2017, mon amour

Nous sommes au soir du premier tour de la primaire de "la Belle Alliance Populaire", en 2017. Un imbécile a pris mon PC et je suis à nouveau obligé de faire des billets avec mon iPhone. Les scores définitifs ne sont pas tombés. François Hollande est en tête avec 40% malgré le battage fait par Arnaud Montebourg et Jean-Luc Mélenchon. Les électeurs socialistes sont fidèles et logiques : on ne choisit pas une ligne politique mais un candidat. Benoît Hamon a environ 18%. Emmanuel Macron, 10. Tous deux savent qu'ils n'ont aucune chance pour le deuxième tour et se rendent compte qu'ils ont l'opportunité de créer les conditions de rassemblement. Macron se voit déjà premier ministre et Hamon imagine pouvoir accomplir le destin d'une vie : prendre la tête du PS. Manuel Valls ne pouvait pas se présenter contre François Hollande et a décidé d'attendre 2022. Hamon retire sa candidature. Macron, Valls et lui sont derrière Hollande. 

Nous sommes maintenant au soir du premier tour de la présidentielle, en avril. Marine Le Pen est en tête avec 28% des voix, Nicolas Sarkozy est deuxième avec 22. François Hollande a 18%, Jean-Luc Mélenchon 14 et Arnaud Montebourg 10. Avec Cécile Duflot et les autres petits candidats de gauche, l'ensemble des voix de gauche dépasse 45%, un excellent score comparé aux précédents scrutins équivalents et compte tenu des circonstances. Mais il ne sert à rien. La gauche ne sera pas au second tour. On se console comme on peut. 

François Hollande vient de prononcer son discours. Il assume sa défaite et prend sur lui la défaite de la gauche. Les observateurs le félicitent et préparent les titres pour le lendemain : la gauche échoue à cause d'Arnaud Montebourg qui a encore pété plus haut que son cul. François Hollande sauve les meubles. 

Grâce à Arnaud Montebourg, Nicolas Sarkozy sera le prochain président de la République. 

Rassurez-vous, je ne vais pas vous pondre des billets de politiques fiction jusqu'à mai prochain. Il n'empêche que je vous invite à imaginer d'autres scénarios plus crédible. On peut tout imaginer, même la candidature de Bayrou qui se prend pour le messie mais qui ne servira qu'à réduire le score des deux ex présidents... Et de Montebourg. 

Toujours est-il que j'ai lu plusieurs analyses cherchant un sens à la candidature de Montebourg. Je suis rassuré : je ne suis toujours pas celui qui dit le plus de connerie. 

Montebourg, le roi

Ancien promoteur de la primaire à gauche
Vous ne pouvez pas avoir loupé cela : Arnaud Montebourg est candidat à la présidentielle. Tout le monde a compris qu'il ne passera pas par la primaire si François Hollande y est. C'est bien compréhensible, Nono serait largement battu. Alors, il veut aller directement au front. C'est rigolo. C'est justement Nono qui avait été promoteur des primaires au sein du PS. Ca vous laisse mesurer la constance, voire la rectitude du monsieur. Il nous a montré qu'il était prêt à tout pour sa gueule et comme le premier Mélenchon venu, pense qu'il est le seul à pouvoir sauver la nation, à gauche.

Figurez-vous que j'ai lu le discours. Je n'allais quand même pas l'écouter.

Je vous passe les épisodes où il tape sur Hollande et les autres andouilles, sauf un. Celui où il dit que si on l'avait écouté, les hauts-fourneaux de France auraient été sauvés. Cela n'est évidemment pas vérifiable mais je ne peux me résoudre à accorder la moindre confiance à type qui essaie de nous faire croire que l'avenir du pays passera par la production d'acier.

Il a dit qu'il voulait renégocier les traités européens. Si ! Relisez. Il ne l'a pas dit ainsi, mais c'est exactement ce qu'il ressort de ses propos. Le même promesse que François Hollande, la première « non respectée » pour laquelle Pépère s'est fait tombé dessus.

A propos d'Europe, il a dit qu'il s'en foutait de ne pas respecter les critères, quitte à payer les amendes et autres sanctions imposées par Bruxelles ! Bravo le responsable politique, le grand Républicain qui ose dire cela.

Il a dit qu'il voulait « rebaisser » les impôts des plus démunis qui ont augmenté depuis cinq ans mais uniquement les impôts sur le travail (on se demande ce que cela veut dire). C'est bien de gauche, cela, de diminuer les impôts sur le revenus, pas sur la consommation ? Hum...

Il a dit aussi qu'il voulait favoriser l'accession sociale la propriété ! On dirait du Borloo. C'est bien de gauche, ça, d'aider les gens à devenir propriétaires ? Ce ne risque pas de laisser encore plus les plus faibles, ceux qui n'ont même pas les moyens de payer un loyer, sur le côté ? Hum...

Par contre, il n'a rien dit sur l'éducation, sur la justice,... Dans un discours programmatique de gauche. Ca fait mal. Il n'a pas parlé des évolutions du monde du travail. Il est resté au siècle dernier, voire à l'avant dernier.

Non seulement, c'est le plus grand ringard de la classe politique mais, en plus, il n'est même pas de gauche. C'est triste. Désolé si je fais de la peine à certains avec ces propos mais rappelez-vous ce que ce cornichon a dit à propos de François Hollande, hier.

Ce qu'il y a de bien, c'est qu'il a réussi à ressouder les supporters d'Hollande, dans Twitter, hier. Je les suivais distraitement en regardant le sport, à la télévision. Parce que les grandes messes organisées par des types qui se prennent pour des dieux (et voudraient casser la Cinquième République et son « homme providentiel ») me font toujours rigoler. Même Mitterrand à la roche de Solutré était ridicule mais pas tant que ses innombrables suiveurs.

Notamment les journalistes.

21 août 2016

Loudéac et la Cidéral : révisons l'intercommunalité [et les communes nouvelles !]

Eglise moche perplexe en imaginant son rôle dans l'Argoat
C'est le premier jour de mes vacances, au cours d'une conversation en terrasse du 1880 – de La Grange, pour être précis – que tout a commencé. Nous avons commencé par nous interroger sur la frontière entre Trévé et Loudéac puis nous avions parlé de nos rivières locales, montrant notre inculture géographique. Nous ignorions par exemple si le Lié se jettait dans le Blavet ou dans la Dordogne, c'est vous dire. Pokémon Go a pris la suite puisque j'ai entamé la recherche de Pokéstops dans les communes voisines puis, de kilomètre en kilomètre et de carte routière en Wikipederies, le blogueur politique passionné par l'organisation territoriale a pris le dessus.

Je vais tenter de faire preuve de vulgarité, non pas en parlant de bites et de nichons, mais en pensant à mes lecteurs qui viennent du monde entier, notamment Lyon, Roquemaure, le Plessis-Hébert et Le Kremlin-Bicêtre. Je ne vais d'ailleurs donner aucune information puisque tout est chez Wikipedia.

Loudéac est une commune de 10000 habitants du Centre Bretagne, au sud des Côtes d'Armor, à peu près à mi chemin entre l'est et l'ouest de ce département. Elle est le « chef lieu » de la Cidéral, « La Communauté intercommunale pour le développement de la région et des agglomérations de Loudéac », bref, la communauté de communes. Son prédécesseur, le Sidéral (S pour « syndicat ») est né en 1990. Elle est devenue le Cidéral peu après, en 1994, après une réforme des intercommunalités. En 2014, 20 ans après, donc, une nouvelle Cidéral est née en fusionnant avec deux intercommunalités voisines, celle du « Pays de Corlay » et celle du « Pays d'Uzel-près-l'Oust », plus des communes voisines, issues d'autres communautés.

Une autre fusion pourrait avoir lieu en 2017, avec deux intercos situées à l'est, autour de Merdrignac et Collinée. Mûr-de-Bretagne devrait rejoindre la troupe (de même que Saint-Connec mais ces braves gens ne sont pas spécialement moteurs dans l'opération et il est probable que le préfet doive leur donner un coup de pied au cul). Toujours est-il qu'en 2017, la communauté de commune devrait dépasser les 50000 habitants, atteignant ainsi les objectifs fixés par le gouvernement.

Carte avec des communes mais le blogueur fainéant n'a pas vérifié l'exhaustivité
En supplément gratuit, voilà la liste des communes du futur Cidéral : Allineuc, Caurel, Coëtlogon, Collinée, Corlay, Gausson, Gomené, Grâce-Uzel, Hémonstoir, Illifaut, La Chèze, La Motte, La Prénessaye, Langast, Langourla, Laurenan, Le Cambout, Le Gouray, Le Haut-Corlay, Le Quillio, Les Moulins, Loscouët-sur-Meu, Loudéac, Merdrignac, Mérillac, Merléac, Mûr-de-Bretagne, Plessala, Plouguenast, Plumieux, Plussulien, Saint-Barnabé, Saint-Caradec, Saint-Connec, Saint-Étienne-du-Gué-de-l'Isle, Saint-Gilles-du-Mené, Saint-Gilles-Vieux-Marché, Saint-Gouéno, Saint-Guen, Saint-Hervé, Saint-Jacut-du-Mené, Saint-Launeuc, Saint-Martin-des-Prés, Saint-Maudan, Saint-Mayeux, Saint-Thélo, Saint-Vran,Trémorel, Trévé et Uzel. Voila. Par ordre alphabétique, en plus.

Un observateur avisé remarquera la présence d'un machin qui s'appelle « Les Moulins » au centre de cette liste. Les Moulins est une « commune nouvelle » issue du regroupement des communes de Plémet et de la Ferrière, cette année. J'en avais entendu parler par les blogs de Jacques. Il y a un article, cette semaine, dans le Courrier Indépendant, l'hebdomadaire local. Ils veulent changer de nom, à nouveau, pour reprendre celui de Plément, la plus importante des deux communes.

Je n'ai jamais parlé des communes nouvelles dans mon blog. C'est un truc qui est issu des réformes territoriales sous Sarkozy puis sous Hollande, pour favoriser le regroupement des communes et en diminuer le nombre (rappelons qu'il y en a 36000 en France, contre 8000 en Allemagne, Espagne et Italie). « La commune nouvelle est une collectivité territoriale qui se substitue à plusieurs communes contiguës. Celles-ci subsistent sous forme de « communes déléguées » reprenant le nom et les limites territoriales de l'ensemble des anciennes communes dont la commune nouvelle est issue, sauf délibération contraire du conseil municipal de la commune nouvelle. »

« Les communes nouvelles ont les mêmes compétences que les autres communes. Leur fonctionnement est inspiré de celui instauré par la Loi PLM, les communes déléguées ayant des compétences proches16 de celles des arrondissements municipaux. »

« Chaque commune déléguée dispose, si elle est créée ou maintenue :
- d'un maire délégué, désigné par le conseil municipal de la commune nouvelle, qui est officier d'état civil et officier de police judiciaire, et peut être chargé de l'exécution des lois et règlements de police dans la commune déléguée. Il peut recevoir du maire de la commune nouvelle diverses délégations ;
- d'une annexe de la mairie dans laquelle sont établis les actes de l'état civil concernant les habitants de la commune déléguée ;
et éventuellement, sur décision du conseil municipal de la commune nouvelle, d'un conseil de la commune déléguée, composé du maire délégué et de conseillers communaux, désignés par le conseil municipal de la commune nouvelle parmi ses membres. Le conseil municipal de la commune nouvelle peut également désigner, parmi les conseillers communaux, un ou plusieurs adjoints au maire délégué. »


Tu vois, t'en apprends des choses, avec moi ! Et c'est probablement important. Dès que la campagne pour 2017 sera terminée, les évolutions de l'organisation territoriales devraient prendre le dessus.

Edit : je parle plus haut sans trop la nommer de la communauté de commune du Mené, autour de Collinée, au sein de la commune nouvelle "Le Mené" ce qui en fait d'ailleurs la deuxième plus grosse commune de l'interco, après Loudéac, avec plus de 6000 habitants. Merci à David de m'avoir signalé mon erreur (coupable mais pas responsable, la page "Cidéral" de Wikipedia contient une légère erreur, bien pardonnable avec tout ce bordel, mais je ne sais pas corriger, cela nécessiterait une remise en page de la partie concernée).

Mais revenons à Loudéac et la Cidéral. Loudéac est appelée la « commune centre » de la Cidéral dans le jargon administratif. Un projet est en cours : fusionner Loudéac avec des communes voisines. Loudéac deviendrait donc une « commune nouvelle », un peu comme Les Moulins et ses voisines des « communes déléguées ». Parmi ces communes (là, c'est moi qui m'avance), on pourrait avoir : La Motte, Trévé, Saint-Caradec, Hémonstoir, Saint-Barnabé, La Prénessaye,... Le but serait que la population de Loudéac dépasse 15000 habitants.

La Cidéral passerait alors du statut de « communauté de communes » à celui de « communauté d'agglomération ». Pour résumer la différence, la « communauté de communes » n'a qu'un rôle de « gestionnaire » alors que la « communauté d'agglomération » peut mener des projets. En gros, elle a plus de pouvoir, par rapport aux municipalités, que les autres machins mais pas que les « communautés urbaines ». Vous en savez autant que moi.

Je ne sais pas si la Cidéral va changer de nom avec ces fusions. Je verrais bien un truc du genre « Intercommunalité d'Argot  - Territoire du Centre Bretagne ». Tiens ! Et la « commune nouvelle » de Loudéac... Comment pourrait-elle s'appeler. Pourquoi pas « Pays de Loudéac ». J'aime bien ces notions de pays et de territoire. Mais je suis presque hors sujet.

Tapons « Pays de Loudéac » dans Google. Les trois premières entrées sont des âneries. On tombe ensuite http://www.centrebretagne.com/ titré « Pays Centre Bretagne ». Wikipedia nous en apprend plus : « Le syndicat mixte du pays du Centre-Bretagne regroupe 48 communes du département des Côtes-d'Armor autour de Loudéac, Plémet et Merdrignac. » Le président de ce machin est le même que celui de la Cidéral. Notons bien, au passage, que les zones géographiques couvertes par ces deux machins sont à peu près identiques. Les compétences du « Pays du Centre Bretagne » regroupe différents trucs dont, en particulier, « l'Office du Tourisme ».
sur un site web

Cherchons maintenant « Argoat » dans Google. « L'Argoat ou Arcoat désigne la Bretagne intérieure, la Bretagne « boisée » par opposition à l'Armor, la Bretagne littorale. » La page Wikipedia n'en dit pas beaucoup plus et renvoie directement à la page du Pays du Centre-Bretagne.

La boucle est à peu près bouclée. La Cidéral est « le Centre-Bretagne » et « l'Argoat » selon les définitions encyclopédiques du web (mais il est évident que les patelins plus ou moins voisins, presque jusqu'à Rennes, d'ailleurs !, peuvent s'en revendiquer...).


A toi de jouer pour trouver des noms et prédire l'avenir et les volontés de nos élus... La fusion du pays et de l'interco ? La fusion de Loudéac et des communes voisines ?