03 juin 2012

Aidez-nous à trouver le dépeceur canadien

Le Céréales Killer Canadien qui a mangé un Chinois (c'est interdit par la loi Canadienne, pour ma part, j'habite à côté du Quartier Chinois, je croise parfois quelques chinoises appétissantes mais je n'aime pas manger exotique) est arrivé en France, parait-il. Nous avons pu en trouver une photo pour aider la police à faire des recherches. Il s'est déguisé en vieillard sénile pour ne pas effrayer les gens.

Regardez bien la photo. Qui irait croire que derrière cette baderne alcoolique à tête de blogueur normand se cacherait un mangeur de Chinois. Ce qui explique d'ailleurs sa légère surcharge pondérale.

Le dépeceur, en arrivant à Paris, a traîné quelques temps dans le 15ème arrondissement puis vers le Kremlin-Bicêtre. Il se serait maintenant réfugié dans le nord les Côtes d'Armor. Notre carte (ci-dessous) vous donnera plus de précisions sur la localisation.

Je suis inquiet : c'est le berceau de ma famille paternelle. Mais aujourd'hui ce n'est pas la fête des pères mais celle des mères. 


J'y pense ! Un céréales killer, c'est forcément un buveur de bières, non ?


02 juin 2012

Des commentaires violents en campagne ?

« Lui n’a ni regret, ni amertume. Mais c’est vrai, il a fait l’objet d’un lynchage permanent. Une violence dans les commentaires que l’on n’avait pas connue depuis la IIIe République finissante ou la guerre d’Algérie… » Voila ce que déclare Brice Hortefeux à propos de l’échec de Nicolas Sarkozy à l’élection Présidentielle.

Ils sont rigolos, à droite ! Ils ont toujours des explications à tout : les commentaires sont violents, maintenant. Ils étaient pourtant moins négatifs quand Jacques Chirac traitait Laurent Fabius de roquet, il y a bientôt trente ans.

Je vais leur rappeler la campagne de 2007. Les commentaires avaient été moins violents ? Tout était organisé par la presse et par la droite pour mettre un focus sur les divisions de la gauche et pour faire passer notre candidate pour une cruche.

Je vais leur rappeler la campagne de 2002. Tout était organisé pour favoriser le sentiment d’insécurité, pour virer le seul candidat sérieux, tellement sérieux qu’il en a loupé sa campagne d’ailleurs.

Je vais leur rappeler le quinquennat de Nicolas Sarkozy qui a été d’une violence délirante avec l’organisation de débats pour diviser les Français, pour taper sur des pans entiers de la population. Le seul bilan qu’on retiendra de cette période est la mise en avant du mot « stigmatiser » !

Je vais aussi leur rappeler la dernière campagne et toute sa violence, en plus des discours de Nicolas Sarkozy, juste deux ou trois exemples de la dernièère quinzaine : les propos de Madame Rosso-Debord contre Najat Vallaud-Belkacem, la présomption de légitime défense pour les policiers, le vrai travail,  …

François Hollande a gagné aussi parce qu’il était le plus apaisant, le moins violent, …

Pour la première fois de la cinquième République, le Président sortant n’est pas arrivé en tête au premier tour. On pourrait rajouter : alors qu’il était le seul candidat significatif de son camp. Ce n’est pas la peine de chercher une raison dans la violence des commentaires : les électeurs, y compris ceux de droite, on choisit quelqu’un d’autre au premier tour parce qu’ils ne voulaient plus de Nicolas Sarkozy et de la politique menée pendant cinq ans.

Je propose un exercice à nos brillants analystes politiques pour leur samedi après midi : relire les communiqués de presse du Parti Socialiste et de l’UMP depuis le 1er janvier pour vérifier qui était plus violent.

01 juin 2012

Réactionnaires de rien (du tout)

François Hollande a gagné. Je suis content. J’espère que la gauche va remporter les législatives. Il y a très peu de commentateurs et de blogueurs qui viennent de ce qu’on pourrait appeler une droite modérée (même si certains blogs libéraux sont actifs). Du coup, on entend plus que les sarkozystes et les réactionnaires mais ils ont souvent le fond percé.

Didier Goux, par exemple, appelait hier à signer une pétition contre le financement des associations antiracistes. C’est drôle. A chaque fois ou presque que j’encourageais mes lecteurs à signer des pétitions « bien pensantes », il se foutait de ma gueule et m’expliquait qu’il ne signait jamais de pétition, que les pétitions étaient ridicules, notamment par Internet.

Pendant cinq ans, mes commentateurs réactionnaires m’ont « encouragé » dans mes critiques de Nicolas Sarkozy, pas nécessairement ouvertement. Didier, toujours par exemple, se contentait de se foutre de ma gueule mais sans jamais réellement démentir mes avis.

Ils n’aimaient pas Nicolas Sarkozy et sa manière de faire de la politique, sentant bien qu’il allait échec sur échec, que ses déclarations, sa politique contre l’immigration, … n’étaient que des gesticulations. Ils n’allaient évidemment pas approuver mes propos de gauchiste modéré…

Pourtant, j’en ai trouvé plusieurs qui qualifiaient Nicolas Sarkozy de socialiste, voulant défendre leur point de vue de la société, certains réactionnaires étant ultralibéraux (pas tous, certains n’ont aucune connaissance en économie). Ca en était risible : Nicolas Sarkozy est tous sauf socialiste. Il est probablement étatiste vu qu’il faisait des lois pour à peu près tout et qu’il a laissé monter le taux de prélèvements obligatoires. Il se disait libéral et les libéraux l’ont largement soutenu en 2007 avant de déchanter rapidement. Ca en était risible car nous luttions aussi contre ce libéralisme endiablé, confondant volontairement le libéralisme et le capitalisme.

Maintenant que Nicolas Sarkozy a disparu, ils sont perdus…

Ca a commencé bien avant l’élection, quand ils ont compris que François Hollande serait le prochain Président de la République. Les réactionnaires pas trop libéraux soutenaient Marine Le Pen. Les réactionnaires libéraux soutenaient également Marine Le Pen tout en critiquant son projet économique et social. Le plus drôle, c’est probablement qu’ils le faisaient au nom du changement, ce fameux changement dont les blogueurs de gauche se réjouissent maintenant !

Mais ils savaient que Marine Le Pen ne serait pas élue, avec peut être, quand même, un vague espoir il y a 6 ou 8 mois, quand elle cartonnait dans les sondages. Quand Nicolas Sarkozy a lancé sa campagne, ils ont eu un autre moment d’espoir que le candidat socialiste ne gagne pas, mais ils ont vite compris que c’était plié.

Ainsi, depuis quelques temps, ils sont perdus. Pour un peu, ils vont organiser un « No François Hollande Day » et créer une page Facebook « Unité 2017 » !

Cela étant, ils n’ont pas grand-chose à dire. Ils ne pouvaient pas vraiment critiquer le laxisme supposé de la gauche en matière d’immigration et de sécurité puisqu’ils avaient besoin de démontrer l’échec de Nicolas Sarkozy en la matière. Ils ont pu se lâcher sur quelques trucs, comme au moment de l’annonce de la réforme du quotient familial. Ne pas toucher aux familles, mon Dieu ! Mais donner des milliers d’euros à des ménages qui en gagnent déjà plus de 4 ou 5000 par mois n’est pas défendable et un bon libéral jugera que l’état n’a pas à encourager les gens à faire des mômes, ce n’est pas son rôle. D’autant que dans leur esprit, ce sont souvent les immigrés qui bénéficient des politiques familiales.

Perdus… Surtout que le coup des chars Russes aux portes de Paris ne marche plus. C’est dommage, d’ailleurs, ça m’aurait aussi amusé, habitant le Kremlin-Bicêtre, à la porte (d’Italie) de Paris.

Alors, ils ont trouvé deux angles d’attaque, les deux seules qui sont sorties de leurs cerveaux : l’attaque frontale contre les socialos, surtout François Hollande, et la moquerie à notre égard quand on fait des billets pour critiquer l’UMP ou pour « montrer notre contentement » des actions menées. C’est de bonne guerre.

Moquerie des blogueurs de gauche ?

Dans mon précédent billet, je disais que j’étais content du changement visible depuis l’élection de François Hollande, ces petites touches, jour après jour.

Didier Goux a heureusement pris certains de mes propos au second degré mais Jacques Etienne, autre blogueur réactionnaire, a mis complètement à côté de la plaque. Je lui ai alors fait remarquer qu’il était aigri. Tout ce qu’il a trouvé à me répondre est « Aigreur ? Je n'en vois qu'à gôche... »

Juste après, Jacques Etienne a fini par comprendre qu’il avait écrit une grosse connerie et est donc venu laisser un autre commentaire : « Plus que de l'aigreur, tous ces enthousiasmes provoquent en moi l'hilarité. Il faut dire qu'ils succèdent à tant de haine qu'on peut les comprendre. N'importe comment, les gens de drouate attendent beaucoup moins du politique que ceux de gôche. Tout ce qu'ils demandent c'est d'éviter que la gôche soit au pouvoir. Ça ne marche pas à tous les coups. »

Toujours strictement aucun fond mais il s’est rendu compte de l’énormité qu’il venait de proférer. On pourrait décomposer ses propos. « Plus que de l'aigreur, tous ces enthousiasmes provoquent en moi l'hilarité. » Ben oui, moi aussi quand les joueurs de foot se trémoussent sur le terrain (et que les supporters se réjouissent dans Twitter) au moindre but marqué, je trouve ça profondément ridicule. Mais je comprends cette joie et je ferme ma gueule. « N'importe comment, les gens de drouate attendent beaucoup moins du politique que ceux de gôche. » Toujours cette façon ridicule d’écrire droite et gauche. Cela étant, c’est amusant comme argument : personne n’a fait autant de lois que Nicolas Sarkozy et augmenter autant le nombre de taxe, la fiscalité, la dette de l’état, … Nicolas Sarkozy s’est posé jusqu’à la « perte du A » comme un sauveur de la nation, comme un rempart, … Nicolas Sarkozy a voulu transférer des pouvoirs à l’Europe, qu’elle puisse imposer ce qu’elle voulait aux peuples. Mais, c’est Nicolas Sarkozy le candidat de la droite, le candidat de ceux qui attendent mois de l’état ? C’est amusant.

« Tout ce qu'ils demandent c'est d'éviter que la gôche soit au pouvoir. » L’aveu est fait. Le seul objectif est d’éviter la gauche. Il n’y a strictement rien derrière, aucun argument, juste un principe. « Eviter la gauche ». C’est le drame de la gauche, d’ailleurs. A gauche, au moins, on ne veut pas éviter la droite, on veut qu’elle éviter d’appliquer ses promesses électorales. D’ailleurs, Nicolas Sarkozy avait mis en place un paquet fiscal en début d’année mais a fini par revenir sur trois quarts des mesures, tellement elles sont mauvaises.

J’invite Jacques Etienne à aborder le fond. Les engagements de campagne des candidats. S’il arrive à trouver des engagements à droite… J’invite aussi Jacques Etienne à étudier point par point le bilan de Nicolas Sarkozy. En fouillant dans le site du Front de Gauche et du Parti Socialiste, il trouvera un tas d’explications…

Attaques aux personnes

Pendant toute la campagne, Didier Goux appelait François Hollande « l’endive batave » et Jean-Luc Mélenchon « le stalinien aux dents jaunes ». Il a arrêté « l’endive batave » le jour de l’élection et en avait fait un billet. La fonction de Président de la République se respecte et Didier ne voulait pas être aussi ridicule que tous les blogueurs gauchistes qui n’appelaient Nicolas Sarkozy que par des sobriquets divers, type « le nain » ou « le nabot » (ce que je n’ai jamais fait). Cela étant, je n’ai trouvé chez Didier que peu d’attaque sur le fond et uniquement des attaques sur la forme, « l’endive » signifiant probablement que François Hollande n’avait pas la carrure ou la stature ou manquait de charisme. Il faudra que je lui demande, tiens.

Le charisme ? Revenons à Jacques Etienne. Dans un billet précédent, je critiquais Jean-François Copé. Pour résumer : je suppose que les gens de droite ne l’apprécient pas nécessairement et qu’il ferait un mauvais chef pour l’UMP. Jacques Etienne a commenté pour nous expliquer qu’il pensait le contraire, ce qui est la moindre des choses, et expliquait que les gens de gauche préféraient les personnalités sans charisme.

Effectivement, c’est plutôt à droite que se trouve le culte de la personnalité. Le truc de l’homme providentiel.

Le charisme ? Un beau mot mais les gens l’emploient avec une définition relevant du « spirituel », comme si le personnage charismatique était un demi Dieu qui soulevait les foules.

Wikipedia donne une définition intéressante du charisme : « Le charisme est la qualité d'une personne qui séduit, influence, voire fascine les autres par ses discours, ses attitudes, son tempérament, ses actions. Un charisme puissant, c'est-à-dire fascinant, trouble et neutralise le jugement d'autrui ; c'est pourquoi on peut si aisément diriger, voire manipuler, les autres quand on a du charisme. » (lisez aussi lasuite, à l’occasion).

Nicolas Sarkozy a du charisme, incontestablement. Il a réussi à convaincre 53% des Français, en 2007, à voter pour lui. Il a réussi à convaincre des personnalités de gauche à travailler pour lui, créant le gouvernement d’ouverture (peut-être une erreur de sa part, d’ailleurs, une fois qu’il était élu, ça brouillait un message). Par contre, son charisme n’a jamais eu la moindre portée sur moi. Je n’ai fait que ressentir ce que Jacques Etienne appelait de la « haine » dans un de ces commentaires, terme peu approprié, d’ailleurs (une erreur de plus de nos réactionnaires).

Jacques Etienne pensait que Jean-François Copé à du charisme. Je ne le crois pas. C’est probablement un bon orateur mais il n’a pas le charisme suffisant pour exercer la fonction Présidentielle.

Au risque de décevoir mes amis réactionnaires, le type qui a le plus de charisme, en politique, dans la définition ci-dessus, aujourd’hui, est François Hollande. C’est bien lui qui a gagné la primaire du PS puis l’élection présidentielle. C’est lui qui a su convaincre, qui a « séduit », « influencé » et « fasciné » des électeurs.

Vous pouvez néanmoins le comparer à une huitre si vous voulez, il y a bien des dizaines de gauchistes qui ont manqué de respect à son prédécesseur. Ce que vous critiquiez. Ca ne fait pas avancer le débat.

Qu’un réactionnaire ne trouve pas François Hollande charismatique est bien normal, de même que je ne suis pas séduit par le charisme de Nicolas Sarkozy. Je l’ai pris pour un excité à moitié dangereux et décrit comme tel.

Et maintenant ?

Bien sûr, Jacques Etienne utilise l’argument final : le vote pour François Hollande n’est pas un vote d’adhésion mais un vote de rejet de Nicolas Sarkozy. Il a parfaitement raison, c’est le principe de cette élection : au premier tour, on choisit, au second on élimine.

L’élection de 2007 c’est faite par adhésion aux idées de Sarko ? Heu… L’élection de 2002 s’est faite par adhésion aux idées de Chirac ? Heu… L’élection de 1995 aussi ? Alors qu’il n’a pas fait 20% au premier tour… Tiens ! Il repoussait tellement en 1988 que la victoire de François Mitterrand était majestueuse. Mitterrand, tiens ! Sa précédente élection, en 1981, était liée à l’adhésion à son projet, ses fameuses 110 propositions ? Heu…

Alors le blogueur réactionnaire récent converti au sarkozysme par peur de la gauche va se poser des questions. Il va tenter d’expliquer la défaite de Nicolas Sarkozy et va démontrer, pour se persuader que ses propres idées sont bonnes, que la campagne de Nicolas Sarkozy n’était pas assez à droite. Vous pouvez relire les commentaires, chez moi, c’est ce que m’explique Jacques Etienne. D’autres l’avaient expliqué avant lui mais Patrick Buisson n’a pas l’habitude de commenter mon blog.

Je suis désolé pour eux mais la France n’est passée brutalement réactionnaire en quelques jours. Jean-Marie Le Pen avait fait 14% en 1988 et Jacques Chirac faisait peur avec la politique sécuritaire qu’il avait menée (remember Pasqua Pandraud…). En 1981, Georges Marchais avait fait 15%. C’était une époque où le seul parti politique qui gueulait réellement contre les immigrés était le Parti Communiste.

Et maintenant, demandais-je ?

Il faut peut-être ouvrir les yeux et accepter des réalités, certes pas toutes objectives mais il n’empêche qu’il y a un fait objectif : François Hollande a été élu. On pourrait délirer : la France est majoritaire à droite mais choisit un Président de gauche. De là, on peut en tirer un tas de conclusions objectives ou pas.

Je vais tenter : François Hollande a été élu dans une France de droite où les gens ont peur de la gauche et des fameux chars du Kremlin-Bicêtre parce que le Français est tout sauf réactionnaire.

Les réactionnaires ne sont pas majoritaires. Point.

Et maintenant, demandais-je, à nouveau ?

Si le degré de critique porte exclusivement sur le niveau de charisme de François Hollande et sur la bêtise de ses supporters, les cinq ans vont être très longs.

Les cinq précédents l’ont été aussi mais au moins, nos critiques portaient sur les actes politiques des membres de la majorité d’alors, sur les lois passées, les pratiques de gouvernement, …

Pas sur le jean de Madame Duflot…

Le changement normal

« Hollande imprime sa marque » titre 20minutes, ce matin ! « Le sentiment d'un changement l'emporte sur la continuité. Cela crédibilise le slogan de campagne. » Toute la presse constate que François Hollande trouve son style, avec un changement radical par rapport à l’ancien Président de la République. 20minutes sort même un sondage qui indique que 77% des Français estiment que le nouveau mènera une politique différente.

Juste après l’élection, on disait que François Hollande ne bénéficierait pas d’état de grâce, tant il était attendu sur le respect de ses engagements en cette période de crise.

Pourtant, chaque jour est porteur de sa petite marque du changement. Quelques heures après le remplacement de quelques « hommes de Sarkozy » dans les plus hautes sphères de sécurité, on apprend que la Gendarmerie est de retour parmi les forces chargées d’assurer la sécurité du Président et, surtout, qu’une femme sera à la tête.

Les patrons des entreprises publiques ne pourront plus toucher plus de 20 fois plus que leurs salariés. La circulaire Guéant est abrogée. La sécurité routière est une priorité. Le Président rencontre son homologue Russe pour le convaincre d'aider à la paix dans le monde. 

Tout est normal, au fond. Et ça se remarque pourtant.

C’est le changement.

31 mai 2012

Un parti politique n'est pas une ligue de football

« Le mercato pour la direction du Parti Socialiste se prépare » tel est le titre de cette dépêche AFP et je me demande bien ce que ça veut dire. Selon Wikipedia « Le Mercato (italianisme signifiant « marché », comme dans les expressions la Loggia del Mercato Nuovo ou le Mercato Vecchio, célèbres marchés couverts de Florence) ou le marché des transferts  désigne l'ensemble des transactions permettant le passage de joueurs d'un club professionnel à un autre, durant les périodes prévues à cet effet. »

J’ai un blog pédagogique, hein ! Sans moi, vous ne sauriez même pas que Mercato vient de « marché » en rital…

Toujours est-il que ce n'est pas ce qui se passe au PS ! Personne ne va passer d’un camp à l’autre pour avoir la direction du PS.

Je n’aime pas cette dépêche AFP. Outre que son auteur était mal inspiré pour le titre, elle laisse entendre qu’une majorité, au PS, serait plus intéressé par la récupération du poste de Martine Aubry que par les législatives. Il y a peut-être deux ou trois locdus qui y pensent mais si le PS ne gagne pas les législatives, son prochain chef sera condamné à une énième rénovation… Martine Aubry a fait la précédente, elle a été très bien, avec les primaires et l’élection de François Hollande. La prochaine sera donc dramatique et si un type veut diriger un parti moribond, il ferait mieux de penser à sa retraite.

Cette dépêche donne l’impression que la situation du PS est la même que celle de l’UMP. Il n’en est rien.

A l’UMP, la bataille entre François Fillon et Jean-François Copé est de nature à désigner celui qui aura le plus de chance d’être le candidat de l’UMP en 2017

Le candidat du PS sera François Hollande en 2017… Quoiqu’il arrive au mois de juin (si la droite passe, il aura eu tout le temps de montrer que lui seul à la hauteur nécessaire et, pour le coup, un « 21 avril à l’envers » aurait une forte chance d’arriver…).

Je pense que l’AFP devrait plutôt comparer les programmes de gouvernement des différents partis politiques plutôt que de faire des papiers qui ont comme seule utilité de m’inspirer un billet de blog alors que je n’ai rien glandé depuis ce matin…

J'informe l'AFP que le PS tiendra un congrès à la fin de l'année avec l'élection démocratique d'un Premier Secrétaire sur la base de textes déposés par des candidats, probablement pour être Chef du Parti dont sera issu le président du groupe majoritaire à l'Assemblée Nationale, le Président de la République et le Premier Ministre.

Sans compter le Président de 21 régions, de l'Assemblée Nationale, du Sénat, de son groupe majoritaire, d'une bonne partie des départements de France sans compter une part non négligeable des grandes villes.

Il ne s'agira pas de diriger une formation politique au bord de l'agonie tout en ayant l'espoir de pouvoir la remonter pour être le prochain Président de la République.

10ème Circonscription du Val de Marne - Meeting de soutien à Laurent avec Chevènement - Peillon

Tous les renseignements sont sur le blog de Jean-Luc Laurent.

Mardi 5 juin à 20h – Espace Robespierre, 2 rue Robespierre à Ivry-sur-Seine – Métro : Mairie d’Ivry

L'homme providentiel pour l'UMP ?

On ne sait pas si Alain Juppé sera candidat à la tête de l’UMP. Hier, on le croyait dans la course, aujourd’hui, il dément. Avant les élections, on disait qu’il était le seul à avoir de la « hauteur » pour remettre de l’ordre dans ce parti. Pour ma part, je préfère que Jean-François Copé reste en poste : il ne pourra pas remettre de l’ordre.

On distingue assez nettement trois têtes potentielles, à l’UMP. Outre MM. Juppé et Copé, il y a François Fillon. La lutte entre l’ancien Premier Ministre et le patron de l’UMP est nettement visible. Pour autant, on ne les aime pas.

D’ailleurs, un de mes commentateurs me faisait remarquer que je parlais plus souvent de l’UMP dans mon blog que du reste. Comme si j’étais resté un blogueur d’opposition. D’opposition à l’opposition. Peut-être… J’ai du mal à me trémousser devant l’action du Gouvernement et de François Hollande : ils respectent le programme, mesure par mesure, celui que j’ai défendu et celui qui fait que j’ai voté pour le nouveau Président. Hier, je tweetais : « Au rythme où ça va, on aura mis en œuvre les 60 ans engagements pour le 14 juillet ». Pendant ce temps, je continue à taper sur l’UMP.

Si j’étais un militant UMP, je souhaiterais une lourde défaite de mon parti. Une victoire me serait (c’est du conditionnel, hein !) évidemment agréable puisque confirmerait mes choix politique mais Jean-François Copé deviendrait Premier Ministre… et mon parti serait obligé de gérer la merde qu’il a lui-même laissé. Sans compter que ça confirmerait que la Cinquième République n’est pas la bonne, que l’élection du Président de la République au suffrage universel est ridicule…

Par contre, une « légère défaite », du type qui permettrait juste aux deux grandes formations parlementaires de gauche d’avoir une courte majorité, voire de pouvoir faire une majorité uniquement avec les centristes, serait une catastrophe. Elle confirmerait la place de Jean-François Copé à la tête de l’UMP. Le parti serait paralysé pendant cinq ans… et perdrait à nouveau en 2017.

C’est mon sentiment. Les commentaires sont ouverts aux militants UMP pour qu’ils nous expliquent ce qu’ils voient de l’intérieur.

A gauche, de toute manière, on ne peut pas blairer Jean-François Copé. C’est « le mal ». Celui qui incarne la succession de Nicolas Sarkozy en pire. L’élève a rattrapé le maitre. La politique ne ressemble plus à rien. Tous les matins, je cherche « Copé » dans Google News. Je suis à peu près sûr de trouver de quoi faire trois ou quatre billets. Tiens ! Ce matin, une dépêche reprend les propos qu’il a tenus contre son rival. Si j’étais fainéant, je la reprendrais pour faire mon prochain paragraphe mais j’ai mes propres méchancetés à dire contre François Fillon.

A gauche, on ne peut pas le blairer non plus. Avant l’élection de Nicolas Sarkozy, il représentait ce qu’il y a de pire dans le projet économique et social de la droite. Pourtant, quand il a été nommé Premier Ministre, on était assez contents. Il représentait alors une espèce de barrage pour nous protéger de Nicolas Sarkozy. On le croyait assez fort pour résister. Finalement, il n’a été qu’un collaborateur qui a tout validé.

François Fillon continue à faire des erreurs. C’était l’objet d’un de mes derniers billets : il aurait du aller se faire oublier quelques années dans la Sarthe. Hier, il attaquait François Hollande à propos d’un tas de truc, je pense sincèrement qu’il a tort, politiquement… Qu’il revienne pour les primaires, en 2006. C’est d’ailleurs en se faisant oublier quelques années que François Hollande et Jacques Chirac, voire François Mitterrand, ont été élus…

Alors, il nous reste Alain Juppé. Il en reste d’autres, mais on n’y croit pas. Trop tôt, peut-être. On reparlera François Baroin en 2022…

Comme François Fillon, Alain Juppé est apparu à un moment de sa carrière comme un rempart contre Nicolas Sarkozy, assez récemment, quand il est entré au gouvernement. Je crois que les militants UMP l’aiment bien. A gauche, on s’en fout un peu, ce qui serait un grand atout pour lui. Notamment dans les blogs, on ne chercherait pas petite bête.

On pourrait lui critiquer son passé judiciaire mais, à la limite, il passe pour une espèce de martyr qui a payé pour Jacques Chirac. D’ailleurs, il aurait « du » être le candidat naturel de la droite en 2007 mais il a « perdu » le parti en 2002.

On pourrait lui reprocher son action quand il était Premier Ministre, le premier Gouvernement fantoche qu’il avait nommé, avec les « Juppettes », le même Baroin,… Il préfigurait une nouvelle pratique hautement détestable avec un Gouvernement qui ne sert qu’à communiquer. Puis, il y a eu le virage de fin 1995 avec une politique qui ne ressemblait à rien puis la débâcle de 2007.  L’UMP peut-il mettre à sa tête un des principaux acteurs de la dernière grosse baffe électorale de la droite ?   Par ailleurs, Alain Juppé a perdu de la légitimité en revenant au Gouvernement. En 2007, il a perdu son siège de député ce qui lui a couté son poste de Ministre, dans un Ministère totalement bidon, de pure fanfaronnade pour faire croire que l’environnement était au cœur des préoccupations de l’UMP. Un symbole de l’échec de cette droite… D’ailleurs, s’il a été obligé de quitter le Gouvernement parce qu’il n’était plus Député, à quel titre a-t-il pu y revenir ?

Ainsi, Alain Juppé et ce qu’il représente est pour moi un mystère. Comment peut-il encore être populaire ?

Comment moi-même puis-je le trouver sympathique et lui faire à moitié confiance (pas trop, il est de droite quand même…) ?

30 mai 2012

Le journal de TF1 en baisse. La belle affaire...

On a appris que Laurence Ferrari arrête le journal de TF1 ce dont je me fous éperdument, ne regardant jamais (sauf le week-end du 8 mai, la TNT ne captait plus France 2, chez ma mère...). En fait, c'est le journal de TF1 qui va mal, rattrapé par celui de France 2 et concurrencé par celui de M6.

Certains observateurs tentent de trouver les raisons de mauvaise santé et tout le monde a probablement raison.

Je vais néanmoins en ajouter quelques unes...

D'une part l'information n'est pas spécialement intéressante. Je ne sais pas quel vont être les sujets traités aujourd'hui. 

La hausse du chômage un douzième mois consécutif ? On s'en fout. On va la mettre sur le dos de l'ancien gouvernement, on sera peinards...

Un nouveau type (un Breton !) à la tête du Renseignement Intérieur ? On s'en fout.

La probable libération d'un  gars en Colombie ? On ne s'en fout pas, mais on en parlait déjà ce matin.

L'augmentation de 25% de l'Allocation de Rentrée Scolaire ? On ne s'en fout pas, mais ça fait six mois que François Hollande va la faire.

Je crois qu'on est saturés d'information, on finit réellement à se foutre du détail, d'autant qu'on est prévenus par Google News, par les alertes sur smartphone ou par mail, ...

D'autre part, en complément, il est devenu plus facile de suivre l'information avec ces machins modernes, pour avoir le détail, faire le zoom sur les sujets intéressants et choisis, ...

En gros, les gens qui regardaient le journal de TF1 car ils étaient intéressés vont dorénavant ailleurs. Ceux qui le regardaient par réflexe, continuent à le faire...

Autres raisons :

  • il ne faut pas oublier de citer l'interdiction de la publicité sur les services publics qui fait que les programmes commencent plus vers 20h40 et non plus vers 20h55 sur à peu près toutes les chaînes. Les gens ne branchent plus la télé pour patienter,
  • France 2 a renforcé son image de marque avec les grandes émissions politiques, le journal en a aurait gagné en crédibilité.
 Mais je continuerai à m'en foutre. Ce qui m'intéresse, c'est que tous les médias d'information sont en danger avec la concurrence d'Internet... La tendance est probablement durable. Les sites d'informations produisent du contenu de moins en moins cher et directement "pompé" sur les sites d'informations sérieux ! Médiapart fait un grand sujet ? La thématique est reprise par tous les sites d'information en ligne...

Et des blogs ? Heu...

Législatives - débat à Loudéac (action éducative, laïcité et vie associative)


Communiqué

La Ligue de l’Enseignement des Côtes-d’Armor fait campagne

En partenariat avec l’Amicale Laïque de Loudéac, la Ligue de l’Enseignement invite tous les candidats aux élections législatives à un débat autour de l’action éducative, la laïcité et la vie associative. Ce débat, ouvert au public, aura lieu le mardi 5 juin à 20h30 au Foyer Municipal de Loudéac.

Mouvement d’éducation populaire indépendant, attaché au progrès social, culturel et éducatif, la Fédération départementale de Ligue de l’enseignement, fédère 20 000 adhérentes et adhérents dans 320 associations des Côtes-d'Armor. Depuis plusieurs années, elle insiste sur la nécessité de  « faire société » et elle a formulé à cet effet 50 propositions qu'elle rend publiques à l'occasion des échéances électorales de 2012.

Les scrutins, lors de l'élection présidentielle, montrent une forte volonté de nos concitoyens de participer à la vie publique. Mais ils expriment également des préoccupations et des inquiétudes qui interpellent les militants et les responsables des associations d'éducation populaire.

C'est pourquoi la Fédération des Côtes-d'Armor de la Ligue de l'enseignement invite tous les candidats à la députation à répondre à ces "50 propositions pour faire société" en présence des adhérents et responsables associatifs. Les débats seront aussi l’occasion d’entendre les propositions et projets des candidats à la députation particulièrement pour l'action éducative, la laïcité, la vie associative.

Les rencontres seront publiques et auront lieu le :
Pour la circonscription de Lamballe-Loudéac : 5 juin à 20h30 à Loudéac, Foyer Municipal, rue de Moncontour

Le document  "50 propositions pour faire société" est disponible sur le site internet http://www.fol22.com/ de la Ligue de l'enseignement.

Où se cachent les candidats aux législatives ?

Au cours de cette campagne pour les législatives, j’ai l’impression que les thèmes de campagne ne portent pas franchement sur les vrais enjeux, en l’occurrence choisir les braves gens qui vont voter les lois et contrôler l’action du gouvernement, sauf peut-être, du côté des candidats du Parti Socialiste.

Concrètement, dans ma circonscription, seuls les tracts du candidat de la majorité présidentielle présentent un projet politique, tournant autour de la nécessité de donner une majorité pour que François Hollande puisse tenir ses engagements. L’UMP n’a pas de projet et les autres savent qu’ils ne seront pas majoritaires.

Les mots d’ordre, à l’UMP comme au Modem, semblent de sauver les meubles. L’UMP tente de faire croire qu’il ne faut pas laisser le PS avec tous les pouvoirs, comme si ça les avait gênés, en 2002, d’être majoritaires partout…

Le Front de Gauche a un peu le même mot d’ordre. Ne pas laisser la majorité absolue au PS pour pouvoir peser…

Je ne suis certes pas spécialement objectif (je n’ai pas lu les tracts de toutes les formations politiques), il n’empêche qu’en observant les blogs de quelques candidats, je ne vois pas grand-chose.

En fait, force est de constaté qu’ils s’intéressent surtout aux enjeux locaux.

Dans le blog http://www.lefuroscope.com, je parle du député sortant de la circonscription de ma mère. Il communique beaucoup plus sur les subventions qu’il a réussi à obtenir que sur son travail de législateur.

Un collègue habite la circonscription de Nicolas Dupond-Aignan. Selon lui, toute la campagne du député pour sa réélection tourne autour des transports en commun (sujet très importants pour les habitants du quartier comme pour beaucoup de franciliens).

Je m’intéresse à un jeune candidat de mon secteur, Julien Odoul, un peu par hasard (j’ai eu l’occasion de parler de son tract avec un copain de comptoir, du coup, j’avais fait des recherches sur Internet). Dans la page de son site web où il évoque son projet, il s’agit exclusivement de problématiques locales (notamment l’hôpital Charles Foix d’Ivry-sur-Seine et celui de Bicètre).

En outre, on a l’impression que les candidats UMP ne se revendiquent plus de ce parti. Par exemple, sur le blog du député sortant de la circonscription de ma mère, il n’y a pas un seul logo UMP.

Du fait de sa cravate rose (notre illustration) qui permet de le reconnaître très facilement quand il est sur le marché de Bicêtre, je croyais que Julien Odoul était « divers gauche » et donc m’était sympathique même si je ne voterai pas pour lui. C’est en tombant par hasard sur la page « soutiens » de son site que j’ai découvert qu’il était soutenu par Rama Yade, François Sauvadet et Hervé de Charrette ! Tu parles d’un gauchiste !

A droite, ni projet national, ni affiliation directe aux partis politiques...