27 février 2012

Les candidats et les médias

Invitépar RTL, ce matin, « Sarkozy évoque la compagne de Hollande. Le candidat assure ne pas voir "pas de contradiction", pour un responsable politique, à connaître des patrons du CAC 40. Agacé, il a répliqué par une question: "C'est moi qui suis l'ami de M. Bergé, propriétaire du Monde, financier revendiqué de François Hollande, de M. Pigasse, richissime, mettant l'ensemble de ses moyens au service de M. Strauss Kahn d'abord, puis de M. Hollande?".

"Je n'imagine pas, parce que vous avez invité quelqu'un, que vous soyez dépendant de lui", a-t-il ajouté. "Est-ce moi qui travaille dans le groupe de M. Bolloré? Personne n'a d'émission dans le groupe Bolloré?", a-t-il demandé, faisant allusion, sans la nommer, à la journaliste Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande. "Est-ce que le fait de travailler dans le groupe de M. Bolloré crée un sentiment de dépendance du candidat socialiste à l'endroit de M. Bolloré? Réponse: non. Je ne lui ferai pas ce procès, j'aimerais qu'on ne me le fasse pas à moi non plus". »

Les relations avec Pierre Bergé, partron d'un canard connu pour ses penchants à gauche et assez loin du peuple...

Rappelons que...

Martin Bouygues, le patron de TF1 et de LCI, est le parrain du fils de Nicolas Sarkozy. TF1 me paraît toucher « un peu » plus l'électorat populaire et indécis que Le Monde...

Nicolas Sarkozy est proche de la famille Dassault, propriétaire du Figaro.

Nicolas Sarkozy est proche d'Arnaud Lagardère, patron du groupe Lagardère, premier groupe de médias français (Europe 1, Europe 2, RFM, Paris Mach...).

RTL ? M. Apathie a oublié de rappeler ces éléments à M. Sarkozy.

Il reproche à la campagne de M. Hollande de travailler pour Bolloré (celui qui lui a prêté le Yacht juste après l'élection). Je rappelle que je bosse dans un groupe public et que je ne suis pas inféodé à mon Ministre de tutelle...

« Je ne lui ferai pas ce procès, j'aimerais qu'on ne me le fasse pas à moi non plus". »

Ben si ! Faisons le procès... A Apathie aussi, d'ailleurs...

L'infographie illustrant ce billet date un peu (2006, la précédente élection...) mais les changements sont mineurs...

Ne pas faire de procès ?

Nicolas Sarkozy, Président de la République, a fait modifier la loi pour procéder lui-même aux nominations à la tête de France Télévision. Nicolas Sarkozy a agi à la tête de Radio France et "presque" nommé le patron de France Inter.

Ne pas faire de procès ?

26 février 2012

Qui défend le mieux les ouvriers ?

Les blogueurs Front de Gauche sont aux anges. Un nouveau sondage vient de sortir : "Un peu plus d'un tiers des Français (35 %) estiment que Jean-Luc Mélenchon est le candidat à la présidentielle qui défend le mieux les ouvriers, le candidat PS François Hollande arrivant en deuxième position avec 30 %, selon un sondage TNS-Sofres pour l'émission Dimanche+ (Canal+)."

Notons un autre résultat : 12% des Français pensent que Nicolas Sarkozy défend "le mieux" les ouvriers... C'est bien la peine de visiter des usines, tiens !

Ce qu'oublient les blogueurs Front de Gauche, c'est de mentionner la suite du sondage : "Parmi les ouvriers, c'est François Hollande qui arrive en tête (31 %), devant Jean-Luc Mélenchon (25 %)". Ca fait des mois que nos amis fanfaronnent sur le fait qu'ils représentent les ouvriers mais visiblement les ouvriers n'en veulent pas ! 

La vision qu'ont les "non ouvriers" du positionnement de Méluche repose donc sur quelques stéréotypes... Je ne sais pas s'il y a beaucoup d'ouvriers chez les blogueurs Front de Gauche...

L'intérêt du vote vs. le vote par intérêt

Dedalus est un copain blogueur de gauche. Nous sommes généralement à peu près d'accord surtout, nous avons soutenu la même personne pendant la primaire socialiste. A lecture de son billet du jour, je découvre une nouvelle facette du bonhomme : il est riche. Bien plus que moi ! Et pourtant... Ben oui, quoi ? Les lecteurs de mon blog connaissent mon âge et ma profession : c'est assez facile d'en déduire mon salaire. Google est ton ami. Je connais des militants du Front de Gauche avec plus de pognon... Dans son billet, Dedalus nous dit que militer pour la gauche, voter à gauche est contraire à ses intérêts et, surtout, qu'un type qui n'est pas vraiment riche et qui vote à droite fait une profonde connerie.

Dedalus a peur que Nicolas Sarkozy repasse. « Ça me désespère que les Français puissent en arriver à remettre ça, qu’ils n’aient pas encore tous compris. Ou plutôt, que les 75% de salariés qui gagnent moins de 2 500 euros par mois n’aient pas encore compris qu’ils se retrouveraient perdants, une nouvelle fois perdants, si Sarkozy venait à être réélu. Je ne parviens pas à comprendre que vous ne vous soyez toujours pas rendu compte qu’il y va de vos propres intérêts que la droite se retrouve enfin éjectée du pouvoir. »

Et il démontre pourquoi. Je ne vais pas revenir dessus.

Son billet m'inspire deux réflexions. La première est qu'il est frappant de constater que la population ne vote pas majoritairement en fonction de ses propres intérêts. La deuxième est que les militants politiques – comme moi – ont souvent tendance à vouloir faire le bonheur des gens malgré eux.

« En fonction de ses propres intérêts » ? Heu... En fonction de ce que j'estime être leur propre intérêt.

C'est un drame ! Les militants politiques oublient souvent que la conviction intime prône sur l'intérêt des gens quand ils font leurs choix.

Hier, la blogosphère a été agitée par une vidéo avec Henri Guaino : « Mais maintenant dès que son débatteur a le culot de lui répondre, il pète les plombs. C'est arrivé sur le plateau de itélé. Voici de nouveau qu'aujourd'hui sur le plateau de France3 IDF, il a fait sa grosse colère devant le député PS Guedj. » A gauche, on n'aime pas Henri Guaino, c'est normal, c'est la plume du Président, celui qui lui fait dire des atrocités. Moi, ce qui me scandalise, c'est de voir un type payé près de 20000 euros par mois grâce à mes impôts passe à la télé face à un autre type qui a été élu, lui, et qui a donc toute la légitimité pour parler.

Bref, mes confrères de gauche sont hilares du fait de pouvoir prouver que Henri Guaino ne sache pas garder son sang froid. Moi, je m'en fous, Guaino n'est pas candidat. Par contre, je les invite à regarder la vidéo plusieurs fois : Henri Guaino n'a fait que crier pour se faire entendre d'un type qui ne le laisse pas parler. Il a fait preuve d'autorité devant un « sale gosse ».

Je demande donc à mes camarades de gauche de bien réfléchir à l'impact d'une telle scène sur l'électeur hésitant. Ca pourrait être très bien, totalement l'inverse de ce qu'ils pensent... Il est tellement évident que le programme de la gauche est favorable aux petits salaires... qui votent à droite.

Vendredi, on parlait beaucoup, sur la toile, du débat de la veille entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. La quasi totalité des intervenants ont conclu par une victoire par KO de Méluche. Les copains du Front de Gauche étaient aux anges...

De fait, j'ai trouvé la candidate du FN profondément ridicule mais je ne suis pas totalement convaincu par l'intervention du candidat du FG (il a très bien démarré mais après est passé pour un peu teigneux et hautain, enfin, #jdcjdr comme on dit dans Twitter). J'aimerai bien que mes camarades de gauche étudient aux impacts électoraux de cette émission.

Juste un peu avant, Marine Le Pen avait très bien réussi à débattre avec … Henri Guaïno. Elle a réussi à marginaliser la gauche de la gauche en s'asseyant comme le chef d'un des trois partis de gouvernement.

Je me répète : je dis ça, je ne dis rien (#jdcjdr). On est d'accord, cher lecteur, comme toi, j'ai trouvé qu'elle était profondément ridicule.

Je ne sais pas ce que pense un électeur qui ne pense pas comme moi sinon il voterait comme moi et comme j'ai envie qu'il vote. Amen.

L'électeur est con. Il y a aura probablement aux alentours de 50% d'électeurs à mettre un bulletin Nicolas Sarkozy dans l'urne. J'espère qu'il n'y en aura qu'entre 40 et 45%, comme le montrent les sondages aujourd'hui. Mais il pourrait y en avoir 50,00001%.

Si les gens votaient pour leurs intérêts, le second tour aurait lieu entre Hollande et Mélenchon. Enfin, c'est ce que JE pense, hein ! Ou alors entre Hollande et Mme Le Page, tiens ! Ou NDA...

Mais, malgré tout ce qu'on puisse trouver à dire contre Nicolas Sarkozy et tout le mal qu'il a fait aux français, y compris pour la sécurité, y compris pour l'image et l'unité de la nation, tant de thèmes que l'on pourrait supposer de droite, il devrait faire plus de 25% au premier tour et près de 50 au second.

C'est moche mais c'est ainsi.

Mais on sait qu'on a raison. La gauche est au pouvoir depuis l'avènement de la démocratie, non ?

25 février 2012

Campagne #FH2012 : on a besoin de toi


Vincent Feltesse a un message pour vous par francoishollande

Nous sommes quelques centaines de milliers à suivre l'actualité de François Hollande, à connaitre les propositions, ... Il nous faut les faire connaître à notre entourage. Et tu as ton rôle à jouer : tu as des proches, une boite mail ? Tout ce qu'il faut pour relayer l'information, donc ! Rendez-vous sur :


Tel est le message de Vincent Feltesse, dans cette vidéo. L'élection ne se gagnera pas parce que TU connais l'information mais parce que tu la diffuses.

Le vote à droite des paysans ou l'histoire d'un suicide ?

Si j'en crois Twitter, Nicolas Sarkozy aurait ouvert le Salon de l'Agriculture avec une heure d'avance pour éviter les bains de foule, avec des militants UMP comme figurant et une télévision (BFM TV) particulièrement complaisante...

Ils sont méchants dans Twitter.

Les paysans sont majoritairement de droite. D'ailleurs, « Selon deux sondages (Ifop et OpinionWay) publiés quelques heures avant l'ouverture du Salon, Nicolas Sarkozy fait la course en tête dans l'électorat agricole, traditionnellement marqué à droite, avec 40% des intentions de vote. C'est plus de deux fois les scores de François Bayrou, Marine Le Pen et François Hollande, qui oscillent autour de 15%. » Ces sondages sont très opportuns, ce que note d'ailleurs mon confrère Melclalex (allez le lire, il diffuse un tas d'informations intéressantes).

Je ne crois pas spécialement à ce sondage ! Ca mettrait Nicolas Sarkozy au même niveau que Jacques Chirac plus Edouard Balladur en 1995... et 25 points devant Chirac en 2002... et 10 points de plus que lui-même en 2007. Cela étant, Marine Le Pen est beaucoup moins attirantes que son père dans le milieu agricole... et François Hollande est au même niveau que Lionel Jospin en 1995 et 2002. Ségolène Royal ne séduisait pas les paysans. A se demander s'ils ne sont pas un peu misogynes...

Les paysans sont majoritairement à droite, disais-je, je ne vais donc pas me soucier trop de cet électorat un peu bizarre, de gens qui votent contre leurs propres intérêts. Ils ont connu un âge d'or dans les années qui ont suivi la guerre notamment en créant des coopératives pour regrouper des moyens, comme la collecte du lait. Depuis, ils ont vendu leurs coopératives à des groupes internationaux et sont pressurés par les marchés et « le monde de la finance » (et les groupes de distribution mais ça revient au même).

Le journal qui a écrit la phrase que je cite ci-dessus aurait pu écrire : « Nicolas Sarkozy fait un bon score dans l'électorat agricole car il est le seul homme à droite du centre droit. »

Je crois que la vraie popularité de Nicolas Sarkozy chez les paysans est très mauvaise. Je suis justement en week-end chez ma mère, en Centre Bretagne et les copains m'ont confirmé la très mauvaise cote de Nicolas Sarkozy dans le monde agricole (et pas seulement pour des raisons liées à l'agriculture, aussi à cause du prix du carburant...).

De toute manière, les agriculteurs ne sont pas dans la cible électorale du Parti Socialiste, ce qui n'empêchera pas François Hollande d'aller tâter le cul des vaches et faire son Jacques Chirac : il sera probablement plus à l'aise que Nicolas Sarkozy !

En outre, si le vote des agriculteurs peut échapper aux socialos, toute la France rurale vote, y compris les nombreux salariés ou retraités de l'industrie agroalimentaire.

Alors rappelons les chiffres. 56 083 agriculteurs touchent le RSA. Le taux de suicide chez les paysans est trois fois plus important que dans le reste de la population. Le nombre d'exploitation a baissé de 25% en dix ans. 47 fermes cessent leur activité chaque jour. 26 m2 de terre agricole disparaissent chaque seconde.

La France, première puissance agricole en Europe, a perdu sa première place dans la transformation en 2009. L'Allemagne et les Pays-Bas sont passés devant.

L'industrie agroalimentaire française est en déclin depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir.

Ca, c'est dramatique. On n'arrive plus à "transformer" les produits issus de notre terroir...

N.B. : l'illustration de ce billet vous permettra de comprendre mon rôle dans l'équipe de campagne de François Hollande. Je suis en charge de l'entrainement du candidat.

24 février 2012

Quel candidat parle au peuple ?

On est loin du Fouquet's,...

Gérald Dahan soutient François Hollande !

Il a récemment été viré de Rires et Chansons pour avoir soutiré des propos contre Nicolas Sarkozy de la bouche de Nicolas Dupond-Aignan en se faisant passer pour Éric Cantona.

Il vient d'annoncer son soutien à Francois Hollande dans Twitter : "Marre d'être viré à cause de Sarkozy. Le changement, c'est maintenant. Bonne chance à Hollande".


NB : je me trompe peut-être mais je crois qu'il était déjà bien à gauche. Il semble meilleurs à l'oral qu'à l'écrit. Ou alors, il imite Nadine Morano".

De tout et de rien

Le Kremlin des Blogs, hier, avait un motif caché. Je n’avais aucun scrupule à l’organiser dans la mesure où Marine Le Pen a refusé de débattre avec Jean-Luc Mélenchon. J’ai regardé la vidéo chez Hern, ce matin. C’est affligeant. Elle se donne une posture comme si elle avait la moindre utilité dans le « paysage politique Français » à part brailler dans quelques meetings des éléments de programme pour faire mouiller ceux qui n’ont rien entre les oreilles.

On appelle ça : prendre les électeurs pour des cons. Si ça marche, tant pis pour eux. Il y en a bien qui ont voté pour Nicolas Sarkozy, en 2007, au prétexte qu’il allait leur donner de l’oseille en plus et sauver la nation.

Nous étions 8 à ce Kremlin des Blogs où nous avons eu la visite surprise de Lionel Jospin. Le faux, pas le vrai. En face de moi, il y avait Sophia, à sa droite Dagrouik et Seb Musset. A ma gauche, il y avait Philippe et à ma droite : Antoine, Maxime et Gildan. Ca fait trois d’un côté et cinq de l’autre : je n’aurais jamais rien compris aux blogueurs politiques.

De toute manière, l’actualité politique est tellement nulle, qu’on est mieux autour d’une table. Même le vieux Yann n’a pas fait de billet. Marine Le Pen refuse de débattre pour la seule raison qu’elle n’a aucune réponse. Elle peut discuter avec une personnalité de droite qui marche sur ses plates-bandes mais surtout pas avec un type de gauche qui va lui démontrer point par point que son programme est une catastrophe pour les gens qui voudraient lui faire confiance.

Le Front National est inutile.

Les réunions de blogueurs à la Comète sont utiles. Aux participants.

Gaël (notre illustration) n’a pas fait de billet, non plus. De sa part, c’est moins surprenant. Nous l’avons attendu toute la soirée, hier soir, vu que la soirée était organisée pour son anniversaire, vu que c’est aujourd’hui.

Anniversaire que nous lui souhaitons bon !

N.B. : illustration trouvée ici en cherchant "detoutderien" dans Google Images. 

23 février 2012

Nicolas Sarkozy confond le chômage et les moulins à vent

A ma grande habitude, je n’ai pas regardé Nicolas Sarkozy à la télévision hier soir. On en retiendra le moment où il bégayait une vague excuse à propos du Fouquet’s (ce qui a fait dire à François Hollande, ce matin, sur France Inter : « J'ai été touché par les regrets sur le Fouquet's. On aurait dit un petit garçon bafouillant qu'il n'y retournerait pas ! » et un vague catalogue de mesure en faveur de l’emploi, domaine le plus emblématique de son échec.

Le nombre de chômeurs a augmenté d’un million en cinq ans.

En début de semaine, on voyait Valérie Pécresse qui tentait de prouver que la TVA sociale allait créer entre 70 et 100 000 emplois alors que des experts en économie pensent que ça pourrait aussi en détruire une cinquantaine de milliers, puisque la TVA pèsera sur la consommation, donc la production. En tout état de cause, ce n’est pas la création de 100 000 emplois que l’on veut mais celle de plusieurs millions, ce qui ne se fera pas par un simple claquement de doigt mais par une politique de croissance qui permettra de sortir de la crise.

On ne veut pas de mesurettes.

Les propositions de Nicolas Sarkozy tournent principalement autour du RSA, qui a été créé pendant le quinquennat. Un échec de plus ?

Martin Hirsch (photo), le créateur, est revenu dessus, ce matin, sur France Info. La responsabilité de l’échec du RSA est à chercher directement au Ministère en charge de l’emploi qui n’a pas pousser Pôle Emploi à faire son boulot (et l’a même découragé, le but du jeu étant de faire baisser le chiffres des inscrits). Martin Hirsch rappelle que « La part des allocataires qui cherchent du travail et qui n'en trouvent pas est bien supérieure à celle de ceux qui ne travaillent pas. » et que les contrats d’insertion ont diminué.

Nicolas Sarkozy veut obliger les allocataires à travailler 7 heures par semaine, le travail obligatoire… Il n’a donc pas compris que les gens ne veulent ni fainéanter ni bosser sept heures par semaine mais travailler 35 heures. Avoir un vrai boulot.

Ce n’est pas en donnant des coups de pieds au cul à des gens qui veulent travailler qu’on sortira de cette crise.

Nicolas Sarkozy veut réformer la prime pour l’emploi. Ce n’est pas, non plus, en disant au gens : « allez, vous n’avez qu’à travailler, ainsi vous gagnerez plus. » qu’on sortira de la boue dans laquelle nous sommes engloutis.

Le discours de Nicolas Sarkozy ne parle plus aux gens. Il n’est plus crédible. Peut-être veut-il, comme toujours, accentuer les clivages entre les Français qui travaillent et les assistés ? Ca ne fonctionnera plus. Cinq ans après, la crise est terrible. Tous les Français peuvent maintenant perdre leur boulot. On a même vu des grandes entreprises, telles que les banques, procéder à des licenciements massifs.

Tout le monde voit les dégâts de la crise. Il suffit de se promener. A côté de chez moi, un nouveau centre commercial a ouvert il y a deux ans. Une grande partie des boutiques de la galerie marchande sont vides. Fermées quelques mois après l’ouverture. Les électeurs voient que le chômage peut leur tomber sur le coin de la tronche rapidement. Les anciens sont inquiets pour leurs enfants et leurs petits enfants.

Et Nicolas Sarkozy continue à vouloir nous faire croire que par une politique répressive ou deux vagues réformes vont nous sauver.

Il avait cinq ans pour le faire.

Mais il veut toujours en rajouter. Tiens ! Cinq ans qu’il nous parle de moralisation de la vie financière. Hier, il reparlait encore d’encadrer les goldens parachutes. C’était déjà dans ses promesses en 2007.

Qu’il retourne au Fouquet’s ! Peut-être embauchent-ils des serveurs ?

La France qui souffre des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy


A l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy en Charentes Maritimes, Ségolène Royal a publié un communiqué avec l’ensemble des promesses non tenues. Les voila :

Exemple 1 – Entreprise New Fabris (Chatellerault) - « 400 emplois promis ». Résultat : L'entreprise a fermé.

Exemple 2 - Fonderies du Poitou Alu (Ingrandes) - «  Des commandes de Renault et annoncées par Besson sont toujours attendues ». Entreprise en très grande difficulté.

Exemple 3 – Aubade (Saint Savin) - Entreprise de lingerie délocalisée.

Exemple 4 - Tempête Xynthia - Mars 2010 - Sarkozy promet sur place 3 500 kilomètres de digues neuves en France et 150 kilomètres de digues en Région. On en est très loin.

Exemple 5 - Dégâts sur le PME du secteur photovoltaïque – 800 000 logements mal isolés rénovés promis lors du Grenelle. Bilan : 100 000.
Mars 2011 : faillite des entreprises photovoltaïques suite à la baisse des prix.

Exemple 6 – Heuliez (Cerizay) – La promesse de participation au capital de 10 millions d'euros par la FSI n'a pas été tenue. C'est la Région qui l'a fait.

Exemple 7 - Crédits aux PME : promesses du 20 octobre 2008 non tenues.

Exemple 8 – Entreprise CAMIF (Niort) – Chatel promet sur place le reclassement de 70 % des 600 salariés. Résultat 17 % seulement ont retrouvé un emploi.

Exemple 9 – Visite en Charentes le 9 juin 2011 avec les agriculteurs. Trois annonces face à la sécheresse :
  • SNCF et armée pour le transport du fourrage,
  • 200 millions d'euros de prêts,
  • réduction de l'irrigation sur 14 000 hectares.

Aucune n'a été tenue. La détresse des éleveurs a seulement a été mise en scène.

Exemple 10 - « ALSTOM doit aussi beaucoup aux commandes de train passé par les Régions ». 166 trains commandés le 27 octobre 2009 et payés par les Régions représentant 900 emplois chez Alstom et ses sous-traitants.