05 octobre 2013

Montée des prix en Amazon

Cette information m’avait échappée. Les députés viennent de voter un texte interdisant à Amazon (et confrères) de cumuler la réduction de 5% et les frais de transport, pour défendre les libraires.  Nos amis parlementaires semblent vivre dans un autre monde. Ils oublient que la différence sera payée par les consommateurs et ira directement dans la poche des actionnaires des vendeurs par correspondance.

Vous, je ne sais pas, mais moi, je ne mets plus les pieds dans  des librairies sauf pour acheter des beaux livres, ceux que l’on offre en cadeau, à l’occasion. On aime alors flâner dans les rayons, tournant quelques pages, regardant des photos,… Et encore, si on va chez des libraires, c’est parce qu’ils font des paquets cadeau ou parce que l’on est en retard pour des achats.

Pour le reste, soit j’ai envie d’acheter un livre particulier et je le commande par internet, soit je n’ai pas d’idée en tête et je traine sur le site de la FNAC (une vieille habitude). Mais, le plus souvent, je télécharge sur ma tablette, ce qui me permet de lire également sur le smartphone (vive le cloud !) dans le métro. Il m’arrive également d’acheter des bouquins dans des gares et de trainer dans les rayons livres des hypermarchés quand je fais des courses (surtout pour acheter des bandes dessinées, d’ailleurs).

La disparition des librairies est inéluctable. On trouvera évidemment cela dommage mais c’est ainsi. Ils ne pourront plus lutter avec la concurrence des hypermarchés, de la vente par correspondance et du numérique.

Nos parlementaires sont encore une fois à côté de la plaque.


Je m’en vais préparer une loi pour favoriser les loueurs de vidéos en VHS.

59 commentaires:

  1. Pas d'accord avec vous; il y a (et restera toujours) de "bonnes librairies", où on découvre, en traînant, des livres intéressants dont on n'aurait jamais entendu parler autrement: on ne les trouvera pas à la Fnac ni sur son site, parce qu'ils ne feront jamais de gros tirages; à plus forte raison (mais c'est plus rare), des libraires qui connaissent les livres qu'ils vendent, qui vous connaissent aussi, et qui sont capables de vous dire "J'ai reçu un bouquin qui pourrait vous intéresser".

    En fait, les sites comme Amazon, la Fnac, etc., sont surtout faits pour acheter des livres dont on a déjà entendu parler, et éviter d'avoir à attendre que votre libraire vous le commande s'ils sont parus depuis longtemps et qu'il ne l'a plus en stock.

    Je pense qu'il s'agit de deux marchés différents, et c'est pourquoi cette décision de l' Assemblée (votée, il faut le signaler, à l'unanimité) me semble être une erreur.

    Ce qui disparaîtra, ce sont les librairies qui se contentent de proposer les livres dont on parle, qui renvoient à l'éditeur tout livre qui n'a pas percé au bout de trois mois (et qui sont des marchands de livres, et non des libraires) et dont on voit mal pourquoi il faudrait financer artificiellement leur survie.

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    1. Il restera donc trois librairies en France et on paiera plus cher en commandant.

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    2. Certainement pas. En revanche, le truc est de connaître ces librairies qui font leur boulot. Et là, pour le coup, le livre est là, et on le prend.

      Perso, c'est : ou la librairie "en dur", soit Chapitre ou les autres spécialistes de bouquin plus ou moins d'occasion.

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    3. On va dire qu'il restera des librairies dans les villes de plus de 200000 habitants. Il ne faut pas se voiler la face : elles gagnent de l'argent avec le tout venant et le scolaire. Le tout venant s'acheter à ailleurs et le scolaire disparaîtra. Les libraires ne pourront plus payer les loyers dans les grandes villes. Il n'y aura plus de libraire, à terme. Les bibliothèques vont disparaître dans la foulée.

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  2. Il faudrait aussi protéger les sabotiers. Le gouvernement ne fait pas assez pour les sabotiers.

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    1. Hé, l'Esplumoir de Merlin, si tu pouvais remonter dans ton arbre à Brocéliande, ça m'éviterait de te fourrer un grimoire dans le cul, en attendant. Merci bien.

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    2. Vous avez engagé un vigile, comme au Carrefour ? Ce doit être ça, j'imagine, les petits boulots d'appoint pour écrivains confidentiels…

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  3. La disparition des libraires et de la personne qui t'apprendra cet indicible si peu "communicable", "vendable", "pitchable", "rentable", qu'est parfois un livre, un style, un univers, une forme de narration, d'un être pas du tout interchangeable du genre dont tu déplores l’imbécillité ou le vide chaque jour en évoquant Twitter (par exemple), excuses moi, mais moi ça me donne envie de vomir.
    Et surtout l'idée que comme dans tout, il faudrait toujours se soumettre parce que c'est comme ça et qu'on n'y peut rien (alors qu'il ne s'agit pas de prendre un billet pour la Bolivie, hein, pour trouver une librairie, non non, il faut juste parfois pousser une porte et s’intéresser), hé bé moi ça me fait chier.

    Tu me diras, l'auteur, il pourrait s'en foutre, lui, hein, facile, il sera toujours le con de l'affaire, en âne pigeant rien puisque poète et qu'on les connait, ceux-là... (d'un air entendu, connaissent rien au marché ces loosers), et alors qu'il devrait se réjouir d'être créateur de "contenu" et fermer sa gueule parce que les grandes enseignes du net savent ELLES (ce qu'est de la littérature, par exemple, et pas simplement l'histoire de la logistique dans le monde moderne) et qu'il n'est sensiblement plus en position de rapport de force et qu' il devrait donc baisser son froc plus vite.

    Dans ce cadre, le libraire devient le grand méchant loup dans un monde où n'importe quelle bûche de Noël qui s'auto-publie se sape déjà dans son coin en prévision du Goncourt, lappant Amazon avec délectation parce qu'il fait trop bien le boulot.
    Ben moi ça me dérange, tout de même, cet empressement à faire disparaître les librairies (le goût désagréable de l'empressement à faire disparaître les livres, également).
    Le libraire, avec l'éditeur, sont encore des curseurs, où des individus pouvant aiguiller l'être intéressé vers ce quelque chose qu'il ne connaissait pas encore et qu'il pourrait aimer. C'est comme une transmission orale (ou par exemple un jour t'as lu un auteur, tu as adoré, il parle d'auteurs qu'ils l'ont touché, du coup tu fonces dessus parce que c'est quasi-familial, en tout cas très familier, à ce niveau-là)
    De plus, un libraire même s'il bourre parfois sa vitrine de recette de crêpes (faut bien vendre ma bonne dame) cherche et apporte quelque chose (dans le genre rehausser le niveau quand la cliente arrive un peu à lui expliquer ce qu'elle cherche).
    Un conseil quoi. En gros, les garants d'une rareté ou d'une qualité qu'éventuellement tu rechercherais (et pas spécialement la bidoche du mois).

    Quand je vois le nombre d'abrutis collant leur tente pendant trois jours sur le parvis d'une "grande enseigne" pour un nouvel IPhone à 500 euros qui leur permettra d'envoyer de plus ergonomiques mails, moi je me dis que cette modernité-là, à laquelle n'importe quelle geek se soumet parce qu'il est dans son tout petit monde à lui (mais qu'il croit stratosphérique, ce con boursouflé), ce petit monde qu'il voudrait (s'empresser) de généraliser à tout le monde, et ben moi ça m'emmerde (et ça m'interroge).

    En gros, ces grosses enseignes qui transforment la culture en flux-tendu, en just-in-time, (j'ai bossé à l'usine Citroën, je connais la logistique...), qu'elle aillent se faire enculer.
    Salut Nicolas, et bon week-end.

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    1. Bravo NPHA, rien à ajouter. Quand j'avais une bonne vingtaine d'années, je passais chaque semaine 2 heures à arpenter tous les rayons d'une librairie, pas loin de là où je bossais, et j'y ai trouvé des perles que nul autre moyen ne m'aurait permis de détecter. A l'époque, j'achetais 2 ouvrages par semaine.

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    2. Je pensais bien à toi en écrivant ce billet puisqu'on discutait aussi avec Seb Musset qui vend lui même ses livres. Vous prenez donc l'histoire à cœur. Cette loi ne défendra pas les libraires. Au contraire ! Elle valide l'existence d'Amazon qui exploite les salariés et n'est pas soumis à la fiscalité en vigueur chez nous. C'est une loi qui est tout sauf de gauche : les clients vont payer plus. Il y a des gens qui n'ont pas d'autre choix que de commander par correspondance y compris dans les friandes villes. De chez moi, pour trouver une librairie, ça me prend une demi-heure (aller retour). Du bureau, c'est pareil. Dans un trou des Côtes d'Armor, ça sera pareil.

      Pour le reste, je n'y peux rien. Je ne sais pas si tu as lu mes billets de la semaine, il y en a deux (un sur l'urbanisme et sur l'ouverture le dimanche) où je défends les petits commerces. Je dis qu'il faut arrêter les centres commerciaux, les grandes surfaces généralistes...

      Je pense aussi que le numérique devrait être une chance pour les auteurs, qu'il faut faire des librairies sur le web. Un intermédiaire entre l'auteur et le lecteur. Le retour des marges pour les "producteurs" et des prix moindres pour les clients, plus d'ouvriers exploités... Mais c'est à vous de vous fédérer ou, plutôt, aux maisons d'édition. Qu'elles ne laissent pas Amazon, Apple et Google grappiller tous les marchés. D'ailleurs j'ai un très gros copain, rencontrés dans les blogs, qui est directeur du numérique chez un très gros éditeur français. Mais on n'a jamais parlé de son boulot... Ni du mien, d'ailleurs.

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    3. Bab, tout le monde (je me comprends) l'a fait à une époque de sa vie !

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    4. J'aime pas cette idée d'Amazon, j'ai de toute façon déjà l'impression que déjà leur existence est complètement validée voir quasiment la norme. Et puis tu me diras, maintenant il y a bien des bouchers à Carrefour, aussi, et puis au centre leclerc mais ce qui'l y a dans les supermarchés ne sera jamais ce qu'il y a dans des librairies, plus fouillées, plus riches.
      T'auras quelques produits, des grosses machines rentables, et là ou la librairie pouvait encore faire vivre des projets peut-être différents, plus intimistes, plus beau, même parfois, ou plus fouillés du coup ils n'existeront plus du tout et n'auront plus aucune visibilité nulle part.
      Le numérique, et beaucoup d'auteurs en sont de moins en moins dupes, est évidemment intéressant et tu as raison on y viendra (bien que je suis vachement attaché à l'objet livre, en lui-même)
      Pas les "bons" petits contre les gros "méchants", c'est souvent beaucoup plus subtil que ça et dans les interstices du filet (ou de la toile, si tu veux) que ça se joue. Pour les tarifs t'as sans doute raison, et vu ce que prennent les libraires peut-être pourraient-ils ainsi "soutenus" "baisser" la marge impossible pour les plus petits éditeurs (bon après je me mets peut-être le doigt profond, hein.)

      Pas dupe, pour projets numérique, bien au contraire (d'ailleurs j'ai un projet là-dessus). Après il faut que les choses soient carrées et qu' auteur tu aies le minimum de garantie de ne pas retrouver ton truc en téléchargement gratuit sur un site alors que t'es sensé avoir des droits dessus. Bref, évidemment, qu'il y a plein de trucs intéressant et Seb Musset a sans doute ses raisons aussi, de faire son truc ainsi (lui a du talent, d'ailleurs j'aimerais bien le lire dans des trucs moins "politiques" mais ça c'est autre chose). Il y a déjà des initiatives de fédérer mais tout le monde n'a pas les mêmes pratiques et les mêmes intérêts du tout. Entre le mec limite fanzine dans sa petite boutique, et la librairie spécialisée qui fait du produit d'appel genre grosse machine, c'est pas du tout la même chose. Pareil pour les éditeurs,
      En tout cas, l'important est que tous soient des passionnés, Amazon ne le sera jamais.

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    5. Moins de 5 minutes entre le Furet du Nord et la Comète...

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    6. On te parle de librairies.

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  4. Encore une fois tout ceci n'est qu'un attrape nigauds !
    Le port a TOUJOURS un coût. Si le client a l'impression qu'on lui en fait cadeau, c'est qu'il ne comprend rien à rien. Amazon ne fait pas de cadeaux, le retrait de cette somme sera imposée aux fournisseurs, donc aux producteurs, donc quelquepart c'est un salaire qui sera diminué, un revenu...

    Avec sa force de vente, Amazon devenue principale centrale d'achat, fera régner son ordre divin...

    Si ça vous amuse... no problémo.

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    1. C'est toi qui ne comprend pas grand chose. Les prix du livre sont fixes. Amazon prend le prix du transport sur sa marge. C'est bien lui qui paie. Avec cette loi il ne paiera plus. Il va donc augmenter sa marge. Les actionnaires gagneront plus. Quand on ne comprend rien à l'économie on ne dit pas aux autres qu'ils ne comprennent rien. C'est parce qu'il y a des gauchistes en peau de fesse comme toi que tout va si mal.

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    2. Et tu oublies un détail : c'est le consommateur qui VA payer plus cher.

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    3. Je répète: tu ne sais pas de quoi tu parles. Tu ne sais pas comment le vrai commerce fonctionne. Et que le consommateur paie, c'est normal. Cela ne sera pas plus cher et, en bouclant la boucle, il conservera son propre revenu vu que personne n'aura été lésé. Et laisse les actionnaires tranquilles, on dirait un discours de Mélenchon.

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    4. Ta betise est incroyable. Le transport sera facturé en plus.

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  5. Tiens, puisque je suis dans mon jour à faire chier, je te mets le lien d'un truc qui devrait aller remplir quelques trous dans les librairies qui restent parce qu'un type aura été payé pour les distribuer et qu'un ou qu'une autre, à l'autre bout de la chaîne, aura eu envie de le découvrir et éventuellement de le faire partager.
    C'est une toute petite maison d'édition des Côtes d'Armor (tu connais), et qui va chercher à faire des choses profondes et de qualité, je crois.
    Je lui souhaite bon courage et à tous ceux qui continueront à croire en l'homme et en son incompressible envie de rêver et pas uniquement d'acheter ou de consommer.
    http://stephanegrangier.wordpress.com/2013/09/21/amarrees-roses/

    Bon j'ai trop trouvé de liens, parce que d'une c'est pas son truc et qu il préfère et le contact et le maillage du territoire qu'il connait bien (40 ans dans tous les secteurs de la chaîne du livre, certains diraient qu'il est dépassé, moi je préfère dire qu'il a de l'avenir).

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    1. Attends ! Quand je lis un livre, ce n'est pas pour acheter ou consommer... Il ne faut pas confondre "le contenu" et le reste.

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    2. Je parle pas de toi, évidemment, mais de certaines logiques voir pensées qui finiront bien par devenir la norme.

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  6. Petite explication de texte sur cette réforme,
    ce sont des députés UMP qui avaient fait la PPL en juin 2013.
    En comm' des affaires culturelles à l'AN, ça a fait doucement sourire, des gens de la droite populaire s'emparant ainsi des libraires indépendants après 10 ans à n'en avoir que faire...
    Du coup, "poussés" à agir face à cette initiative isolé de l'opposition, la majo de gauche et le gouvernement ont repris la main, en faisant voter ce texte (sa rédaction est issue d'un amendement gouvernemental).
    C'est selon moi critiquable, mais on ne peut pas dire que le gouvernement n'a pas pris ses responsabilités.
    Enfin, si on lit ce que disent les débats sur ce sujet, le ministère de la culture aurait dans ses cartons pour le printemps des mesures sur la régulation plus amples et cohérentes du livre et de son marché, retail ou web.
    A défaut de pleinement partager ton opinion et ton analyse, tout à fait d'accord pour réguler intelligemment et pas forcément défendre tout et n’importe quoi au nom de libraires indépendants présumés de manière irréfragable bisounours.

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    1. Je n'ai pas voulu politiser mon billet (au sens droite gauche). J'ai seulement voulu dire que c'est une connerie. Attendons de voir ce que le gouvernement va sortir mais je ne lui fais confiance pour ces sujets.

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  7. En fait, le mécanisme à l'oeuvre dans cette affaire (et son imbécillité) a été décrit il y a bien longtemps : http://minilien.fr/a0mc38

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    1. Tiens ! Ça me fait penser que j'ai oublié de citer votre billet dans le mien. D'autant que pour une fois votre attaque de la République est justifiée.

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    2. C'est une phrase qui risque de vous coûter cher.

      Sinon, mes attaques contre la républiques sont toujours justifiées :-D

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  8. Eh non, M. Jégou, les libraires ne disparaîtront pas,
    et, en attendant, les librairies de livres anciens prospèrent.

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    1. Voir la réponse que je fais à Bab, plus haut. Un jour, un type mettra un site web en place pour vendre des livres anciens...il en restera toujours ! Il existe encore des rémouleurs à Paris...

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    2. Ça existe, ça s'appelle AbeBooks et ça fonctionne très bien. J'ai pu y dénicher quelques éditions originales à bon prix.

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  9. Au fait: félicitations pour le titre très réussi de ce billet.

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  10. Compte tenu de ce que sont devenus la grande majorité des libraires, ils ne méritent que de crever la gueule ouverte, à mon sens. En tout cas, je ne vois pas pourquoi je devrais payer plus cher mes livres (en tant que "bon client" chez Amazon, je ne paie jamais de frais de port, même pour un livre à 3 €) afin de maintenir en vie des boutiquiers inutiles, quand ils ne sont pas carrément nuisibles : je pense à cette nouvelle race de "libraires" qui ont décidé de se transformer en commissaires politiques, c'est-à-dire en décidant de ce qu'ils allaient vendre ou refuser de vendre, selon que tel livre "pense bien" ou non (bref : des libraires comme doivent les chérir Bab et MHPA…).

    J'ajouterai que toute personne ayant besoin d'être "conseillé", "guidé" pour choisir un livre ferait mieux de passer au macramé.

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    1. Une nouvelle race ? Ils ont toujours été ainsi, non. Pas d'accord avec votre conclusion. J'écoute les conseils.

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    2. Non, il n'en a pas toujours été ainsi, justement.

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    3. "Ferait mieux de passer au macramé".
      Tiens, la vieille ruine pratique son sport favori : le mépris.
      Encore un ouvrier-manutentionnaire raté.

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    4. Les "commissaires politiques"....
      Ça y est, c'est la grande purge.

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    5. Dans la mesure où les livres que cette engeance refuse de vendre sont les mêmes que ceux que vous rêveriez de voir brûler en place publique, il est normal que le côté "commissaire politique" vous échappe un peu…

      Et, sans m'vanter, je n'ai rien compris à l'irruption de l'ouvrier manutentionnaire. (Ce devait être une flèche, je suppose, mais apparemment elle est allée se perdre très loin de sa cible.)

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    6. "Réveriez de voir brûler en place publique", c'est bien, j'ai un âne qui pense et interprète à ma place, formidable. En disant mépris, j'étais loin de me douter que c'était pire.
      Tant qu'on en est à l'interprétation de ce que l'autre pense, pour l'ouvrier, je pense que c'est que vous vous désolez de n'avoir jamais eu les tripes d'être, en devenant finalement un écrivain en bâtiment. Me suis-je mieux exprimé ? (faites tout de même gaffe de ne pas vexer la profession du bâtiment, justement).

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    7. "CE" que vous vous désolez de ne jamais avoir eu les...

      Bravo pour votre billet, ceci dit, aussi rafraîchissant et chatoyant que le papier peint jamais changé chez ma défunte grand-mère.
      Si je dois reconnaître que "le coup de cœur" du libraire est assez juste, le reste n'est qu'un tissu d'âneries et de clichés qui prouvent justement qu'il y a au moins deux décennies que vous n'y avez plus foutu les pieds (jusqu'au risible sous-pull orange dont je me souviens avoir porté l'équivalent à l'age de 7 ans dans les années 70, mais franchement pas après).

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  11. Bah, je pense que les pilleurs de Virgin, avant fermeture, se réjouiront de la fermeture des librairies indépendantes. Pour ma lessive je ne choisis pas, pour un bouquin j'ai besoin, et de mes goûts et du conseil du libraire. Et les actionnaires de Amzn, je m'en moque, comme ils se fichent de ma pomme. Il faut faire ses achats sur le site des librairies indépendantes, c'est pas parfait mais ça vit. C'est équilibrer le commerce.

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  12. Les pilleurs de Virgin se réjouiront de la mort des libraires indépendants. Oui même Virgin vendait des livres. Pour acheter ma lessive, je n'ai pas besoin de conseil, pour un livre mes goûts et les conseils du libraire sont associés et j'aime bien être bousculé dans mes lectures. Les actionnaires de Amzn: je m'en moque et c'est réciproque, je suppose. Le réseau des libraires indépendants offre un service quasi identique au grands vendeurs de culture, avec le site lalibrairie.com, et oui ce n'est pas parfait, mais ça vit. Les frais de port à la charge du client, par correspondance, est une juste mesure pour équilibrer le commerce livres. Ce n'est pas un combat d'arrière-garde ou une revanche, les libraires ont su s'adapter bien avant l'arrivée d'Amzn. C'est juste que la riposte est tardive, le consommateur a déjà pris ses petites habitudes.

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  13. Arrêtez de vous engueuler. Je suis à un mariage. Entre les commentaires chez Didier et chez moi, ça lasse.

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  14. Inéluctable, la fin des librairies? Non. Mais celles qui resteront seront celles qui font leur boulot (c'est la moindre des choses) et celles qui sauront offrir autre chose que du livre. Par exemple des lectures, des séances de dédicaces, etc. Resteront aussi, peut-être, celles qui, dans des lieux reculés, constituent un lieu de rencontres et de discussions - pour autant qu'elles soient aussi un lieu d'achat: elles sont aussi le lieu où se vendent des ouvrages très régionaux, parfois pointus, mais pour lesquels il existe un (petit) public. Pourraient aussi persister celles qui livrent à domicile ou tentent de jouer le jeu de l'internet. Ou celles qui occupent un créneau très spécialisé.

    Pas besoin d'être un gros machin comme la FNAC pour y arriver, cela dit. Mais il faut se bouger, il n'y a pas de miracle. Comme tu le dis si bien: au boulot!

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    1. Quel est l'intérêt des dédicaces d'un écrivain à des gens qu'il ne connaît pas ???
      Les seuls bouquins dédicacés que j'ai sont ceux que leurs auteurs, qui me connaissent, ont pris la peine de me faire envoyer; les autres ("Je mets pour qui?" "Pour Lulu, s'il vous plaît") sont franchement ridicules.

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    2. Je ne suis pas de cet avis. Et je crois n'être pas le seul. Et ce n'est pas parce que cela paraît ridicule à certains qu'il faut y renoncer pour tous.

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    3. Alors, expliquez-moi l'intérêt d'avoir un bouquin dédicacé par quelqu'un qui ne vous connaît pas, à part le fétichisme ou faire croire à vos amis qu'il vous connaît.

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    4. D'accord avec Élie. Autant je suis content d'avoir des bouquins dédicacés par MHPA (que je ne connais pas dans la vraie vie mais qui est devenu un vrai ami) comme de Julien Dray, Corinne Lepage ou Victorin Lurel, avec qui j'ai passé de bonnes soirées à la Comète, même s'ils m'ont probablement oublié, autant je ne vous pas l'intérêt d'une dédicace d'un inconnu, faite dans une foire au livres... Même si je comprends l'intérêt pour l'auteur d'entretenir une relation privilégiée avec les lecteurs.

      À noter aussi que tous les gugusses que j'ai croisé dans ma vie, y compris les réseaux sociaux, et qui avaient quelques velléités à vivre de leur production littéraire sont devenus des amis.

      Si on pousse un peu, je me fous de leurs dédicaces, je sais qu'ils pensent à moi à l'occasion !

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    5. Oui et non. Il y a aussi des lecteurs qui apprécient d'avoir une dédicace d'un auteur qu'ils ne connaissaient pas avant; pas de généralisation, donc, à partir de ce que suggère Elie Arié.

      Dès lors, la question n'est pas de savoir si c'est ridicule ou non d'organiser des séances de dédicaces, mais de savoir si c'est intéressant pour la survie du libraire qui choisit de faire ça. Et à voir le succès de fêtes du livre précisément fondées sur le principe des auteurs-présents-qui-dédicacent (Saint-Etienne, Brive-la-Gaillarde, pour ne citer que les plus importantes en France), c'est une piste sérieuse.

      Cela, sans oublier l'écrivain, qui, surtout lorsqu'il est petit et discret, reste le meilleur vendeur de ses propres livres.

      Cela dit (j'arrête ici), la dédicace n'est pas le seul truc qui peut sauver les libraires... il leur reste encore des ressources. Qu'ils réfléchissent à ce qu'ils peuvent faire et qu'Amazon ne peut pas. Les dédicaces et les lectures sont deux pistes sérieuses; il y en a sûrement d'autres.

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    6. @Elie Arié: le fétichisme de la dédicace peut suffire, de même que l'idée de "faire croire...". Comme disait un certain Bernard Dusse, sur un malentendu, ça peut marcher. Et n'oubliez pas: si j'ai bien compris, ce dont il est question ici, dans ce billet (petits libraires vs Amazon) c'est de l'intérêt des libraires, pas des lecteurs/clients. Ah - et pour un écrivain, chaque exemplaire vendu (et lu, dans l'idéal) de son livre est une victoire. J'en sais quelque chose.

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    7. Ne pas oublier, en général: pour beaucoup de gens, une dédicace, c'est un petit plus sympa, que ce soit pour soi-même ou pour un cadeau. Dès lors, ça vaut le coup de s'intéresser à cette piste.

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    8. Et au surplus, même si ça paraît ridicule a priori, si ça marche, c'est une piste à creuser. S'il fallait écarter toutes les options simplement parce qu'elles ont l'air ridicules à quelques-uns, on n'irait pas loin.

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  15. Je ne vais pas commenter, juste un lien vers une petite fiction sur le sujet : http://blog.tcrouzet.com/2013/10/03/le-jour-ou-la-derniere-librairie-francaise-a-ferme/
    (ce lien m'a été twitté par @BDGest).

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  16. Crouzet voit les choses d'une certaine façon.... les commentateurs démontrent d'ailleurs qu'ils ne sont pas d'accord avec lui.

    En fait, il est absolument normal de devoir choisir entre réduction et port (et en fait cela revient au même). Pour ma part je suis assidu à Chapitre.com. Et pas question de me faire accepter des livres numériques : en revanche, je conçois que celle ou celui qui se déplace beaucoup en ait l'usage.

    Pourtant rien ne vaut le livre, le parfum du papier... récemment j'ai acquis deux ou trois volumes d'une édition de Hugo du XIXe, ces éditions ont une histoire, c'est beau. A la différence de Crouzet je suis persuadé qu'on ne pourra jamais se passer vraiment de "vrais" livres. Et pourtant... j'en ai plus de mille, et cela prend de la place !

    Ah ! Pour les dédicaces, j'en ai fort peu : la dernière, qui date déjà, était de Jean-Louis Bianco avec qui j'ai pas mal correspondu.

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  17. J'ai plus de 3000 livres, j'adore l'odeur des livres, et je suis passé au numérique sans trop d'état d’âme, aidé certes par un contexte de changement de continent, mais j'avais déjà commencé avant : le moment précis du passage a "je lis en numérique uniquement la nuit parce que je peux lire sans réveiller la compagne" a "je lis tout le temps en numérique" ayant été rendu possible par la grande qualité d'affichage des liseuses depuis 3-4 ans, puis aussi par un certain ras le bol de ne plus avoir assez de rayonnages : a quoi sert d'avoir un livre papier si c'est pour le cacher dans un carton (même un livre de poche a grande diffusion..)
    Quelque part aussi, c'est une démarche de simplification volontaire par la dématérialisation.

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    1. Pareil. Je suis passé au numérique un peu par hasard.

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  18. C'est pas l'obligation de faire payer les frais de ports en ligne qui va faire remonter le chiffre d'affaire des librairies. Je viens, moi aussi, d'acheter une liseuse, et il est clair que pas mal de mes livres, dans le futur, ne nécessiterons plus de frais de ports.

    C'est comme si les DRM avaient sauvé les petits disquaires...

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    1. On est d'accord. On a l'impression que certains vivent dans un autre monde.

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