31 décembre 2013

2013 ou l'année noire des blogs

Ce matin, j’ai lancé Google News pour avoir des nouvelles du monde. L’article en tête était du Point et concernait les vœux de François Hollande. C’est parfait pour symboliser une année : la presse met en avant une information qui n’en est pas une : la président de la République va présenter ses vœux. On ne sait pas ce qu’il va dire, on suppose.

Tiens ! Je vais me lancer dans l’exercice. Pépère va commencer par parler de nos soldats à l’étranger et nous dire que tout va bien aller, que c’est à l’honneur de la France de se battre pour soulager des peuples et empêcher des massacres. Ensuite, il passera à la politique intérieure. Il va d’abord confirmer que la courbe est réellement inversée et que grâce aux efforts collectifs, les comptes de l’Etat sont sur la voie du redressement. 2014 sera la première année où les mesures du gouvernement tourneront à plein. 2014 sera aussi une année de consolidation (je ne sais pas trop ce que ça veut dire mais ça fait bien) et, ensuite, on pourra s’occuper des sujets réellement importants comme la fiscalité qui pèse sur la bière.

En fait, si je suis allé sur Google News, c’est pour prendre des nouvelles de Schumacher. Je n’aime pas la formule un mais j’ai été un grand fan. Mais le paysage sportif est devenu lourd, il y a une grosse dizaine d’années : l’OL gagnait le championnat de France, Armstrong gagnait le tour de France et Schumacher gagnait le championnat du monde. Amen. Il n’empêche que c’était un grand champion, assez sympathique. Des gens l’aimaient. Ce matin, je pensais à lui, je pensais à eux.

L’année a fini en beauté dans Twitter. Je me suis encore violemment engueulé avec les lascars de la « vrauche », cette vraie gauche qui nous a pollués toute l’année. Je ne sais plus comment ça a commencé mais je sais comment ça a fini : j’ai bloqué tout ce beau monde. Ca m’évitera de prendre des résolutions, ce soir. Remarque ! Ils sont rigolos… Ils ont une meute de fans qu’ils ont réussi à convaincre que j’étais à l’origine de tout ce pataquès et que j’ai entrainé l’ami Fred, de Lille, dans mon délire…

C’est terminé pour moi.

Je vais continuer à me foutre de la gueule des blogueurs de cette vraie gauche, mais ceux qui sont parfois sympathiques, seulement, parce que c’est aussi le but des blogs : se foutre de nos gueules réciproques. Tiens ! C’est Gauche de Combat qui s’y colle, aujourd’hui, en reprenant un billet de JC Frog. Ils nous refont le paysage politique en expliquant que le vrai centre est le Front de Gauche et EELV mais que les médias le présentent différemment pour faire peur au Français. Le PS est la droite. L’UMP est l’extrême droite. L’argumentation est basée sur un dessin de Plantu, comme si les lecteurs du Monde se laissaient influencer par un dessin.

J’imagine que des blogueurs de la droite de la droite pourraient faire des schémas pour expliquer que l’UMP est à gauche et le PS est un dangereux repère de gauchistes.

Elle est belle, la vie !

De 2013, il y a deux personnalités à retenir : Christiane Taubira et Jérôme Cahuzac. Pas sur le même point. Ce dernier nous a gâché la fête. Nous avions la République irréprochable et tout ça, le gouvernement parfait, des gens qui bossent… Et patatras ! Tout c’est cassé la gueule. Nous replongions dans le domaine du tous pourris, à cause d’un type qui a menti alors qu’il aurait été beaucoup plus simple qu’il démissionne en décembre 2012 sous un prétexte bidon : mon honneur est mis en cause, je vais consacrer l’année 2013 à le défendre. Il s’est enfermé dans une spirale de mensonges qui fait qu’on ne sait plus trop bien en qui faire confiance… Et qu’ils ne savent plus non plus.

Je cite Christiane Taubira pour un tas de raison. Le but de mon billet n’est pas de lui rendre un hommage détaillé. C’est une grande dame et elle a focalisé sur son dos toute la haine d’une droite devenue folle par la privation du pouvoir et cette histoire de mariage pour tous. Elle représente une gauche que j’aime même si je ne suis pas très intéressé par les sujets sociétaux qu’elle peut représenter.

Les sujets sociétaux ? Cette gauche me fatigue à mettre en avant des âneries. Celle de décembre fut la pénalisation des clients des prostituées. La gauche morale qui s’imagine résoudre les problèmes du monde par des lois débiles. La tournure que prend l’affaire de quenelle est emblématique. Alors qu’on voudrait empêcher un soi-disant humoriste de tenir des propos antisémites, tous les combats y passe et on se retrouve avec un geste idiot qu’il faudrait interdire parce que le racisme c’est mal. Oui, c’est mal. Mais on ne va pas interdire les gens de penser même s’ils pensent mal. On confond le racisme et l’incitation à la haine raciale.

L’année 2013 restera l’année d’une baisse des blogs politique. Je ne sais pas si leur audience évolue. La mienne reste dérisoire. Mais le nombre de billets politiques diminue, tout comme leur qualité. Je continue à déplorer l’absence de fond alors que, au moins à gauche, quand nous étions dans l’opposition, nous savions produire du contenu, des argumentations… Il y a deux ans, j’aurais cité un tas de copains pour un billet de fin d’année, mais j’ai la flemme. Je vais me limiter à trois.

Je vais commencer par citer FalconHill. C’est un peu le hasard, j’ai découvert son dernier billet en allant chercher un lien vers celui où il évoque Schumacher. FalconHill est un copain de la vraie vie. Je crois savoir quels sont ses sentiments. Comme beaucoup, il a mal vécu l’année 2013, au niveau des blogs et des réseaux sociaux. J’en parlais ci-dessus avec Jérôme Cahuzac et j’en reparlerai avec le prochain billet que je vais citer. Aujourd’hui, le Faucon nous décrit son année 2013 avec les billets qui l’ont marqué. Lisez-le !

Mais tant que je le tiens sous la main, il me faut quand même signaler les deux événements les plus marquants pour les blogs en 2013. El Camino et lui ont eu des bébés, à quelques jours d’intervalle. Les blogs, c’est aussi la vraie vie ! Je leur adresse donc une bise pleine d’affection (non sans me rappeler qu’ils n’ont pas encore arrosé ça à la Comète).

Le deuxième billet que je vais citer est celui de Melclalex. C’est aussi un copain de la vraie vie mais à gauche. Il nous explique qu’il a passé une mauvaise année 2013, au niveau politique, avec des mauvais résultats, des décisions qui lui paraissent mauvaises. Je comprends assez bien ce qu’il veut dire. Je n’ai pas exactement le même point de vue que lui sur ces mesures, étant bien plus proche de la ligne « Hollande » que lui. Il n’empêche que je n’ai pas voté Hollande pour l’augmentation de la TVA et la réforme des retraites.

Je vais m’adresser à lui : « Cher François, on a fait la campagne, on s’est battu, et tout ça. On a gagné. Tu es à l’Elysée, c’est bien. Il n’empêche que je gueulais contre Sarkozy quand il augmentait l’âge de départ en retraite et la TVA. Tu comprendras donc le sentiment que l’on peut avoir quand tu augmentes ces machins. Ce sentiment est celui de passer pour des cons. Pour le reste, je suis circonspect. Par exemple, j’ai toujours lutté contre les usines à gaz et tu as pondu le CICE. Bien à toi, dans l’attente de t’écouter dans le poste ce soir. Bonne année. »

Néanmoins, il y a des points, dans le billet de l’ami Melclalex, sur lesquels je voudrais revenir, notamment ceci : « on sait que Hollande ne tiendra pas sa promesse d'accorder le droit de vote aux étrangers pour les élections locales. » Il ne tiendra pas sa promesse parce qu’il n’a pas la majorité pour le faire. Il faudrait qu’il fasse un referendum, ce dernier se traduirait par un vote de contestation et on aura l’air encore plus con. Néanmoins, ce droit de vote des étrangers n’est pas une mesure de gauche mais une funeste connerie qui consiste à créer une nouvelle catégorie de demi citoyens. Une mesure qui serait de gauche serait de facilité l’accès à la nationalité des étrangers. Et ça, jusqu’à présent, c’est Manuel Valls qui s’y colle, ce fameux ministre qu’il faudrait honnir mais qui doit détricoter les circulaires Guéant et autres.

Le dernier blogueur que je vais citer est bien sûr Sarkofrance. Comme Melclalex et FalconHill, c’est un copain de la vraie vie mais c’est aussi une sorte de « frère de blogs » tant nous apparaissons parfois comme des espèces de machines parallèles, chacun dans son registre, depuis ce fameux jour noir de 2007…  C’est un bosseur fou. Aujourd’hui, il nous fait une rétrospective de 2013. 12 pages de texte. 40000 signes (le présent billet en est à 7000, à ce stade de rédaction).

Je vais le résumer en commençant par la fin. Il compte en numéros de semaine.

347 : c’est quoi ce bordel de courbe qui ne s’inverse pas.
346 : hé ho, vous foutez quoi Hollande et Ayrault avec la réforme fiscale ?
345 : pourquoi donc parler encore d’immigration et d’intégration ?
344 : tiens ! Pépère aurait eu la prostate.
343 : bon, c’est le bordel dans la fiscalité.

J’arrête.

Dans ce billet, je n’ai pas encore parlé des blogs de droite et des blogs réacs, même si l’ami FalconHill est tout sauf de gauche. Je vous invite à les lire. J’ai encore plus d’ennemis dans la réacosphère qu’à gauche mais j’y ai aussi des amis. J’expliquais à un de ces imbéciles qui me dénigrait sur le thème : « Jégoun censure toujours ceux qui ne sont pas d’accord avec lui » que j’avais peut-être le blog politique avec le plus de contradicteurs des deux bords.

Lisez les commentaires des blogs de droite et de gauche avec un minimum de recul. Vous y trouverez des zigotos qui abordent des sujets sans le moindre intérêt et d’autres qui marquent leur plein accord avec les écrits du taulier. « Ah, mon cher machin, je n’aurais pas su le dire avec des mots plus justes que les vôtres et savez-vous aussi que … et je vous recommande telle lecture. »

Je le dis depuis toujours : la blogosphère est surtout une histoire de copains et on ne choisit pas la couleur politique de ses copains. Sans compter qu’on finit par tourner en rond et par perdre de vue ce que le peuple peut penser. C’est ainsi qu’on se retrouve avec des charlatans qui revisitent l’échiquier politique à leur sauce en accusant les médias.

Les médias.

A part en introduction, j’ai peu parlé des médias, justement. C’est pourtant un des éléments de fond de beaucoup de mes billets de blog. Les médias sont nuls. Le Point annonce que le président de la République va présenter ses vœux le 31 décembre.

Tiens ! Bembelly diffuse les vœux d’Harlem Désir. Très bien ! Sobres comme on aime. Enfin, je parle des trois premières secondes, j’ai eu la flemme de me fader la totale. Par contre, il me fallait un prétexter pour parler de Bembelly et de Babelouest. Je les connais depuis quelques temps mais c’est bien en 2013 que nous sommes venus relativement proches, pour des raisons différentes, Alain-Guy parce qu’il m’a promené à Lyon à deux occasions et Jean-Claude parce qu’il est assurément le blogueur le plus courtois de la terre, contrairement à moi (récemment, j’ai cru qu’on était fâchés mais l’année se termine bien).

Je pourrais en citer des tonnes, de copains mais aujourd’hui, je pense surtout aux Lyonnais vu que j’y suis allé deux fois cette année, la première pour les vacances, la deuxième pour le mariage de Trublyonne (je parlais de deux heureux événements avec les bébés des deux gros, mais il y en a eu un troisième). J’aurais du aller une dernière fois récemment, pour le baptême de Blachier junior. Et je suis en contact avec l’ami Marco pour un projet donc nous reparlerons à l’occasion. Et je n’oublie pas ceux qui ont rejoint récemment les leftblogs, comme Fabien et Thibaud. Du coup, j’ai l’impression d’en avoir oubliés quelques uns…

Les ennemis

J’aime bien rappeler que je vois les blogs comme un machin entre copains. Mais je suis sidéré par le nombre de types avec qui je me suis fâché ou, plutôt, qui sont partis fâchés. C’est quand même délirant de voir des types se retrouver avec de la haine parce que nous n’avons pas les mêmes opinions politiques.

Tiens ! Parmi mes nouveaux potes, il y a Koltchak. C’est un affreux royaliste, catholique, réactionnaire… mais une fois que l’on a fait le point sur nos désaccords, on peut avoir des discussions bien cordiales. Il commente mon blog. Je commente le sien. Mes commentateurs lui tombent dessus. Ses commentateurs me tombent dessus. Et on regarde bouger le monde. Ou pas.

Et 2014 ?

Puisque je parlais d’Harlem Désir, je vais commencer par lui. Je trouve le Parti Socialiste absolument nul et j’aimerais bien que ça change en 2014. J’attends du PS un parti qui soutienne réellement le gouvernement… J’attends un PS qui donne du grain à moudre aux blogueurs.

Je n’attends rien des autres partis.

Nous avons des élections importantes en 2014. Tout d’abord les municipales qui vont nous donner des maires mais aussi des dirigeants de communautés de communes et plein de truc. Mon blog est « national » et il me sera très difficile de traiter le sujet. Il y aura ensuite les Européennes. J’aurais voulu qu’on parle d’Europe mais j’ai bien peur que les projets européens, les programmes des partis politiques,… ne soient que très peu évoqués.

Pour le reste, je souhaite, avec un peu d’avance, une bonne année à tout le monde, plein de billets de blogs, de lecteurs, de commentateurs,… Je voudrais que l’on revienne au blogage du début. Un blog n’est pas une tribune. C’est un machin lu par 50, 100 ou 1000 personnes. Twitter a fait changer les habitudes.

Il faudrait pourtant que les blogueurs soient plus solidaires entre eux, pour que notre espace de communication ressemble à quelque chose, à ce quelque chose qui commençait à exister à une époque où les journalistes commençaient à se demander qui nous étions. Des blogueurs historiques avaient commencé à arrêter leur activité et nous autres, blogueurs militants, étions mis sur le devant de la scène pour d’obscures raisons. Depuis des médias en ligne, surtout à droite, ont commencé à occuper un espace que nous pensions à nous, un espace pour des citoyens qui avaient quelque chose à dire.

On faisait des billets pour rebondir les uns sur les autres. Par exemple, j’aurais pu prendre les billets de Melclalex et Gauche de Combat, que je cite plus haut, et broder une antithèse. « Tiens ! Machin a dit que… Mais je ne suis pas d’accord parce que… ».

Cet esprit a disparu.

C’est à nous de le recréer et c’est ce que je souhaite pour 2014.


Encore une fois, bonne année !

64 commentaires:

  1. Mais qu'est-ce que c'est que ce billet de merde dans lequel je ne suis même pas mentionné ?

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    1. Ah ! Mais je parle de vous indirectement. Je cite un blog où vous avez commenté, hier.

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  2. Je te souhaite une belle année pleine d'articles croustillants....

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  3. je suis désolé du clash avec les vrauchistes d'hier. Il n'aurait pas du avoir lieu. L'année se termine donc avec un goût amer de plus. Mais en 2014, on oubliera pire encore.
    Je ne suis pas un bosseur fou. Mon débit est proportionnel au volume de conneries que je lis et de désaccords que j'ai. C'est dire.
    bonne année camarade.

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    1. Tant pis pour le crash. Des prétentieux...

      Bonne année !

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    2. ça reste dommage et triste. On a failli se caler un rdv pour trinquer et ça se termine en engueulade générale et collective. Tout le monde est responsable. L'emballement d'hier soir m'a conforté dans l'idée que Twitter est un lieu désormais dangereux.

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    3. et ce ne sont pas des prétentieux, m'enfin !

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    4. Non. Tout le monde n'est pas responsable. J'ai sorti une vanne à caractère sexuel et ils n'ont pas supporté. J'ai relu les echanges d'hier soir. C'est complètement surréaliste.

      Ils se prennent pour qui ? Des défenseurs de valeurs morales à la con. Des représentants d'une élite ?

      On m'a signalé le billet de Corinne ce matin parce que j'y suis peut être visé. C'est quoi, ces scribouillards de merde qui pensent représenter la culture. "Moi la littérature j'en ai fait mon métier, l'autre il tient un blog de merde".

      Je n'ai rien à faire avec ces gens (et vice versa, je suppose). Ils n'apportent rien.

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  4. Vous n'allez pas vous faire que des copains à gauche si vous me rangez parmi vos potes.

    Sinon, puisque vous parlez du PS, j'ai eu droit à quelques indiscrétions palaisiennes sur les prochaines municipales. Le climat de la ville est on ne peut plus tendu et exécrable.
    - Un camp rom de plus de 250 personnes pourrit la vie des gens depuis plus d'un an. Tas d'ordures, excréments dans les parcs de la ville, les jardins des riverains, odeurs diverses qui embaument tout un quartier, sans parler des rats qui pullulent.
    - Des installations sauvages de manouches un peu partout dans la ville à un niveau que l'on avait pas vu depuis presque 10 ans.
    - Une hausse de 27% des cambriolages.
    - Des vols de métaux, de carburant, de voiture, de pièces automobiles piquées la nuit, et fait nouveau les éléments métalliques de décoration des tombes qui disparaissent.

    Bref, le peuple gronde. Du coup il y a eu une réunion en mairie où le ministre de la ville, ex-maire de Palaiseau, a fixé le cap de la campagne : il faudra travailler sur la sécurité.

    Moi j'vous l'dit, le PS va devenir un parti de droite comme les autres.
    Ce qui aujourd'hui ne veut plus dire grand chose.

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    1. Depuis le temps, mes potes me connaissent !

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    2. À part ça, je penderie la sécurité n'est pas un thème de droite et que les militants de gauche font n'importe quoi ! La gauche est là pour défendre l'opprimé, pas des gens qui occupent illégalement des terrains. Cela étant Hollande avait promis de trouver un hébergement à tous les expulses. Il ne l'a pas fait.

      Enfîn, cette séparation droite gauche a pas beaucoup de sens à un niveau municipal. D'ailleurs quand je vois les communes de gâche que je connais, les listes de droite ne font que copier ce que font les municipalités en place (du moins pour la partie visible). À Paris, par exemple, ils veulent permettre de circuler en vélo sur les voies sur berge.

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    3. Circuler À vélo, bordel !!!!!!!!!!!!

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    4. Je penderie ? C'est nouveau... Je voulais dire : je pense.

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    5. Sur la non pertinence de l'esprit partisan pour les scrutins locaux, je suis d'accord. Tout au moins tant que la ville n'est pas trop peuplée parce qu'à ce moment elle devient un enjeu pour les grosses machines politiques, ce qui est fort dommage. Surtout pour les habitants.

      Quant à Paris, le jeu est biaisé. La ville ayant été largement vidée de sa composante populaire par Chirac et ses successeurs, les candidats doivent faire campagne pour une population majoritairement composée de bobos et pour certains arrondissement d'une clientèle d'origine étrangère. Recréer le poste de maire de Paris a été une erreur monumentale, pour le petit peuple de Paris qui a été évacué vers la banlieue, pour la ville qui ne cesse d'être défigurée.

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    6. Vous savez, Didier, la droite parisienne fait bien ce qu'elle veut.

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    7. La sécurité est surtout un thème qui intéresse l'électeur. Pour autant, les gens ne se forment pas suffisamment et de fait n'ont pas de questions pertinentes sur le sujet et attendent tout et n'importe quoi du maire. Pourtant depuis la lopsi de 2007 le maire est le pivot de la sécurité dans la commune. D'un autre côté, de trop nombreux maires refusent encore d'assumer leurs responsabilités en ce domaine, mais comme personne ou presque ne le sait, ça passe et personne ne gueule. Il est tellement plus facile de se défausser sur l'Etat qui ne ferait pas le nécessaire. Ce qui parfois n'est pas nécessairement faux, mais comment une administration centralisée peut-elle être au fait des particularités locales et juger au mieux de la nécessité d'ajouter ou retirer des effectifs ? Municipaliser la police en tenue serait la solution, ou la territorialiser en créant des intercommunalités sur le plan de la sécurité publique. Ainsi ces messieurs seraient bien obliger de mettre les mains dans le cambouis, d'inventer des synergies entre sécurité, social, jeunesse, éducation pour tout ce qui concerne les primo-délinquants ou pré-délinquants.

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    8. K,

      Oui. Mais ce n'est pas nécessairement au détriment des habitants. Paris est bien plus vivable maintenant qu'il y a dix ans (je dis ça en tant que voisin : je ne suis pas concerné par tout). Et il me semble que si j'habitais Bordeaux, je n'aurais pas de scrupule à voter pour Juppé (malgré toute l'estime que j'ai pour Feltesse).

      Il faut des personnes compétentes.

      L'orientation politique joue quand même. À Bicètre, la politique est beaucoup plus orienté vers les habitants que du temps de la droite (avant 1995). Mais les travaux à mener sont tellement lourds, que ça prête à rire de savoir si c'est la droite ou la gauche qui rénove mieux le centre ville.

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    9. Ceci dit, si NKM était de droite, ça se saurait.

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    10. Oui. C'est avant tout un truc de proximité (pas au sens "police de proximité, mais de gens de terrain). Mais c'est un point de vue qui me semble de gauche (je vais vous dénoncer) mais sur lequel la gauche ne peut pas communiquer.

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    11. Je ne pense pas que le concept de proximité, ce que les cathos et roycos appellent subsidiarité, soit à proprement parler de gauche ou de droite. C'est une simple question de bon sens, il appartient aux gens situés au plus près des problèmes de rechercher les moyens de les résoudre et de travailler à leur mise en oeuvre, c'est vieux comme le royaume de France.

      Maintenant concernant le discours des partis sur ce sujet précis, à droite comme à gauche il n'y a que des trompettes :
      - A droite, on croit que c'est en tapant du poing sur la table qu'on résout les problèmes, on cite des théories qu'on ne comprend pas (la fenêtre brisée, la tolérance zéro), en proclamant que la police et le social sont deux mondes qui n'ont rien à faire ensemble.
      -A gauche on met en avant de faux spécialistes comme Mucchielli, qui en revanche sont de vrais doctrinaires qui nient la réalité du terrain et imputent aux forces de l'ordre une bonne partie des désordres qui agitent les banlieues.

      Quant on parle de proximité en France, on pense bisounours. DQuand on parle en France de la pol-prox américaine, on pense tout de suite tabassage et compagnie, ce qui est une stupidité sans nom qui n'a rien à voir avec la réalité du terrain. Il y a une vraie convergence entre les forces de l'ordre, la population, les éducateurs de rue et les services sociaux. On imagine même pas le fric qui est investi dans des programmes destinés à récupérer des jeunes déscolarisés pour éviter qu'ils finissent dans des gangs où in fine ils coûteront encore plus à la société du fait de leurs méfaits puis du coût de leur incarcération. Et cette orientation là-bas n'a rien à voir avec le fait que la maire soit républicain ou démocrate, les différences sont essentiellement de l'ordre de la cosmétique politique.

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    12. On est donc à peu près d'accord. Il faut du travail, du pragmatisme.

      Il ne me reste donc plus qu'à taper sur la droite UMP qui amène le débat de la sécurité sur la scène politique pour les municipales de manière totalement ridicule (je pourrais aussi taper sur la gauche, sa haine des caméras de surveillance et l'incompétence de ses militants en matière de sécurité : je pourrais d'ailleurs en faire un billet, je suis un professionnel de la sécurité mais pas la même que la votre, celle des cartes bancaires).

      Bref, je le vois à Bicètre, où la droite tente de mettre la sécurité au centre des débats alors que nous avons quasiment aucun problème (toutes choses égale par ailleurs selon l'expression consacrée). Bicetre a connu de très gros problème de sécurité avant 90 (c'était un haut lieux des bandes) mais ils ont été étouffé le jour où les municipalités (de droite puis de gauche) ont mené une vraie politique d'urbanisme. Hop ! On construit des immeubles dans les quartiers pourris. Politique qui n'avait rien à voir avec la sécurité d'ailleurs (quand les délinquants n'avaient plus de zones à squatter, ils ne squattaient plus).

      Ce qui nous mène au fond du dossier : la politique est un tout. Une vision globale. Et c'est bien con pour la droite de gouvernement à un niveau local.

      Ce qui me fait bien rigoler en parlant avec des blogueurs reacs qui, à part sur des sujets societaux (dont je ne nie pas l'importance), sont bien plus proches du PS que de l'UMP.

      Quand on ajoute le fait que l'UMP est bien plus étatiste que le PS (et donc que le PS est bien plus libéral que l'UMP), je suis parfois plié de rire.

      Mais la gauche "municipale" a son côté gnangnan. On trouve un nombre incroyable de lascars qui pensent que monter des paniers de baskets pour occuper les jeunes résoudra tout.

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    13. François Lamy a cru (et continue d'y croire un peu) aux paniers de baskets, et autres conneries. L'emmerdant, c'est que les jeunes les ont pétés.

      Ceci dit, investir dans les caméras est une erreur. Tout au moins pour ce qui est de la voie publique, sur les lieux fermés (centres commerciaux, banques, métro, etc.) ça marche du tonnerre (83% de faits élucidés), mais dans la rue, au mieux ça n'agit que 3% à 5% des faits constatés, autant dire peanuts en regard des masses de fric investies. Sans compter qu'il n'y a pas d'articulation entre les réseaux de vidéo sur lieux fermés et ceux de la voie publique. En clair, des types sortent sans avoir pu être identifiés, c'est fini, aucune chance de les suivre une fois dehors.

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    14. Excellent commentaire mais je vais vous répondre par mail. Vous comprendrez pourquoi (je ne peux pas parle de boulot sur mon blog).

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  5. Très bonne année et continuez à nous écrire des articles. Même si on n'est pas d'accord sur tout la lecture de vos papiers constitue un rendez vous quotidien intéressant.

    Bises (si je peux me permettre) Rose

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    1. Merci ! Vous pouvez vous permettre (même plus...).

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  6. Quel bon billet pour terminer l'année...

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  7. Conclusion très juste. Il reste à trouver le moteur qui recréerait cette dynamique d'échanges. Au MoDem ( ;-) ) le widget "blogosphère modem" jouait un peu ce rôle, il incitait à aller voir, commenter, rebondir. Mais dans la technologie actuelle il faudrait encore plus souple, plus réactif, plus ergonomique.

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    1. Oui. Mais il y avait autre chose. Par exemple on se foutait sur la gueule (en toute amitié), c'était le bonheur. Tout ça est parti en couilles en deux ou trois étapes. La première fur l'affaire DSK qui a généré une tension. La deuxième fut l'après primaire, où nous ne pouvions plus nous engueuler entre socialistes. Il fallait être unis. La troisième fut l'élection. Nous nous sommes retrouvés dans la majorité mais pas les blogueurs Modem et Front de Gauche. Du coup, on s'est retrouvés comme étant les ennemis infréquentables. Le comportement de beaucoup a changé (je vais dire : celui des autres puisqu'il est délicat de d'analyser). Je me rappelle encore le jour où j'avais viré l'Heretique de mes contacts. Avant on s'engueulait mais j'étais devenu coupable, subitement.

      L'autre phénomène est la nullité des blogueurs proche de l'UMP. Ils n'ont jamais joué le jeu malgré nos mains tendues. Du coup les blogs reacs ont prospéré... Mais la moitié des tauliers n'a aucun fond politique et ne comprend pas qu'on puisse ne pas être d'accord.

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  8. Ouf! Soulagé de ne pas avoir été cité dans les réacs ou les ennemis...

    À propos de "Je continue à déplorer l’absence de fond alors que, au moins à gauche, quand nous étions dans l’opposition, nous savions produire du contenu, des argumentations": c'est Rocard qui m'avait dit: "En politique, on ne peut prendre le temps de réfléchir que quand on est dans l'opposition; quand on est au pouvoir, on y arrive avec ses idées, qui ne bougeront pas, parce qu'on est accaparé par l'action et par la justification de son action".

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    1. Oui. Mais nous ne sommes pas ai pouvoir, nous sommes blogueurs, pas ministres...

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    2. Ben oui, mais si on continue à penser alors que le gouvernement a arrêté de le faire, on va forcément se trouver de plus en plus décalés avec lui ("J'ai perdu ma montre;i je marchais, elle s'est arrêtée")

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    3. Ben non. J'assume totalement mes deux casquettes. Celle de soutien du gouvernement et celle de type d'aucun parti qui sort ce qu'il veut. Je pense par exemple que dans ce billet je suis assez critique envers pépère.

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  9. On arrête tout! Suite à de violents orages, Manuel Valjs a décidé de reporter l'An 2014 d'une demain avecvà la clé la création de la 53eme semaine!

    Raté! Gardez vos (bonnes années) pour fin de la semaine prochaine! Encore un semaine, je répète...

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  10. j'espère pouvoir revenir en 2014, mais là au vu de l'état des choses faudra que je me motive

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    1. Au boulot bordel ! Et motive les autres fainéasses comme Balmeyer.

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  11. ma connexion ayant scratché j'ai pas tout suivi hier j'avais pourtant posé une bonne question lol

    Bonne année à tous !

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  12. Vœux de nouvel an: j'ai remis mon précédent billet sur le temps qui passe, plus frappant parce que j'ai réussi à en stabiliser les liens de toutes les photos (il fallait qu'ils ne soient pas attachés aux mêmes mots, sinon le système s'emmêlait les pinceaux en les recherchant) et qui me paraît très adapté à ce soir d'"une année de plus!" (paradoxale, cette habitude qu'ont les humains de fêter joyeusement -réveillons, anniversaires- tout ce qui les rapproche de leur mort...)

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    1. Et ce sont des voeux, pour répondre aux vôtres, voilà tout.

      D'ailleurs;i: pourquoi ne souhaite-t-on qu' UNE SEULE bonne année à la fois? Un peu mesquin, non?
      Je vous souhaite à toutes et à tous d'excellentes années 2014, 2015 et 2016 (ensuite, on avisera, le moment venu)

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  13. très bon billet.
    Je sais bien que la règle des 3/5 empèche Hollande d'avoir une majorité au congrès. Mais les modifs sociétales doivent être faites en début de mandat quand l'ancienne majo est ko certains de ses élus auraient pu être tentés par le votre favorable.
    Maintenant c'est mort

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    1. Merci !

      Mais cette mesure aurait été catastrophique vue de gauche ! Elle n'est pas à gauche, elle n'est que sociétale.

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  14. Merci pour ce beau billet, l'arrosage se fera aux prochains KdB, au pluriel tant qu'on y est pour un dernier bébé.

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  15. Si j'ai bien compris, avant vous rebondissiez les uns sur les autres avec des billets ...
    Belle mentalité !

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    1. Tiens, çà me rappelle quand j'avais remplacé au pied levé un collègue à la banque : tous les jours je nageais tellement dans les billets, qu'il fallait donner des coups de pied dans les briques (paquets de mille) pour avancer dans le minuscule réduit où je bossais. Sans déc' ! Autant dire que cela n'existe plus depuis longtemps.

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  16. Allez, on n'est pas "bégueule", (je ne sais même pas ce que ça veut dire), mais meilleurs vieux!

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  17. Salut Nicolas. Bonne année 2014!

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  18. Ah l'année, on la sort bonne ! Bien mousseuse, dans un beau verre à pied comme j'en ai un ou deux. Tchin !

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  19. Bonne année 2014, Nicolas, ainsi qu'à tous tes lecteurs et lectrices.

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  20. Je vous souhaite une bonne et heureuse année, avec inversion des courbes, et tout ça! Tiens, ça me fait penser que je suis vraiment une feignasse et que j'aurais pu en faire un billet chez moi.

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