15 décembre 2013

Apprenons la démocratie à Jean-Luc Mélenchon

« Le SPD s'est vendu à Merkel » a déclaré Jean-Luc Mélenchon avec la finesse qui le caractérise suite à l’approbation par le SPD du projet de gouvernement commun en Allemagne. Je ne sais pas si on a vraiment la vocation à commenter les actes démocratiques des partis politiques étrangers.

Je suis d’ailleurs fatigué de ces gens qui ne respectent pas la démocratie. Le parti de Mme Merkel a remporté une large victoire, ce que l’on peut déplorer, avec 47% des voix. Le jour où on verra ça en France… Il est donc logique qu’il soit amené à diriger le pays mais il n’a pas la majorité absolue et est obligée de composer avec le camp d’en face. Ce sont les socdem qui s’y collent.

Imaginons la situation en France. Il y a 577 députés mais je vais arrondir à 600. Imaginons que l’UMP et l’UDI remporte 295 sièges. Ca serait une victoire incroyable pour eux mais ils n’auraient pas la majorité absolue. Imaginons que le PS remporte 150 sièges, les verts 100 et les communistes 55, soit un total de 305. Avec le système électoral Allemand, c’est le parlement qui élit le chancelier. En France, c’est un peu différent mais ça revient au même. Les partis politiques doivent discuter en entre eux pour trouver une base de gouvernement.

Imaginons cette élection du Premier Ministre par le Parlement. Au premier tour, on peut supposer que le chef de l’UMP obtienne 295 voix et celui du PS, 150. Il y a donc un deuxième tour. En toute logique, le candidat du PS gagne le second tour avec 305 voix. Et encore, ce n’est même pas sûr. Il devrait donner des gages à son aile gauche au cours d’une négociation ce qui fait que des députés de cette formation pourraient être amenés à voter pour le candidat de l’UMP…

C’est le jeu démocratique. Prenons une exigence au hasard des communistes, pendant ces négociations : le SMIC à 1700 euros. Un député PS pourrait penser que ça serait une catastrophe pour le pays. Il s’en suivrait en effet une importante inflation et le nombre de smicards augmenteraient. Les classes « moyennes basses » se retrouveraient au SMIC mais les prix augmentant, ils perdraient du pouvoir d’achat. Le candidat de l’UMP pourrait alors dire : hého, je promets d’augmenter légèrement le SMIC et d’aligner le PACS sur le mariage. On trouverait bien 6 députés PS qui préfèreraient voter pour lui que pour le candidat de son propre parti qui aurait ajouté un élément de programme qu’il jugerait catastrophique.

Et ils respecteraient ainsi la démocratie.

Mais le candidat de l’UMP est intelligent (c’est une fiction). Dès le départ, il va voir le candidat du PS et dira : ah ben on est dans la merde. Je ne peux pas réunir une majorité et toi non plus sans générer un gros bordel. Je propose qu’on mette en place une plateforme commune qui répondrait aux votes des gens : 50% pour moi, 25% pour toi. On aurait donc une plateforme qui représenterait 75% de la population. On aura des mécontents à ma droite et à ta gauche mais on resterait largement majoritaire.

C’est ce qui se passe en Allemagne.

C’est aussi ce qui s’est passé en 1988 en France. François Mitterrand avait toute légitimité pour diriger la France puisqu’il venait d’être élu mais il n’avait pas la majorité à l’Assemblée. Le Parti Socialiste avait 47,82% des députés. Les communistes 4,4% et les non inscrits 2,4%. Le Parti Socialiste n’aurait pas été sûr d’avoir une majorité sur tous les textes sans faire de larges concessions aux communistes. Mitterrand a donc dit : hop ! Je vais nommer Rocard et lui demander de faire une majorité d’ouverture. C’est la seule solution qu’il avait pour disposer d’une majorité capable de gouverner durablement. Rocard a donc été voir les centristes et leur a dit : bon les gars, on prend certains d’entre vous au gouvernement et on se met d’accord.

On appelle ça de la démocratie.

N’oublions pas que les communistes avaient pris une belle claque, à l’époque. Tout comme Die Linke, cette fois, et les écolos allemands. La comparaison avec l’Allemagne s’arrêtera là. Le système électoral n’est pas le même. Le PS et les partis qui gravitent autour de lui arrivent à avoir 57% des députés avec 40% des voix. Le Front de Gauche qui a fait 7% des voix arrive avec 1,7% des députés et le Front National qui a fait 13,6% avec 0,35… Si le nombre d’élus était proportionnel aux voix, le total de la gauche ferait un peu moins de 50%. Il n’y aurait pas de majorité… Et vous avez beau retourner les chiffres dans tous les sens, pour qu’un texte passe, il faudrait un accord entre l’UMP et le PS. Le Front de Gauche aurait beau hurler, c’est la démocratie. Ca représente une majeure partie du peuple.

Jean-Luc Mélenchon vocifère. Reprenons son communiqué. « Le SPD s'est vendu à Merkel. Il préfère l'alliance de droite plutôt qu'un accord de gauche. La social-démocratie ne sert plus qu'à épauler l'ordre libéral. Et le PS vient de donner son appui à la candidature de Martin Schulz du SPD allié à Merkel pour la présidence de la Commission européenne. De Merkel à Hollande, c'est la ligne directe ! En France comme en Allemagne, les sociaux-démocrates sont la camisole de force des peuples. Ce monde-là n'est pas le nôtre. L'opposition de gauche en France doit être la relève. »

Nous allons le prendre dans l’autre sens. Madame Merkel a fait un triomphe à cette élection. On peut évidement le regretter et traiter les Allemands de fous mais ça ne fera pas avancer le dossier. Néanmoins, elle n’a pas su ménager son allié traditionnel, les vils libéraux du FDP. Elle doit donc composer et faire une politique moins à droite que ce qui était prévu. C’est donc tout à l’honneur du SPD (et des militants qui ont accepté) de permettre à Madame Merkel de faire une politique moins à droite, avec des points par ailleurs très satisfaisants : instauration d’un SMIC, augmentation des petites retraites, limitation des loyers,… Le ministère de l’économie devrait revenir au président du SPD, Sigmar Gabriel, qui chapeautera en outre la transition énergétique.

Le peuple allemand n’a pas voté pour Die Linke comme le peuple français n’a pas voté pour le Front de Gauche. Le PS soutient un candidat qui pourrait imprimer un retournement à gauche de la politique européenne, Martin Schulz, issu du SPD. Ce monsieur fait campagne en politisant le choix du président de la Commission européenne. « Les grandes forces politiques ont besoin d'une compétition pour confronter leur vision de l'Europe. Il ne faut pas réduire le débat à un affrontement entre pro et anti-européens. Nous devons offrir le choix entre une Europe du centre droit et une Europe du centre gauche, une Europe libérale et une Europe socialiste, pour aider à sa démocratisation. »

Les tractations seront les mêmes, à l’issue des élections Européennes, dans six mois. Il y a deux grandes forces, le PPE (à droite) et le PSE (à gauche). Le PSE ne sera pas capable de gouverner tout seul. M. Schulz devra trouver une coalition, s’il veut devenir le chef de la future Commission.

J’attends de voir le programme du Front de Gauche et les annonces faites Jean-Luc Mélenchon, pour cette élection.

Je suppose qu’il va vociférer contre les technocrates de Bruxelles avec un programme qui ne sera pas audible parce que la gauche de la gauche ne remportera pas se scrutin. Il devrait faire de la politique, de la vraie, celle qui a un impact sur la vie des gens. Il devrait donc soutenir Martin Schulz s’il veut un peu moins d’Europe libérale.

Mais non ! Il va taper sur le PS pour sa propre gloire, voire pour s’assurer un job.


Ce n’est pas de la démocratie.

48 commentaires:

  1. Très bonne analyse critique de la stratégie de Melenchon. Cela dit il est malheureusement plus difficile de faire comprendre cette volonté consensuelle en France , sachant qu'une alliance fait avancer des points essentiels a la vie des allemands et même des européens (smic........). Un inconvénient dans votre billet le député UMP intelligent, trop dur à trouver même si c'est de la fiction. Par contre il y a nos centres UDI, modem

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    1. Nos centres feraient mieux d'avoir une position claire.

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  2. Tu devrais intituler ton blog: "La démocratie pour les Nuls". Tout est dit.

    Quand Mélenchon éructe: "L'opposition de gauche en France doit être la relève", on a envie de lui dire: "Vas-y mon gars ! Rassemble déjà une majorité de gens derrière tes idées (disons plus de la moitié des gens de gauche pour être gentil) et après on en reparle.

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  3. Tiens je viens d'argumenter en faveur de Schulz sur un forum de discussion politique que je fréquente, expliquant ainsi pourquoi je voterai certainement PS aux Européennes. Un fier sympathisant de la Vrauche m'a reproché de soutenir un Allemand alors que c'est l'Allemagne qui nous a mis dans la panade avec leur austérité à la con. Voilà où ils en sont... Je lui ai demandé s'il préférait un non-Allemand de droite à la Commission, j'attends sa réponse avec impatience.

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    1. Ils sont pénibles. À la limite ils exigeraient Méléchon comme président de la Commission. Ils n'ont rien compris à l'Europe et à la démocratie.

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  4. Ajoutons que, de même que les Allemands ne votent pas plus pour Die Linke que les Français ne votent pour Mélenchon (qui, lentement mais sûrement, est en train de se marginaliser et se groupusculariser: un NPA de plus), les Français qui veulent "tout foutre en l'air" "renverser la table (sur laquelle ils veulent en même temps "donner un grand coup de poing": faudrait choisir...) ne votent pas pour Mélenchon, mais pour Marine Le Pen (dont l'équivalent n'existe pas en Allemagne): Mélenchon n'aura même pas réussi à capter le vote protestataire.

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    1. Oui. Je me fous de Méluche mais ses militants me font de la peine.

      À part ça, j'étais avec Jean-Luc Laurent, ce matin. Je suis en phase avec lui que sa vision d'une majorité de gauche et on était dans le fond de mon billet (qu'il n'avait pas lu et nous ne parlions pas du tout des blogs mais de la plateforme pour les prochaines élections). Vive la gauche pluriel.

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  5. La démocratie n'existe pas en France.

    Pour la créer, il va falloir virer TOUT £€ $¥$T€M€. Et écrire une nouvelle donne (Constitution par exemple). Bien entendu, TOUS les anciens élus ou membres de gouvernements seraient exclus à vie d'office.

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    1. Bab, tu est pas démocrate. Tu voudrais un système qui ne fonctionne qu'avec des gens d'accord avec toi. Ce n'est plus de la démocratie.

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    2. "TOUS les anciens élus ou membres de gouvernements seraient exclus à vie d'office."

      Mélenchon était ministricule, sous Jospin.

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    3. Techniquement, la France n'est pas une démocratie, mais une république.
      On parle bien d'institutions républicaines, qui sont incompatibles avec le fonctionnement d'une démocratie.
      Le professeur Francis Dupuis-Déri parle, dans une vidéo récente, de ce sujet de manière très intéressante.

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  6. Ca fait bien longtemps que Mélenchon et sa clique ont oublié ce qu'était la démocratie, et la République aussi. Ils pensent représenter le peuple, mais ce dernier les fuit (le peuple n'est pas idiot).

    Si un jour, par grand malheur, ils arrivent au pouvoir, cela ne sera pas grace aux urnes et à la démocratie... (aussi ton titre est assez juste...)

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    1. Ils n'arriveront pas au pouvoir...

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    2. C'est le peuple qui doit arriver au pouvoir - même si cela ne lui fait pas plaisir - parce c'est la solution pour que les choses s'arrangent dans l'avenir.

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  7. En 1988 c'est Mitterand, réélu avec 54% des suffrages, qui avait déclaré, pour quels motifs, AVANT les législatives qu'il n'était pas bon qu'un parti ait la majorité absolue à lui tout seul. Du coup le PS se retrouve avec une majorité relative et contraint de composer. Essaie au moins de bien choisir tes exemples dans tes raisonnements confus

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  8. Melenchon s'isole de plus en plus, c'est une mauvaise stratégie me semble-t-il.

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  9. Melenchon s'isole de plus en plus... Mauvaise stratégie !

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  10. Assez bonne analyse, après ne faites pas l'idiot, quand Mélenchon dit que le gouvernement Allemand n'a pas la légitimité du peuple, il ne sous entend pas directement qu'il faudrait le faire sauter. Il essaie juste d'éveiller les consciences en disant que pour l'intérêt dudit peuple, il ne faudrait pas voter pour ceux-la mais pour Die Linke. Après, Mélenchon respecte la démocratie, il est juste caustique.

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  11. Assez bonne analyse, après ne faites pas l'idiot, quand Mélenchon dit que le gouvernement Allemand n'a pas la légitimité du peuple, il ne sous entend pas directement qu'il faudrait le faire sauter. Il essaie juste d'éveiller les consciences en disant que pour l'intérêt dudit peuple, il ne faudrait pas voter pour ceux-la mais pour Die Linke. Après, Mélenchon respecte la démocratie, il est juste caustique.

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  12. Certains propos de Mélenchon sont désespérant, je me demande jusqu'à quel point dans son fort intérieur , Jean Luc les approuve ?....
    vincent .

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  13. Le problème en Allemagne, c'est que l'addition des voix du SPD, des Grünen et de Die Linke est majoritaire, et que le SPD, au lieu de privilégier cette alliance à gauche préfère se rapprocher de la droite avec laquelle il se sent plus d'affinités.

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  14. Depuis quand la CDU/CSU a-t-elle remporté 47 % des voix en Allemagne ? Pas depuis les années 70 en tout cas, c'est bizarre ce que tu racontes, là. Il me semble qu'ils étaient plus proches de 41% des voix en 2013 (on est loin de la majorité).

    Hâte de voir le SPD sombrer encore davantage après cette législature, cependant. Ca leur fera les pieds.

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    1. C'est bien 47. Un peu plus même.

      C'est Die Linke qui s'est effondré.

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    2. En fait c'est 41.55%.

      Et Die Linke a fini 3ème, avec le score de l'élection de 2005. Pas catastrophique pour autant.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_f%C3%A9d%C3%A9rales_allemandes_de_2013

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    3. Ne négocie pas pour des conneries. Merkel est ses alliés ont fait 47%. Die Linke se casse la gueule. Ça rend une coalition entre partis de gauche impossible à gérer. Il faudrait que le SPD appliqué le projet des cocos. Ce qui n'est pas le sien.

      Tu n'as pas écouté Mélenchon. Il a dit qu'il voulait bien intégrer le gouvernement s'il était premier ministre, c'est à dire s'il pouvait faire une politique totalement minoritaire.

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    4. Tu prends tes désirs pour des réalités.
      Et tu racontes n'importe quoi sur le SPD et Die Linke : ce dernier parti avait délaissé son pourtant tiède programme électoral pour faire une liste d'une dizaine de propositions qui n'avaient rien de révolutionnaire au SPD et aux verts dans le but de former un gouvernement commun, comme en 2005. et le SPD a dit non (tu penses bien, c'était des propositions de gauche, ils sont fous ces linken)

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  15. Article intéressant, même si le sympathisant FdG que je suis n'aime pas le ton. C'est pas grave, c'est de bonne guerre.
    Ce que dénonce le FdG, c'est que les socialistes allemands préfèrent une alliance avec la droite de Merkel, alors qu'il était possible de la faire avec le reste de la gauche. Le message est terrible : pour le SPD mieux vaut un peu de droite que "trop" de gauche.

    C'est votre réflexion sur la recherche du compromis qui m'interpelle. On peut se réjouir que le SPD ai négocié plusieurs avancés sociales avec la droite. Ce que vous oublié (volontairement ?) de dire dans votre article, c'est le coût de cette accord. L'instauration d'un SMIC c'est bien, mais que va vouloir la droite en contrepartie ? (Peut-être le sait-on déjà, je n'ai pas cherché) Et par conséquent que va devoir assumer le SPD en gouvernant avec la droite. Et au final, est-ce que l’instauration d’un SMIC, une augmentation des petites retraites, une limitation des loyers, etc ... sera suffisant face à se que Merkel fera payer aux Allemands ?

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    1. C'est l'inconvénient d'un compromis. Il n'y avait pas d'autres choix. Tu imagine un gouvernement en commun avec le FdG et le PS, actuellement ?

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    2. Non, je crois que ni l'un ni l'autre n'est prêt à faire de concession. Et surtout l'humain d'abord est un tout cohérent. Appliquer une ou deux mesures serait sympas, mais ne changerai pas grand chose à nos vies. De toute façon la question ne se pose pas, les socialistes ont tous les pouvoirs et n'ont besoin de personne pour gouverner.

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    3. De toute façon la question ne se pose pas, les socialistes ont tous les pouvoirs et n'ont besoin de personne pour gouverner.

      et ça , ça vous emmerde grave

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    4. C'est un tout cohérent donc les électeurs ne veulent pas.

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    5. Le problème des "touts cohérents" c'est que par nature ils empêchent tout compromis. Donc la balle est plutôt dans le camp du FdG : quelles mesures sont-ils prêts à abandonner pour parvenir à ce compromis ? Si la réponse est "aucune", pas la peine de continuer...

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  16. Attendez, il y a quand même un petit oubli dans votre démonstration : il y a une très forte demande sociale en Allemagne (j'y suis depuis 3 mois) et même si Die Linke et les Verts sont en recul, SPD + Die linke + Verts = majorité "numérique" !!
    Donc, si le SPD n'a pas cédé sur l'essentiel de ses demandes, (salaire minimum, transition énergétique, double nationalité des jeunes allemands d'origine turques etc ...), c'est parce qu'il était poussé par sa gauche ! Donc les allemands en majorité n'ont pas voté pour Merkel mais pour la gauche et Merkel l'a compris.
    Je tiens à signaler que je suis sympathisant du Front de Gauche mais complètement en désaccord avec les prises de position de Mélenchon.
    Son constat de la situation allemande (et française au passage) est erroné.
    Enfin, sur le PS, qui a été élu avec les voix du FG, il n'a absolument RIEN fait envers ces électeurs là comme gestes. Merkel, par contre, a compris et accède aux demandes du SPD ce qui apaise les contradictions de la société allemande.
    Car, il y a une confrontation larvée en Allemagne entre conservateurs et forces progressistes de gauche, entre ceux qui tirent leurs revenus de la rente et ceux qui triment au Netto ou au LIDL sans salaire minimum. Cette confrontation est arbitrée par les classes moyennes qui s'en tirent tant bien que mal dans un contexte mondial agressif.
    C'est mon sentiment en tout cas d'après les conversations que j'ai eues avec les gens ici ...


    Sinon, excellent article qui explique très bien la situation.

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    1. Merci. Mais vous faites bien de signaler que les partis de gauche sont en recul. Il y a un manque de confiance.

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  17. Autre chose : si Die Linke recule, c'est bien parce que le SPD a gauchisé son discours. J'ai regardé le dernier débat Merkel - Steinbruck et franchement, il était vraiment très offensif sur le plan social.
    D'ailleurs, le vote des militants SPD est impressionnant : ce n'est pas au PG, ni à l'UMP ou au PS, qu'on verra un vote de cette ampleur (en nombre de votant je veux dire).

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    1. Ben oui. Comme Hollande a gauchisé son discours au Bourget.

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  18. Le style Mélenchon vous défrise, à n'en point douter, mais le contenu du programme du FDG c'est autre chose que le pitoyable pseudo programme du PS. Autrement plus ambitieux, autrement plus juste et plus humain. Mais ce que les élites ont réussi, c'est de dé-crédibiliser en tournant systématiquement en dérision chaque apparition de Mélenchon. Bon, vous êtes dans le "bon chic bon genre", un peu capitaliste, parce que ça arrange, un peu social parce que ça fait bien et surtout totalement inutile car le système à bien suffisamment de VRP comme ça. En tout cas, dire que Hollande a "gauchisé" son discours est une enfumade de première, car rien n'est traduit en actes, au contraire.

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    1. Mais t'es con. Ce n'est pas un enfumage c'est la vérité.

      Pour le reste ce n'est pas de ma faute s'il n'est pas crédible.

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    2. Deux possibilités:

      Les citoyens sont vraiment cons de refuser un tel programme ambitieux, juste et humain.

      Ou alors sont-ils suffisamment intelligents pour comprendre que ce programme ne leur convient pas.


      Ah mais non, j'oubliais la rhétorique : les médias nous enfument... Ben voyons.

      Faites votre révolution les gars. Et lâchez-nous la grappe...

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  19. Mouarf, Luc ! Quels désirs, quelles réalités ? Ces guignols ont essayé d'imposer un truc inacceptable. C 'est tout. Ils ont pris leurs désirs pour des réalités.

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