20 février 2014

Intermittttents

Pierre Gattaz a voulu jeter son pavé dans la marre à propos des intermittttents du spectacle. La gauche crie ! Ah ! C'est lamentable. Il veut remettre en cause la culture et tout ça. 

Il n'empêche qu'il faudrait savoir qui emploie les intermitttttents. On ferait une étude précise, on verrait que les intermittents sont majoritairement employés par des sociétés cotées en bourse ou nationalisées. Posons la question différemment. Parmi les types qui bossent pour faire une émotion télé, sur le service public comme dans les télés privées, quel est leur statut ? Je suis prêt à parier qu'ils sont 80% intermittents. Le statut des intermittttttttents est donc utilisé par des employeurs cotés en bourse ou cotés au service public. 

Je ne dis pas ça avec méchanceté mais avec le vieux Joël qui est en retraite depuis deux ou trois ans après avoir passé plus de 40 ans comme intermittent. Son principal boulot fut d'organiser des arbres de Noël ou des soirées pour des boîtes privées. 

Gattaz a posé un bon problème mais de manière complément conne. Les intermitttttttents ne sont pas  majoritairement des acteurs de la culture mais des braves gens avec des contrats précaires qui bénéficient essentiellement à leurs employeurs. 

La gauche doit se ressaisir et arrêter de prétendre que les intermittents sont là pour permettre à la culture d'exister. C'est grotesque. Le statut bénéficie essentiellement à des multinationales cotées en bourse et ses andouilles de gauchistes le défendent cœur et âme...



21 commentaires:

  1. personnellement je connais pas mal de mecs qui travaillent soi disant dans le spectacle, mais ils n'ont rien avoir avec ce que l'on peu qualifier de spectacle au sens noble du terme. A titre d'exemple, faire la lumière pour un meeting politique ou pour une réunion de cadre dans un grand hôtel est considéré comme étant un spectacle sur la fiche de paye, ils font des heures un peu n'importe ou et n'importe comment pour avoir le quorum nécessaire en heures pour profiter du système, le restant de l'année sert à faire un peu de black, pourvu que ça dure, elle est pas belle la vie !!

    David

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    1. Je n'échangerais pas ma vie contre celle d'un intermittent, que vous trouvez belle. Et vous ?

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  2. Et pourtant!!!
    Comment est réalisé un spectacle, quel qu'il soit ? Un film ou un téléfilm par exemple. Une équipe très resserrée mûrit un projet, cherche des financements puis vient le temps de la réalisation. Comment faire si ce n'est qu'avec des intermittents dont le travail ne durera que le temps de cette réalisation.
    Prenons par exemple le feu d'artifice du changement d'année sur le gratte-ciel au Qatar.
    Un mois pour la mise en place des fusées, au paravent combien de temps de préparation ? Et une fois l’événement passé, plus rien, on rentre à la maison mais c'est un travail qui ne s'improvise pas.
    Qu'il y ait des "intermittents" peut-être mais la culture ne vit que parce qu’il y a cette possibilité de travail précaire dont la survie est peanuts à côté des avantages fiscaux obtenus par le MEDEF (bien souvent sans contrepartie réelle).

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  3. Les gens, je suis assez d'accord avec David.

    Je ne suis pas contre le régime mais contre son utilisation abusive à des fins commerciales. Et contre leur emploi à le un temps. Il n'y a aucune justification d'avoir un régime spécifique.

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    1. Tout à fait d'accord !! Et il est également anormal que ce régime spécial, très avantageux pour les bénéficiaire (intermittents et entreprises) ne soit pas auto-suffisant.

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    2. Sauf que cet argument du déficit de ce régime semble bien être un argument mensonger !!!!
      Une réponse argumentée dans cette video :
      http://www.youtube.com/watch?v=tC9ifnAumLM

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  4. Tiens ! J'ai un copain qui joue dans l'orchestre de Radio France. Pourquoi n'a-t-il pas un CDI. De la part du service public, c'est encore plus lamentable.

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  5. Bonjour,

    J'ai était intermittent dans une autre vie (un peu moins d'un an). J'étais roadie sur des tournées (concert) ensuite cantinier toujours en intermittent. Un jour je croise la route de Pierre Bachelet qui me propose de bosser pour lui (montage matos scène et guide lumière). Comme intermittent ? Non, il salariait l'ensemble de son staff (musiciens, ingénieurs, techniciens) via sa propre boîte de production. Je n'ai fait que ses concerts français et belges en CDD 3 mois (très bien payé + heures sup, prime, hôtel et repas). Je n'ai pu continuer au moment ou sa tournée partait au canada, québec, USA...

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    1. Ben oui. C'est une entreprise commerciale. Il a raison. C'est très bien ainsi.

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    1. Un jour ça va se gattaz pour les écrivains aussi.

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    2. Si les écrivains bénéficiaient du quart de la moitié des avantages qui sont dévolus à vos intermittents, ça se saurait !

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  7. Bien qu'ils cotisent d'avantage 7% pour l'employeur et 3,8% pour le salarié le régime est déséquilibré . 5 fois moins de cotisations !!! que d'indemnités versées .
    Le directeur général de l'Unedic évalue à 320 millions d'euros d'économie pour le régime, si les intermittents étaient soumis aux mêmes règles que le salariés lambda .
    Si on ajoute le fait que l' Unedic verse des cotisations pour leur retraite quand ils ne font pas l'intégralité de leur temps .... Il serait temps de réaménager ce régime .
    vincent

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    1. Tiens ! Ton commentaire était resté dans les tuyaux.

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  8. Ah intermittents, y a vachement de tensions autour de tout ça, statut pas statuts, on se demande ce qu'est réellement la vie d'artiste, au milieu de tout ça.
    Par contre entendre ça, ça me gonfle :
    "Qu'il y ait des "intermittents peut-être mais la culture ne vit QUE PARCE qu’il y a cette possibilité de travail précaire dont la survie est peanuts à côté des avantages fiscaux obtenus par le MEDEF (bien souvent sans contrepartie réelle)."
    J'ai mis en grosses lettres ce QUE PARCE QUE, pour une raison très précise : Si je suis assez d'accord avec la seconde partie de la phrase, la première me parait problématique. Ce QUE PARCE QUE sous-entend que la culture dépend tout entier du statut d'intermittent. Ce qui est une bouffonnerie. Ceci, je ne vais pas pour autant remettre en question ce statut car c'est vrai qu'il est important (voir théâtre, cinoche, musique,dance, etc), mais on devrait néanmoins en dégager les putes genre Nabilla ou les chaines de médias torche-cul qui les emploient.
    Mais ça me casse les couilles, quand je vois de quoi et comment survivent les auteurs, qui n'existent pas, et comment se battent des bénévoles, des bibliothèques, associations, pour essayer de faire vivre la culture, un maillage culturel, simplement des artistes(je me méfie du terme "acteur de la culture"/ tout et n'importe quoi)), c'est comme si ça dépassait les zones de compétence ou de compréhension artistique de certains. Où bien alors qu'ils z'en ont rien à cirer puisque si c'est pas marqué intermittent, par déduction, c'est pas marqué spectacle (ou art, ou culture, ou je-ne-sais quoi) non plus.
    Je sais pas, je me questionne. Mais remettre en question, évidemment non, si c'est pour une basse question de pognon, je dirais que la culture est une de ces choses qui n'a pas de prix et qu'on est tombé bien bas, dans ce pays de con, avec nos calculs de boutiquiers, dès lors qu'il s'agit de souffle, de vitalité, de conscience et de réflexion, et d'un peu d'air frais sur ces esprits sacrément moisis, ces derniers temps.

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    1. On est d'accord. Notamment sur un point précis : la création culturelle est totalement exclue. Il n'y a que le spectacle qui compte. J'y pensais en rédigeant mon prochain billet, cette nuit (une tartine que je vais essayer de terminer).

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  9. En ce qui concerne Pierre gattaz, je propose de le noyer dans l'Urine ou de le dissoudre à l'acide, après tout, ce sont tous ces enfoiré d'incultes de merde (mais tout d même gros malins) qui ont soigneusement fait leur petit hold-up sémantique (ou manipulation) avec le mot Culture.
    De Culture, on a vu poindre la chaleureuse "Culture d'entreprise" dans les années 80 (comme par hasard). Depuis, je me demande bien dan quel désastre intellectuel on va finir par atterrir (s'écraser, je veux dire)

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  10. Il faut savoir que le statut des intermitttttents permet à des boîtes de prod qui appartiennent aux enfants de la télé gavés, à TF1 et d'autres grosses chaînes, même publiques d'avoir du personnel subventionné par l'état. Une grosse partie des techniciens qui font tourner le cirque télé pourraient manquer à l'appel : je vois d'ici la gueule de raie de Pernaut ou Pujadas entrain de chier d'importance sur les chômeurs et autres assistés.être privés de maquilleuses, éclairagistes etc ...

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    1. Tout à fait d'accord. De plus, privé Pujadas de maquilleur ne changera rien au fait qu'il aura toujours l'air aussi con.

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    2. Et qu'il sera toujours aussi petit.

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