13 mars 2014

Affaire Sarkobira : la responsabilité des médias !

Patron de presse ayant reçu sa subvention selon Bosch
Je n’ai pas suivi l’actualité aujourd’hui. En milieu d’après midi, j’ai consulté rapidement Google News. L’article en une reprenait tous ce qu’avaient dit les dirigeants socialistes (et on en a besoin) comme méchanceté sur Nicolas Sarkozy, comme moi, dans mon billet de ce matin. J’en ai d’ailleurs été amusé… Ce soir, le deuxième article en une est du point et est titré : « Maître Herzog a été écouté par 'ricochet', c'est totalement illégal ! »

Un gamin trois de ans pourrait argumenter : « ben heu la ligne étant anonyme (ou à un faux nom), les policiers ne pouvaient pas savoir à parti, comment savoir que c’était l’avocat ».  Un gamin de quatre ans lui répondrait facilement qu’il est reconnaissable. Celui de cinq dirait : « ah mais ce n’est pas le numéro de l’avocat donc c’est quelqu’un qui se fait passer pour l’avocat ». Et ainsi de suite… Je répondrais : si les écoutes d’une conversation d’un avocat avec son client sont illégales, pourquoi, alors, avoir utilisé un téléphone anonyme ? En gros : ils se foutent de notre gueule.

Le problème est qu’on se fout de la légalité de l’écoute. Quand je dis « nous », c’est le grand public, les zozos qui lisent les journaux. Je comprends que les avocats et les juristes puissent s’émouvoir mais cela commence à me les briser sérieusement. Deux questions se posent : Nicolas Sarkozy a-t-il oui ou non touché du pognon illégalement en 2004 et a-t-il été informé illégalement par un magistrat du déroulement de l’enquête ? La question du dysfonctionnement de la justice n’est pas la légalité d’une écoute d’un téléphone anonyme mais le fait de savoir si un magistrat peut librement diffuser des informations sur une affaire qu’il ne gère pas moyennant un avantage quelconque.

Le Point aurait pu trouver un autre titre plus neutre et Google News aurait pu éviter de mettre ça en une.

Les médias ont une grande part de responsabilité dans cette affaire. L’UMP a déclenché un contrefeu alors qu’ils étaient victimes de scandales et la presse va dans son sens parce que c’est plus vendeur qu’une énième affaire scabreuse concernant un politicien.

La démocratie va mal, dans ce pays, et les médias sont fautifs. Néanmoins, je ne détiens pas la vérité. Je ne peux à moi tout seul décréter quelle information est importante et doit être mise en avant.

Je comprends les rédacteurs en chef des journaux, magazines,… et de leurs sites web : ils ont besoin de vendre. Ils peuvent donc mettre en avant des trucs qui leur rapportent de l’argent, ne serait-ce que par la publicité affichée sur un site web. Je ne peux pas dire ce qui est important mais je peux dire que les entreprises privées (ou publiques, d’ailleurs, France Info et France 2 n’étaient pas mal, ce matin….) ne diffusent pas l’information en fonction de leur importance mais en fonction de sa capacité à rapporter de l’oseille.

Ca ne date pas d’hier et c’est un thème récurrent chez les observateurs de la vie politique tels que les twittos et les blogueurs. Il n’empêche que ça me casse les couilles.

Ca fait une semaine (ou plus) que l’UMP est empêtrée dans une série de scandales au sujet de son financement et ça fait le sixième jour consécutif que la presse fait ses unes sur des conneries.

Et des crétins vont encore dire que les médias sont à la solde de la gauche.

Toujours est-il que s’ils ne savent pas exercer leurs missions d’information, je ne vois pas pourquoi ils continueraient à recevoir des subventions de l’Etat.

Je propose au gouvernement de mettre franchement le sujet sur la table. Pourquoi financer une profession devenue quasiment inutile puisqu’il n’y a plus de travail de journalisme derrière ? Des sites web reprennent des dépêches AFP qu’ils diffusent sur leur site web…

Ou alors, comme ils se livrent fréquemment à des sondages en ligne complètement ridicules, je leur propose de poser la question : nos impôts doivent-ils continuer à finir dans la poche de patrons de presse ? Oui ou non.

Arrêtons de les financer !

8 commentaires:

  1. Quand Nicolas découvre la presse…

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    1. Je dis dans le billet : ça ne date pas d'hier.

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  2. Si la presse s'intéresse plus aux écoutes, c'est peut-être aussi parce qu'il y a là quelque chose de bien réel, alors que les pseudo-scandales censés s'amonceler sur la tête de Sarkozy se dégonflent régulièrement les uns après les autres et relèvent donc de la pure fantasmagorie. Je suppose qu'il en ira de même pour cette stupide affaire libyenne. Quant à Copé, rien non plus de solide à se mettre sous la dent, jusqu'à plus ample informé.

    En tout cas, qu'est-ce que Sarkozy doit foutre la trouille à vos amis, pour qu'ils s'acharnent ainsi sur lui !

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    1. Vous voyez un autre guignol pour gagner ?

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    2. Merci pour ce moment de pure rigolade Didier !

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    3. Bah ! Chacun ses centres d'intérêt.

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  3. Bah Sarko n'a qu'à suivre les conseils du Canard, et comploter codé au téléphone : sur le dessin, on le voit parler au tel derrière sa main et dire "Le buisson est épineux et l'avocat est dans la béchamel".
    Mais il peut se permettre de rigoler : ni subvention, ni pub ...

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