27 mai 2014

Explosion rue de Vaugirard

Il y a un blogueur UMP qui m’a fait rire ce matin en disant que l’affaire de l’UMP est sortie hier pour masquer la défaite du PS aux européennes. Comme si l’UMP avait gagné une victoire. J’ai vu aussi des twittos de gauche gueuler contre les socialos qui se moquaient des déboires de l’UMP.

Disons-le franchement : je me moque de ce que je veux et je ne considère ni mes tweets ni mes billets comme suffisamment importants pour m’éviter de dire des bêtises.

La situation à l’UMP me fait aussi rigoler mais, paradoxalement, elle ne me réjouit pas. Le départ de Jean-François Copé va permettre à ce parti de se remettre en ordre de marche avec un scénario proche de ce que j’avais imaginé ce qui n’était d’ailleurs pas compliqué. Jean-François Copé va vite sombrer dans les oubliettes, entrainant avec lui Nicolas Sarkozy, et François Fillon pourra revenir sauf si Alain Juppé décide d’être candidat (il est probablement celui qui a le plus de chance de l’emporter mais aurait près de 80 ans à la fin d’un mandat).

Essayons de prévoir la suite : Jean-Pierre Raffarin va faire le ménage pour empêcher ceux qui continuent à soutenir Copé de donner leur avis tout en préparant sa candidature à la présidence du Sénat. Pendant ce temps, Alain Juppé jouera au vieux sage, rassurant les militants, et François Fillon renforcera son réseau de partisans, les rats n’allant pas tarder à quitter le navire. Ces braves gens ne manqueront pas d’aller draguer les centristes car ils en auront besoin pour gagner en 2017, notamment pour éviter la concurrence au premier tour.

Il reste quelques détails à régler. Tiens ! Christian Jacob ! Comment le faire quitter la présidence du groupe UMP à l’Assemblée ? Il va falloir trouver quelqu’un avec beaucoup de pogne pour maîtriser tout le monde.

Il n’est pas non plus exclu que le congrès de l’UMP aboutisse à une dissolution du parti et à la création d’un nouveau mouvement. L’UMP est en plaine faillite morale, sans projet, sans rien, avec seulement des soupçons de grosse triche pour le financement d’une campagne.

Ce midi, la presse regorge de titres de type : « cette matinée où l’UMP a explosé ».

Jérôme Lavrilleux va servir de fusible mais ça ne suffira pas.

Si j'étais militant UMP, je penserais à ces années de gâchis. Mais je ne suis que sympathisant du PS. J'espère qu'il saura éviter ce gâchis.


23 commentaires:

  1. C'est curieux que vous vous obstiniez à penser que, pour gagner en 2017, il faudra aux gens de l'UMP se concilier les centristes. Ils devraient plutôt se concilier les électeurs de droite, comme l'a réussi Sarkozy en 2007 et comme il a bien failli recommencer en 2012, avec la fameuse "ligne Buisson".

    Sinon, je dois dire que ce qui se passe du côté de l'UMP depuis deux ou trois jours me réjouit hautement.

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    1. Je me doute...

      On peut faire des tonnes d'interprétation des résultats de Nicolas Sarkozy. Mais je crois que le candidat de 2017 n'arrivera pas à faire plonger Marine Le Pen qui pourrait très bien arriver en tête.

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    2. Le problème du PS et de l'Ump n'est déjà plus d'arriver en tête mais de figurer au second tour. C'est d'ailleurs pour ça que les socalistes devraient laisser tomber la technique Mitterrand (je fais monter le FN pour affaiblir la droite), car elle risque de plus en plus de leur retomber sur la gueule et de transformer leur futur candidat en une sorte de Jospin bis.

      Enfin, ce que j'en dis, c'est pour eux, hien !

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    3. On est d'accord, Didier. La question n'est pas d'arriver en tête mais dans les deux premiers. La droite a, globalement 55% des voix à se partager au premier tour (ça serait plus proche de 65, aujourd'hui...). Si Marine Le Pen fait 25%, il est hautement improbable que le candidat UMP en fasse autant si le candidat centriste est fort. Le candidat du PS pourrait arriver en second. Il ne s'agit pas de draguer les électeurs centristes, mais les cadres du parti (qui ont pas couilles, ce n'est pas trop compliqué).

      Regardez ce qu'a fait Ségolène Royal en 2007 : elle a dragué la gauche de la gauche et à fait un excellent premier tour mais elle a été laminée au second.

      Ce sont deux tours qu'il faut passer et beaucoup l'oublient.

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    4. Non, Didier a tort. La France est majoritairement à droite, pépère aura encore besoin du centre pour gagner 2017. Tout le travail consiste à éloigner la droite des centristes. Mais il faut que ces abrutis de Vrauche et les verts l'acceptent pour espérer mener un second quinquennat Hollande qui leur permettrait de participer (un peu) aux affaires. Pour le moment, laisser la droite se dépêtrer, il y a assez d'affaires pour s'occuper jusqu'à 2017 (et plus) elle n'aura jamais le temps (ni les couilles) de se réformer et monter une nouvelle boutique. 3ans c'est court, surtout en ce moment.

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    5. Je ne pense pas une seule seconde que les socialistes aient fait quoi que ce soit pour faire monter le FN. Les résultats de dimanche montrent bien que ça aurait été suicidaire.
      Je suis convaincu que nous allons assister à une course vers le centre pour la présidentielle.

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    6. Il n'a pas totalement tort. L'équation est compliquée.

      L'UMP arrivera à se remonter. Ils iront tous à la soupe et se rangeront derrière Juppé.

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    7. Non car l'UMP a besoin du centre, et systématiquement ça sera un ump en liste. Depuis Giscard personne du centre a été en mesure de se présenter. Le centre c le tapis rouge de l'UMP. Personne a voulu suivre Bayrou m par moment il n'avait pas tord.

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    8. René : Ah oui ? Et Cambadélis qui, mine de rien, deux jours avant le scrutin, remet le vote des étrangers sur le tapis, c'était pour quoi faire, à votre avis ?

      Monsieur Franco (ça m'amuse beaucoup, d'écrire ça…) : Vous vous trompez sur un point : à l'époque Giscard était perçu comme un homme de droite, nullement comme un centriste. C'était la droite non gaulliste, mais la droite tout de même.

      Je crois que ni l'UMP ni le PS, aussi en miettes l'un que l'autre, n'explosera avant 2017 : trop à perdre. En revanche, je ne donne pas cher de celui des deux qui ne sera pas au second tour…

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    9. S'il y en a un. Ne tuez pas l'ours avant de vendre sa peau, Didier.

      Fillon va apparaître propre sur lui. Hollande aura eu des bons résultats (tout arrivé et de toute manière si ça arrive pas il est grillé) et finira par gauchiser sa politique. Le FN va être embourbé dans la gestion de ses mairies et des scandales divers (comme la numéro deux dans l'ouest virée le lendemain de l'élection) et devoir assumer sa position de premier parti de France donc de premier opposant.

      Tous les scénarios sont ouverts.

      Je ne sais plus qui dans ce fil (désolé de ne pas répondre individuellement à tout le monde) parle de Valls comme candidat sérieux de la gauche mais oublié de dire que c'est pour 2022.

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  2. Jérôme Lavrilleux est un fusible, c'est clair. Mais cette posture du "je suis le seul responsable", me rappelle Juppé, fusible de Chirac à une autre époque.

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    1. Oui. Mais Jéjé n'est même pas un second couteaux.

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    2. J'ai écouté Lavrilleux hier soir : à aucun moment il ne dit qu'il est le seul responsable ! Il dit même exactement l'inverse, en fait.

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    3. Je me suis mal exprimée. Il a dit qu'il était responsable mais que Copé et Sarko n'étaient au courant de rien.

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  3. Je suis assez d'accord avec toi au niveau de l'implosion et avec Captainhanka, pour une fois, sur son billet surtout sur le fait que Sarko les a laminés en 2012, le reste, on ne pense pas pareil.
    La droite va se recomposer, au moins une bonne chose, que la droite ressemble à la droite, pas à un clone du FN.
    Les chiraquiens ont gagné.
    Tout le monde démissionne et sans doute il y aura une nouvelle formation alliée aux centristes, ils n'ont pas le choix, car ils espèrent aussi récupérer les abstentionnistes.
    Je ne suis pas fâchée que Copé soit out.
    Comme quoi les journées se suivent et ne se ressemblent guère.

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    1. Ce n'est pas une bonne chose que la droite revienne dans la mesure où c'est la gauche qui mène les réformes.

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    2. Comme je viens de le dire plus haut, je pense qu'aucune "recomposition" n'interviendra avant la présidentielle : trop risqué. Tous ces gens pensent avant tout à la gamelle, et elle reste bonne, malgré tout.

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  4. Ca m'a fait penser à cette chanson de Françoise Hardy, une UMPiste convaincue www.youtube.com/watch?v=XgcVXCkNiLA

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  5. C'était bien la peine que Copé triche tellement lors de son élection à la Présidence de l' UMP pour être obligé d'en démissionner quelques mois plus tard...
    Voilà le mal français: le travail et l'effort ne sont jamais récompensés !

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  6. Réponses
    1. Moi aussi, mais c'est parce que j'ai passé l'âge de m'astiquer le manche.

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  7. http://undessinparjour.wordpress.com/2014/05/27/cope-a-demissionne/

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