20 juin 2014

Question de grève

J'ai peu consulté l'information aujourd'hui  mais il me semble que la grève à la SNCF se calme et que celle des intermittents prend de l'ampleur. Je me pose une question. 

Le statut des intermittents est particulier. Un type normal qui fait grève perd son salaire. Comment un intermittent peut-il faire grève alors que quand il ne travaille pas il est indemnisé s'il a fait son quota d'heures ? En d'autres termes, les gugusses qui refusent de travailler sont-ils indemnisés ? 

Ce qui tomberait assez bien en cette période de festivals où ils ont plus de travail que d'habitude. C'est un peu comme moi si je faisais grève uniquement les jours où on a une forte activité et pas ceux où l'on peut glander...

Je pose la question.

Et une autre, ne pourrait-on pas modifier la loi pour cesser toute indemnisation des intermittents inactifs si plus de 10% de leurs confrères se déclarent comme grévistes ?

33 commentaires:

  1. Réponses
    1. Évidemment, tu es de droite !

      Je suis contre l'octroi du statut à des gens qui ne participent à plus de 50% de leurs à la création culturelle. Ce statut a été créé à l'époque où il y avait besoin pour travailler dans le cinéma, avant la guerre. Il ne devrait plus bénéficier aujourd'hui à ceux qui bossent pour les télés.

      Regarde (page intermittents de Wikipédia) l'augmentation du nombre de gugusses depuis la multiplication des chaînes de télé ! C'est délirant.

      À côté, j'ai des copains qui crèvent la dalle alors qu'ils ont un vrai métier culturel. Et qui n'ont pas les moyens de faire grève... Ils vont perdre leurs revenus parce que les festivals seront annulés à cause d'une minorité de profiteurs.

      Et j'emmerde ces gauchistes de merde qui défendent un statut qui profite surtout aux grosses boîtes qui bénéficient d'une main d'œuvre corvéable.

      Tout comme ces cons qui luttent contre la rigueur alors que la dette profite à ceux qui touchent des intérêts avec.

      La vraie gauche est nulle. Et défend les intérêts du grand capital ce qui est à mourir de rire.

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    2. Plutôt d'accord sur une partie de l'argumentaire (l'abus du dispositif par des entreprise à gros capital) mais pour le reste, je pige pas : vous propsez de mettre quoi à la place ? ça ne serait pas plus simple de le maintenir en mettant en place un système de contrôle strict pour voir qui l'utilise ?

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    3. Vraiment conne ! Demande aux grévistes s'ils acceptent qu'on arrête te contrôler leurs employeurs...

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    4. Non, je l'adore parce qu'il est juste et qu'il émet des idées plutôt censées, même si tu mets un peu de provocation là dedans.

      Mais je trouve que tu as bien exposé le problème (j'ai appris des choses avec tes billets).

      Je ne me positionne pas dans un débat droite gauche. Ca amuse les militants et les extrémistes de gôches qui ne pensent qu'à l'intérêt de leur gauche et pas à celui du pays. La droite n'a rien fait pour réformer le système des intermittents, donc y a pas à parler de droite ou de gauche.

      Je te rappelle que je suis voisin d'Avignon. JE connais aussi un peu ce monde de la culture (qui n'est vraiment pas le mien, et qui a des codes auxquels je n'adhère pas). Je connais aussi l'économie qui vit grace au Festivals.
      L'ensemble de ces gens là est écœuré de la position de ces gauchistes qui se foutent totalement de l'intérêt général, et qui se foutent aussi complétement de l'intérêt des gens qui vivent de la culture.
      Ces gauchistes, à part parler de Médef, nous emmerder avec "la gauche la gauche la gauche", ne font rien pour l'intérêt général.

      Et qu'on arrête avec ces étiquettes à deux balles qu'on se lance. Qu'on arrête de se tripoter avec des "tu penses ça parce que tu es de droite" ou "tu penses ça parce que tu n'es pas vraiment de gauche". C'est l'objet de ton billet du jour. Ca ne sert à rien et c'est con.

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    5. Je plaisantais. La droite et la gauche existe. Nous n'avons pas les mêmes points de vue. Par exemple, la grève à la SNCF ne me dérange pas. Ils font ce qu'ils veulent. Je ne suis pas rentré en Bretagne alors que j'aurais du. Tant pis.

      Par contre, on peut être d'accord sur les mesures à prendre.

      Pour les intermittents, les arguments de la droite (pas toi) ne sont pas recevables souvent. Par exemple, le déficit n'est pas le problème.

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    6. Et ne te trompe pas au sujet de l'intérêt général : je ne suis pas client des gros machins culturels comme Avignon. Les commerçants qui en profitent et gagnent de l'argent pourraient mettre plus la main à la poche. Avignon n'est pas d'intérêt général.

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    7. Je sis que tu plaisantes, je faisais écho à ton billet du jour.

      Sur Avignon, c'est comme la rochelle ou plein de festival. C'est comme des activités autour d'une ville ou d'un lieu. Ce n'est pas un intérêt général, juste l'intérêt d'une ville ou d'un lieu.
      Après on peut supprimer le festival d'Avignon (perso je n'aime pas). Mais que les "artistes" qui font grève aujourd'hui ne viennent pas pleurer demain, et ne viennent pas me demander solidarité et tout le pataquès qui va avec.

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    8. Il faut donc trouver une solution. Résoudre ce problème. Trouver la bonne solution pour diffuser la culture. Mon billet du jour a très peu de commentaires parce qu'il pose les questions.

      À un moment tant pis si on a trois ans de grève.

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    9. Nous sommes tout à fait d'accord
      (et soit dit en passant, je trouve que Valls se démerde très bien sur ce dossier pour l'instant)

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  2. Est-ce qu'on ne pourrait pas également leur passer à tous la bite au cirage et les contraindre à se promener les braies largement troussées, ce qui constituerait une de ces superbes et très créatives animations de rue dont ils sont si fiers ?

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    1. Capitaliste ! Vous défendez les intérêts des vendeurs de cirage ?

      Pire ! Sarkozyste ! Vous monter les honorables commerçants qui vendent des produits utiles contre le reste de la population.

      On va charger l'Amiral de trouver une solution. Il a toujours des solutions amusantes. Genre enfoncer dans le fondement des intermittents les canettes qui auront été brisées par mégarde par des loufiats fatigués.

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    2. Oui mais alors, si vous faites appel à l'Amiral, ça va vous coûter bonbon en catapultes et en koalas…

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    3. À étudier. Si on économise du pognon avec le chômage des andouilles.

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  3. Ce qui ne m'étonne guère, vu que c'est un billet d'inspiration très "droitière" !
    Je n'en comprends pas vraiment la logique, en fait. Vu que si ils font grève (et même si ils perçoivent leurs indemnités ... ce que je ne sais pas) ils perdent forcément leur cachet (et donc aussi tout le temps qu'ils ont passé, pour certains, à préparer leurs interventions ; temps qui n'est pas rémunéré) et par la même occasion le papier officiel de fin de contrat qui participait à leur ouvrir de futurs droits ...
    Alors bon, on fait du "bashing" si on veut, mais là franchement ça me parait juste logique, vu que je ne suis pas intermittant !

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    1. D'inspiration droitière ? Tu l'expliqureras aux chômeurs en fin de droit parce qu'il a fallu modifier le régime général parce qu'un régime particulier perd du pognon. C'est bien toi qui est une connasse de droite qui défend des privilégiés.

      Je te rappelle que tu es virée de ce blog pour connerie trop importante.

      Être de gauche, c'est défendre les opprimés et tout ça et en l'occurrence leur permettre d'avoir accès à la culture. C'est aussi défendre le personnel saisonnier qui devait bosser à Avignon dans la restauration et l'hôtellerie. Ce n'est pas défendre des multinationales qui abusent d'un statut qui existe.

      Les position de principe de type qui refusent de réfléchir m'exasperent. Voilà le s qui manque.

      Avant de parfaits pareils débiles, on s'étonne que la gauche fasse 30% à des élections alors que le FN y arrive presque.

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  4. Envoyons tous ces tristes clowns à l'intermitard, ça leur apprendra la vie !

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    1. Ont ils mérités d'avoir Aurélie Taubira comme ministre de tutelle ? Faut pas abuser, non plus.

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  5. Donc pour beaucoup, intermittent = artiste (de rue ou autre).

    On avance.

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    1. Le problème est bien là. On mélange les artistes de rue, les clowns qui bossent pour les salons de l'auto ou les plateaux de France 2 et ceux qui permettent de faire vivre la culture...

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  6. Pour une fois, je suis entièrement d'accord avec votre analyse.

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  7. "Et une autre, ne pourrait-on pas modifier la loi pour cesser toute indemnisation des intermittents inactifs si plus de 10% de leurs confrères se déclarent comme grévistes ?"

    Une vraie proposition de gauche, enfin ! Une démonstration imparable que "Être de gauche, c'est défendre les opprimés et tout ça…"

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    1. Lance un sondage auprès des intermittents pour savoir qui fait grève et on en reparlera... Maintenir des gugusses dans un statut par définition précaire est lamentable. Regarde les chiffres et qui emploie des intermittents. Regarde qui profite du système.

      Mais non, pardon, tu es de gauche, la vraie... Tu préfère défendre les éclairagistes de France 2 et les pères Noël de la soirée d'entreprise plutôt que le marionnettiste qui introduit les gamins (si je puis me permettre) dans le monde de la culture.

      Bravo.

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    2. J'ai du mal à saisir (je suis un connard, cela m'a déjà été dit ici) : vous proposez de cesser toute indemnisation des intermittents inactifs si plus de 10 % de leurs confrères se déclarent en grève, et vous me reprochez, allez savoir pourquoi, de préférer défendre les éclairagistes de France 2 et les pères Noël de la soirée d'entreprise plutôt que le marionnettiste qui introduit les gamins dans le monde de la culture ? Je ne vois vraiment pas en quoi votre idée défend plus le marionnettiste que les éclairagistes ou les pères Noël, qui, je pense, méritent d'être tout autant défendus.

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    3. Ben oui. Ils méritent tous d'être défendus comme tous les salariés. Tous. Mais certains ont un métier dans la culture où on ne peut pas avoir un boulot fixe.

      Les avantages des autres ont bon dos.

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  8. je suis d'accord avec les ta remarque sur les abus. Mais pour le reste, un intermittent doit faire un minimum d'heures par an pour être indemnisé. S'il fait grève, de surcroit dans les période de forte activité, il dégrade ses chances d'être indemnisé tout cour.

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    1. Bah ! J'aimerai bien voir la typologie des grévistes et des meneurs. Mais le problème principal est bien les entreprises qui abusent.

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  9. Elle est un peu forte celle-là tout de même ! Voilà un moment que je ne commente plus, ni ne lis les commentaires, parce que ce blog même s'il me reste suffisamment sympathique pour continuer à le lire s'écarte de plus en plus de ce que je pense.
    Mais là, je ne peux pas, même si ce n'est qu'un commentaire de plus et sans doute pas le mieux argumenté.

    Faire grève au moment où le travail est quasi assuré pour des intermittents qui, ne vous en déplaise, courent le plus souvent après les heures pendant toute l'année, c'est un vrai sacrifice.
    Leur détermination me paraît à la hauteur de leurs inquiétudes et de leur colère, parce que ce fameux statut que l'on ne cesse de montrer du doigt, voilà tout de même des années qu'il en est question sans tenir grand compte des premiers concernés.
    Vous connaissez des intermittents, j'en connais d'autres - pas dans une grande ville, pas employés pas une société, qui courent le cachet et vivent chichement leur passion - cela ne suffit certainement pas à juger. Même sur un coin de table.

    Et poser "innocemment" ce genre de question :
    Et une autre, ne pourrait-on pas modifier la loi pour cesser toute indemnisation des intermittents inactifs si plus de 10% de leurs confrères se déclarent comme grévistes ?

    c'est juste honteux. Et typique des jugements proférés à droite, oui, quand même.

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    1. Je ne tire pas sur tous les intermittents. Voir mon billet d'hier.

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