20 septembre 2014

Les trois losers

Surfant négligemment sur internet, je suis tombé par hasard sur un article relatant la réaction d'Alain Juppé suite à l'annonce de Nicolas Sarkozy. Je n'ai pas lu, je suis au comptoir et Tonnégrande est descendu aux toilettes. À son retour, j'avais mieux à faire. Mais il vient de partir chez Leclerc et j'ai commandé mon repas. Un steak de gigot. Je sombre dans la modernitude culinaire. Le temps de faire un billet pour ce qui n'aurait mérité qu'un tweet. 

Les trois principaux candidats à la primaire de l'UMP (s'il y a une primaire) sont Fillon, Juppé et Sarkozy. Il y en aura peut-être d'autres mais ils ne seront pas élus. Sarko est évidemment le grand favori. Fillon ne sera pas désigné candidat. Je crois encore aux chances de Juppé mais sans plus.

C'est un repris de justice pour une histoire ancienne au cours de laquelle il a payé pour d'autres. Sarko est cerné par les affaires. Fillon, toujours bien coiffé, fait figure d'enfant de cœur. On lui donnerait bien un Bounty. Ne leur faisons pas ce procès. 

Toujours est-il que les trois ont occupé les plus hautes fonctions. President. Premier ministre. Les trois ont échoué. Ils sont passés pour des guignols et l'état de la France était pire à leur départ qu'à leur arrivée. 

Sont mal barrés, à droite. La dégénérescence. Le fond du trou. La déliquescence. 

Ca me fait d'ailleurs bien rigoler quand je lis les blogs politiques de droite. Pierre Parrillo est à la ramasse. J'étais plié de rire en lisant son dernier billet. Il parle de l'audience télévisuelle de François Hollande alors que j'avais dit dans mon billet de jeudi qu'il le ferait. Jacques Etienne, quant à lui,encourage le retour de Sarko malgré ses échecs. Au moins, ses billets sont plaisants à lire. Mais ils ressemblent à : revenez ! Vous avez fait un million de chômeurs de plus et 600 milliards de dette, ces connards de socialistes sont fichus de ne même pas arriver à la moitié. Je vais aller lire Corto, tiens !

Au moins, à gauche, on ne sait pas encore si on aura échoué. 


20 commentaires:

  1. Jusqu'à présent, officiellement, Sarkozy n'est candidat qu'à la présidence de l'UMP…

    (Je sais : moi aussi j'ai éclaté en rire en écrivant ça !)

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    1. (Tant que vous ne mouillez pas la culotte).

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  2. Cela dit, vous avez bien raison de ressasser maintenant les bilans "désastreux" des précédents, c'est-à-dire tant qu'on ne peut pas faire celui de l'actuel fossoyeur. Parce que, à partir de fin 2016, l'exercice va devenir nettement plus périlleux…

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    1. D'où la dernière phrase de mon billet.

      Je ne ressasse rien : toutes les législatures depuis le début de la crise (1974 et pas 2008 contrairement à ce que veulent faire croire des Guignols de tous les côtés) furent désastreuses saif celle de Jospin (mais il a eu de la chance, comme je le disais dans mon billet d'hier).

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  3. À quoi bon tenir des blogs, lorsque leurs articles sont tellement prévisibles ?

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    1. A rien. Mais c'est le cas de beaucoup de blogs. Parrillo est une caricature (comme l'ont été beaucoup de blogs de gauche avant 2012).

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    2. Tiens, un joli sujet d'article de blog sur le thème de l' anaphore : " Moi blogueur, on ne lira jamais sur mon blog que..." "Moi blogueur, je ne défendrai jamais ..." etc.

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    3. D'ailleurs ( "Moi, blogueur"), c'est fait !

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  4. Nous pourrions peut être même " ne pas perdre du tout " si on était un tant soit peu audacieux .
    Par exemple
    Adoptons à titre provisoire d'un ou deux ans l'augmentation des seuil sociaux et voyons ce que cela donne . Bien entendu les entreprises jouant le jeu, conserveraient cet avantage si d'aventure la loi n'était pas reconduite; la mesure n'ayant pas donné les résultats escomptés .
    On en cherche d'autre ou suis je un social traitre .

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    1. C'est un faux problème. Toutes les études l'ont montré.

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    2. Je vois d'ici la gueule que l'on fera quand la droite la mettra en œuvre d'autorité .
      vincent

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    3. C'est quoi, un "seuil social" ? C'est comme un pas de porte qui permet d'entrer dans une "maison sociale" ?

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    4. Je vois d'ici la gueule que l'on fera quand la droite la mettra en œuvre d'autorité si d'aventure ce qu'a Dieu ne plaise elle revenait au pouvoir .
      vincent

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    5. Didier
      Je parle des seuils qui déclenche la mise en place dans les entreprises de délégués du personnel, comité d'entreprise, chct ; ect ....

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  5. Pour info, c'est "losers", et non "loosers". Comme le disent les anglophones, un "looser" est un "loser" qui ne sait pas comment s'épèle "loser".

    PFEVCQDD.

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    1. Oui mais on s'en fout. Je n'ai jamais su écrire en anglais mais je repere facilement les trous du cul prétentieux, notamment quand ils auraient pu me signaler aimablement mes erreurs.

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  6. Une dernière chose : je ne m'en suis pas rendu compte sur le coup, car ce n'était pas mon intention, mais il est vrai que mon commentaire était insultant. C'était tout à fait involontaire, je ne cherchais pas à vous traiter de loser (vous n'en êtes pas un de toute façon), et je vous présente toutes mes excuses. Tout en m'étonnant que vous, si généreux et si prompt à l'insulte (en ce qui me concerne, trou du cul prétentieux n'est que la dernière), soyez si susceptible en la matière.

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    1. Mais je ne suis pas susceptible. Je m'en fous. J'insulte un type qui m'insulte et qui n'a aucun savoir vivre. Tout comme je me contrefous de tes excuses.

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  7. Pour autant que j'ai u le constater, Ô parangon de savoir-vire, vous insultez aussi des gens qui ne vous insultent pas (les premières insultes que vous m'avez adressées étaient dues à votre désaccord avec mes opinions, ou la façon de les exprimer, ou à votre façon de les interpréter).

    Bon, de toute façon, moi aussi je m'en fous, que vous m'insultiez. Bye.

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    1. Si tu t'en fous, pourquoi tu en chies une pendule ?

      Je n'insulte pas les gens qui ne sont pas d'accord avec moi mais les connards débiles qui m'en privent le droit.

      Tu peux aller chier ailleurs, maintenant.

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