11 octobre 2014

Les pue-la-sueur du vide-grenier de Bicêtre

ll y a un vide-grenier, place de la Comète, ce matin. Je n'aime pas. Ce n'est pas que je reproche aux gens d'aller aux toilettes de mon bistro ou de venir y faire de la monnaie gênant ainsi mon apéro dominical du samedi mais j'ai l'impression d'un retour vers le tiers monde... Et en plus, pas un seul ne vend de brossent à dent. Il va falloir que j'aille chez Leclerc. Je vais payer le prix du neuf. 



Qu'est-ce qu'un vide-grenier ? C'est un machin où des pue-la-sueur vendent des trucs, essentiellement des fringues de gamins, à d'autres pue-la-sueur. 

A ce stade de la lecture, vous allez me trouver très condescendant alors que je peux être con en montant, ce qui m'arrive de moins en moins, l'âge étant là. 

Je me rappelle quand j'étais petit, voire avant ma naissance. Ma tante achetait des fringues pour sa fille, ma cousine, puis les filait à son fils, puis à mes parents pour mon frère aîné puis à moi, puis à ma petite sœur puis à mon autre tante pour ses propres enfants. La petite dernière de la lignée, Dominique, n'a toujours été très élégante mais, compte tenu de l'étalement des générations, peut se foutre de la gueule de Camille, la fille la plus âgée ne notre plus vieille cousine qui a profité des mêmes fringues. 

A contrario, ma sœur, achète des fringues en solde pour sa fille et, dès qu'elle ne rentre plus dedans, les revend "sur" Ebay, en s'octroyant une marge, les pue-la-sueur modernes étant aussi cons que leurs ancêtres. 

Figurez-vous que quand je ne rentre plus dans mes propres fringues du fait de quelques kilos sournoisement insérés dans mon corps par la patronne de la Comète ou quand elle ne me plaisent plus, je les fous dans des sacs "poubelle" dans le hall de l'immeuble et ils sont ramassés par les Paralysés de France qui en font un très bon usage permettent à des pauvres bedonnant mais moins que moi de s'habiller normalement avec des cravates à chier. 

Je suis probablement odieux. 



Je discutais récemment avec une collègue de bureau. Elle allait participer à un vide-grenier pour revendre les affaires de ses enfants. Je me suis foutu de sa gueule. Je lui ai expliqué que les pue-la-sueur paieraient plus cher ses conneries si elle les vendait sur internet et qu'avec son salaire d'ingénieur en informatique, elle gagnerait plus de pognon en donnant les machins qu'elle veut vendre et en acceptant de faire des astreintes pour le boulot pendant le temps qu'elle consacre à la vente. 

Notre modèle de société est bien pourri. Il faut consommer, donc les gens achètent dans les vide-grenier ce que d'autres abrutis avaient acheté sans en avoir plus les moyens parce qu'il y a des phénomène de mode idiots dont ils ne savent pas profiter mais préfèrent si engouffrer. 

Je suis odieux. Je sais. 



Mais quand les types de la vraie gauche auront compris que les pue-la-sueur préfèrent s'engouffrer dans des transactions financières pas rentables pour faire gagner de l'argent à des sociétés commerciales, on pourra recommencer le progrès social. Ils auront compris le peuple. Les pue-la-sueur. Qui font les vide-greniers, espérant vendre plus cher des machins que la multinationale qui les a produits ou acheter moins cher ce qu'ils pourraient faire dans le commerce du coin. 

On est mal. 

Je vois déjà les types de la vraie gauche dire que je suis odieux. Mais qui fait du commerce ? Les gars, vous avez perdu l'électorat de. 

19 commentaires:

  1. D'un autre côté, comme les vide-machins ont lieu généralement en plein air, la sueur des pue-la- sent moins fort.

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    1. Pas à Bicêtre. On a un maire Chevenementiste.

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  2. Je n'aime pas mettre les fringues des autres, je ne retrouve pas mon odeur et comme je les use jusqu'à la trame personne d'autre n'aura à supporter mon nard

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  3. t'aurais mieux fait de m'écouter à la radio

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  4. J'aime pas non plus. Mais je crois que ce est l'odeur de sueur du pas lavé que j'aime encore moins...

    Joli billet odieux (vilain personnage)

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  5. C'est curieux il fait beau à Paris. Par contre il ne doit pas faire chaud, juste de quoi suer un peu. Finalement, sans-dents oui mais pas sans odeur

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  6. Moi je n'aime pas ça, mais pour beaucoup de gens il y a une notion de plaisir indiscutable, acheteurs comme vendeurs. Un truc qui n'a pas de prix. Certains collectionneurs y poursuivent leur lubie, d'autre aiment y flâner et si l'on veut voir une tranche de gens hors du commun des émissions télé: des gros, des petits, des grands , des sots, des sales, des maquillées, des ados idiots ou des vieux que l'on traine: y'a pas mieux ! Disons ce que par chez moi on appelle des brocantes. Mais il y a comme un détournement de la loi avec ces appellations... C'est une autre histoire.

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  7. C'est un point de vue. Voici le mien:
    Brocante dans un petit village le long de l'Adour. Trajet dans la nuit à la lumière des phares. Quelques hésitations de parcours mais je n'ai pas eu besoin de sortir de carte. Arrivé tôt au début du déballage. Je m'éclaire avec ma lampe à manivelle qui fabrique son courant pour alimenter les ampoules LED.
    Pas grand chose à chiner. Seul le bord de mer est riche. Quand on s'enfonce dans le pays peu de chance de trouver des objets extraordinaires: les paysans étaient pauvres, les greniers chiches...
    Il s'est mis à pleuvoir. Un fin crachin qualifié parfois d'entrée maritime dans les bulletins météo. Les exposants râlent un peu, obligés de cacher leurs installations pour les protéger de l'eau. Moi, bien protégé, j'adore la pluie.
    Croisé B. venu chiner ses sempiternels disques vinyl. Il en a 20 000, 30 000? Je lui pose souvent la question, il ne sait pas. Est-ce qu'il les écoute ses disques? Une collection finit toujours par se dématérialiser, l'objet se désagrège pour n'être plus qu'un fantasme: "celui-là je ne l'ai pas encore, je le veux. Je rentre chez moi et je le range". Adore-t-il regarder ses murs tapissés de disques?
    Moi j'en suis à l'accumulation d'objets hétéroclites: ils me "parlent" tous. Je me suis soigné en arrêtant ma quête pendant quelques années, mais ça vient de me reprendre: les petits matins j'adore ça et les pluies fines ça m'est bonheur.
    Une vendeuse commence à me raconter l'histoire du jour où elle s'est fait avoir par des professionnels, sauf que là c'est moi qu'elle cherche à avoir: l'horloge que je regarde vient de "sa grand-mère". C'est fou le nombre de gens qui invoquent leurs grand-mère sur les vide-greniers . A croire que chacun d'entre nous en une... Son horloge, en tout cas était récente et n'avait aucun intérêt.
    Une pendulette, empire, toute blanche retient mon attention. Négociation avec un vendeur filou: un achat que je regretterai en rentrant. Mais c'est le jeu...
    Je continue à tourner. Une dame vend un service complet de belle vaisselle pour 20 euros. "Il y en a deux cartons", me précise-t-elle. Je lui demande, devant la modicité du prix: "c'est un cadeau de votre belle mère?" "Oui" répond-elle... Quelquefois il y a des règlements de compte comme ça sur les brocantes. Que faire d'un service complet? Pas de place! Je lui laisse..
    Pose café. "Voulez-vous un croissant?" "Non merci: deux morceaux de pain au petit déjeuner c'est suffisant si je veux rester mince. Ma sveltesse est faite d'un tas de frustrations.." Petites considérations sur le plaisir qu'il peut y avoir parfois de savoir se priver. Les gens m'écoutent, polis.
    Un stand avec des statues en bronze du Burkina Faso. Très joli travail. Je me laisserais bien tenter. Mais ma santé financière est faite aussi d'un tas de frustrations...
    Des coquetiers en opaline de foire bleue signés Portieux. Intéressants. J'achète les cinq. Un petit plaisir.
    Je tourne encore. Il est passé 9 heures. Les professionnels sont partis depuis longtemps. Je rentre.
    Au retour je longe le fleuve. C'est marée haute. Jour gris...

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    1. Bah ! Je n'ai pas fait mon billet à la légère. J'ai étudié les stands, essentiellement des fringues et des accessoires électroménagers neufs, le genre de truc qu'on achète parce que ça semble génial mais qui ne sert à rien.

      Je n'ai trouvé qu'un truc original, une casquette en laine, visiblement tricotée "à la main".

      Aucun livre, aucun disque, aucun objet bizarre en cuivre...

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  8. M'enfin, c'est pas ça, les vide-greniers, on n'y va pas pour les fringues ou l'électro-ménager !
    En vacances, on va souvent ans les vide-grenier de province, et on ramène des super-trucs achetés des clopinettes, que les gens n'apprécient pas parce qu'on n'a pas les mêmes goûts: des belles carafes, des belles assiettes du XIX è siècle à thèmes ( la révolution, des rébus...) ; une fois, une super-table basse en très beau bois, achetée 30 € , qui, une fois nettoyée, trône dans mon salon.

    Et puis, il y a le spectacle : on a vu un type, se disant ancien officier de marine, d'un bagout incroyable, qui a réussi à vendre un harpon de pêche à la baleine du temps où on les lançait à la main .

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  9. Si ton vide grenier est pourri c'est la faute aux organisateurs qui n'ont pas sélectionné et vendu les emplacements à n'importe qui Pour les amateurs de vintage ou collector rien de mieux que les Puces Clignancourt ou Montreuil

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    1. Ben non. C'est pour que les gens de la commune vendent ce qu'ils ont à vendre. Je n'aime ca mais ils font bien ce qu'ils veulent.

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  10. T'es bourré ou quoi ? Ils t'ont rien fait ces gens. D'accord pour dire que parfois leurs fringues sont mal lavées, mais tous les truands et les merlans qui font leurs beaux à Clignancourt parce qu'ils vendent des fringues moches à des prix pas possible à des bobos hipsters sous prétexte que c'est "vintage" de mon zob, ne sont moins pue a sueur;
    T'es con !

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    1. Et toi comme toujours inutilement agressif et incapable de lire un billet.

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  11. Chuis pas agressif ! C'est pas parce que je ne lis pas forcément que j'ai pas le droit de dire des conneries sur ce que tu écris.

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  12. Objection captainhaka !!!
    En argot un pue-la-sueur est un travailleur manuel,un ouvrier . Je te dégrade donc au rang de Sous-bite... Te fâche pas c'est simplement un sous lieutenant en langage militaire ;-))

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    1. Laisse, il cherche sa réhabilitation pour faire partie de la vraie gauche.

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    2. Andouille ! j'encague la vraie gauche, mais c'est pas une raison de minimiser ma bite monumentale qui fit le bonheur de moult chattes et de quelques pieuses rondelles;

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