21 janvier 2015

La liberté d'expression ?

Buveur de bière bedonnant caricaturé à l'insu de son plein gré.
Rappelez-vous début janvier, avant le 7, hein ! La gauchosphère n’avait qu’une seule fois pour exiger le départ d’Eric Zemmour d’iTélé, de RTL et de je ne sais où encore… Un peu plus, on l’aurait pendu sur place pour qu’il ferme sa gueule. Le 7 janvier est arrivé avec les massacres ad hoc. Du coup, le monde entier sauf ceux le monde un peu trop barbu s’est mis à défendre la liberté d’expression. La gauchosphère a un peu oublié de condamner tous ces braves gens qui se mettent à manifester dans des pays éloignés mais barbus contre la une de Charlie Hebdo. Un de ces jours, la réacosphère et la gauchosphère vont s’unir pour dire : « ils l’ont bien cherché, nananère ».

Ils sont rigolos, nos extrêmes. Tiens ! Une page de hors sujet : j’ai découvert par les blogs (sinon, je m’en fous comme de la fois où j’ai été obligé de boire du diabolo menthe consécutivement à l’annonce de l’imminence d’une prise de sang) que j’ai découvert, chez Cyril, que le Front National soutenait « le parti de gauche radicale en Grèce, Syriza. » Dans un autre blog (je ne sais plus lequel), un taulier disait que la gauche de la gauche commençait à reprendre la thèse émise par Jean-Marie Le Pen : ces événements du 7 janvier ne seraient qu’un complot ! J’ai eu la flemme de commenter mais il me semble que les oiseaux de la vrauche soutenaient cette thèse dès le 7 janvier. Ils l’auraient bien fait le 6 mais ça aurait été trop ! Les extrêmes se rejoignent à la vitesse du cheval au galop quand la buvette va fermer. Etre centriste de gauche à un côté jouissif. Dès, je me rapproche de François Bayrou alors je reprends mon souffle pour me rappeler qu’il est réac.

Chez FalconHill, on apprend qu’un juge a convoqué Arno Klarsfeld « pour avoir osé affirmer qu’avec l’extrême-droite, une partie de l’ultra-gauche mais surtout une partie des jeunes de banlieues pourraient être carrément antisémites. » Je ne sais pas ce qui motive ce juge mais, enfin, Nono, outre de dire que les extrêmes se rejoignent, comme des gros blogueurs pourpres, a dit une chose qui ne me semble pas hautement improbable. Si on avait la moindre facétie, on pourrait même argumenter sur le fait que, dans les banlieues, il y a un certain nombre de jeunes, des banlieues, donc, ne compliquez pas, d’origine nord-africaine que dans un moment d’égarement on pourrait qualifier d’Arabes sans les soupçonner d’être musulmans : les délits de faciès sont suffisants, ne faisons pas d’amalgames supplémentaires. Toujours est-il que l’hypothèse que ces gens n’aiment pas spécialement les juifs ne peut pas être écartée trop rapidement. D’ailleurs, je suppose que les juifs le leur rendent bien : la balle au centre. Et les roquettes au milieu.

On a quand même une difficulté avec la liberté d’expression, de nos jours. Récemment, j’argumentais sur le fait que la liberté d’expression doit se faire dans le cadre de la loi. Tiens ! Lisez donc le récent billet de l’Amiral, à ce sujet. Attention, il est autant de gauche que je suis élégant quand je suis en tutu avec un béret basque et des rangers. Toujours est-il qu’après mon argumentation, mon interlocuteur m’expliquait que, dans ce cas, il fallait renforcer la loi ! Je lui parle de lutte contre le terrorisme, la pédophilie et la cirrhose du foie et il m’explique que la loi doit autoriser les propos qui lui font plaisir uniquement…

D’ailleurs, internet et les résocios sont assez unanimes pour critiquer les manifestants qui s’indignent contre les unes de Charlie Hebdo mais beaucoup moins contre la lapidation des femmes qui couchent par mégarde avec autrui.  

N’oublions pas que c’est la liberté d’expression qui permet aux blogueurs de raconter des conneries. Regardez par exemple le dernier billet de Pierre Parrillo, ce blogueur humoriste involontaire de droite. Il tape sur une dame de droite qui aurait fait je ne sais quelle malversation (il a tort, tout le monde s’en fout, mais il fait bien ce qu’il veut). Il écrit, à un moment : « Il appartient évidemment à la Justice de faire toute la lumière sur cette affaire ; étant un Républicain de droite, je suis par principe attaché au droit à la présomption d’innocence. Si j’étais de gauche, je ne me serai évidemment pas gêné pour la condamner ouvertement avant même que la Justice ait rendu son verdict. Mais je suis au-dessus de ça ; le privilège des gens disciplinés et respectueux… » En gros, il fait un billet pour taper de dessus en jurant qu’il est tellement objectif qu’il ferait le même billet si la dame avait été de droite. Vous voyez, si la liberté d’expression n’existait pas, il ne pourrait pas faire de billet grotesque et je ne pourrais pas me foutre de sa gueule dans les miens.

Restons sérieux !

Monsieur Poireau a repris sa plume et utilise sa liberté d’expression pour parler de liberté d’expression. Lisez-le.  Il dit : « La liberté de caricaturer, de blasphémer, est celle qui enclenche toutes les autres. »

Je vais donc prendre la mienne pour foutre quelques pixels sur vos écrans en apportant ma pierre à l’édifice, même si pierre qui roule n’amasse pas de mousses au comptoir, le tout à partir d’un exemple parfaitement idiot. Il n’y a pas le droit de diffuser de photos pédopornographique sur le web et c’est heureux, même si c’est une entrave à la liberté d’expression. Cette interdiction repose sur une interdiction : pour faire de telles photos, il faut faire du mal à des mômes et autoriser de « tels sites » serait un encouragement à faire de nouvelles photos et à faire du mal à de plus en plus de mômes. Je pense que l’on sera à peu près tous d’accord sur cela. Je vais dénoncer les autres.

Imaginons maintenant que l’on puisse faire des « photos » pédopornographique en images de synthèses sans faire de mal à des mômes, cette raison sauterait. On resterait néanmoins une large majorité favorable à cette interdiction parce qu’une autorisation pourrait favoriser des actes pédophiles de la part d’internautes.

La loi française interdit donc les sites pédophiles et d’autres sites, comme des sites qui feraient l’apologie du terrorisme et des machins comme ça (je ne suis pas juriste). On est encore nombreux à être parfaitement d’accord. La loi interdit l’incitation à la haine raciale qui est un concept assez large. Je vais donc citer la loi : « Ceux qui, par l'un des moyens énoncés à l'article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ou de l'une de ces deux peines seulement.

Seront punis des peines prévues à l'alinéa précédent ceux qui, par ces mêmes moyens, auront provoqué à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation ou identité sexuelle ou de leur handicap ou auront provoqué, à l'égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du code pénal. »

C’est la loi. Ceux qui ont l’habitude de dire « le racisme n’est pas une opinion mais un délit » sont invités à y réfléchir. Voilà globalement les deux phrases de la loi qui définissent le délit en question. C’est la loi disais-je, c’est donc l’émanation de la volonté collective. Certains peuvent critiquer cette loi et le font volontairement. D’autres, comme moi, l’approuvent.

Imaginons que vous diffusiez une caricature d’Astérix se faisant sodomiser par Panoramix. Des adeptes des religions druidiques pourraient se sentir discriminés. Vous tombez donc sous le coup de la loi. C’est au tribunal de trancher et de fil en aiguille vous pourriez vous retrouver devant la cour internationale de je ne sais quoi ce qui serait rigolo. Vous allez me dire que cela serait profondément ridicule mais n’oubliez pas qu’à la lecture du paragraphe précédent, si vous n’êtes pas un affreux réactionnaire, vous étiez d’accord avec moi et vous félicitiez de cette loi.

D’un autre côté, je suis pour l’interdiction de diffuser des images d’abus sexuels sur enfant et contre celle de diffuser des images de Panoramix jouant au curé avec Astérix. C’est paradoxal.

D’ailleurs, dans ce billet, j’ai peut-être bien fait deux infractions à la loi : à l’instant, en parlant des curés, et, en début de billet, en prenant toutes les pincettes pour dire que les gens des banlieues n’aiment pas spécialement les adeptes d’une des trois religions monothéistes. J’adore les pincettes. Pourtant, vous n’y avez vu aucun mal sauf si vous êtes un des clowns de la vraie gauche qui cherchent tous les moyens de faire des procès à ceux usent de la liberté d’expression pour aller dans un sens qui n’est pas le leur.

C’est important, la loi. Par exemple, un de ces blogueurs faisait un billet à mon sujet récemment (j’en ai parlé dans ce blog). Il titrait : «  LES MUSULMANS , VOILÀ L’ENNEMI ! » SIGNÉ : UN BLOGUEUR « DE GAUCHE  » », en parlant explicitement de moi. Il termine par « Faites entrer l’accusé. » C’est bien la loi qui définit la liberté d’expression mais il n’y a pas que l’article que j’évoquais ci-dessus, il y a l’article 29 de la même loi qui dit : « Toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation. » En l’occurrence, je ne sais pas si je peux être condamné pour mes propos mais il pourrait être condamné pour diffamation vu qu’il me fait dire ce que je n’ai pas dit et porte atteinte à mon honneur ou ma considération en me faisant dire que j’avais dit que les musulmans étaient l’ennemi.

Et n’importe quel type un tantinet objectif lisant nos deux blogs se rendrait compte qu’il est infiniment plus condamnable que moi. Ce qu’il y a de rigolo c’est qu’il récidive, ce soir. Ce qu’il y a de rigolo, c’est que je suis allé dans le truc qui me sert à lire les blogs (Feedly) en me disant que j’allais illustrer mon billet sur la liberté d’expression en prenant le dernier billet politique paru et en prouvant qu’il contenait un contenu illégal. C’est le cas du billet de l’imbécile de combat (lisez le billet : en faisant une relation entre moi et le lancement de Pediga en France par Renaud Camus, sur la base de mon amitié avec Didier Goux… Ce n’est pas une belle atteinte à mon honneur, ça ?).

Il est condamnable, disais-je ? Ben non, je ne vais pas porter plainte. Il peut bien raconter toutes les conneries qu’il souhaite sur son blog. Poursuivons néanmoins cette captivante réflexion. Je viens de le traiter d’imbécile. Il explique que je passe ma vie à insulter les gens. J’ai effectivement traité un certain « gauche de combat » d’imbécile. Ce n’est pas une insulte mais une observation tout à fait objective mais peu importe. J’ai insulté un « pseudo ». Par contre, je blogue avec ma vraie identité. On peut donc dire que je n’insulte personne mais que lui sort des saloperies sur un vrai type. Le juge saura trancher…

Toujours est-il que deux éléments limitent la liberté d’expression : la loi et le jugement des plaintes éventuelles, de la part d’un particulier ou des institutions judiciaires (le parquet, non ?), ou plus précisément le fait que des personnes portent plaintes. Vous pouvez dire un truc interdit, si personne ne porte plainte, vous n’aurez rien.

Est-il normal que la loi puisse me permettre de porter plainte contre Gauche de Combat pour diffamation ? C’est une vaste question à laquelle j’aurais tendance à répondre par la négative. Par contre, il faut me laisser le loisir de porter plainte pour harcèlement, ce qui revient au même. Mais, contrairement à lui, je ne suis pas du genre à aller voir les tribunaux. D’autres abrutis m’ont déjà fait des menaces physiques, genre : « tu as dit ça, je vais te casser la gueule. »  Je les attends toujours.

Néanmoins, c’est à peu près ce qu’a dit le pape récemment à propos des caricatures (si tu insultes ma mère, je te file une baffe, en gros). Et c’est ce qu’on fait des terroristes en venant commettre des massacres.

C’est pour ça qu’il faut s’en tenir à la loi, d’une part son existence et d’autre part son contenu.

Mais, imaginons qu’un gouvernement de centre droit proche de la démocratie chrétienne arrive en France. Ils pourraient nous modifier la loi pour préciser que les caricatures sont susceptibles de porter atteinte à l’honneur ou provoquer de la discrimination.

On se retrouverait avec une bonne atteinte à la liberté d’expression. Mais les démocrates chrétiens ont de l’humour, eux…


Toujours est-il qu’il vaut mieux être mesuré quand on parle de ce sujet…

13 commentaires:

  1. Heureusement que le juge est là pour mesurer dans quel contexte ont été tenus les propos incriminés et que ces braves gens comprennent en général s'il y va de l'humour ou de l'appel à la haine ! :-)

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    1. Oui. Mais ce n'est pas un boulot facile. Et en plus la justice coûte nécessairement cher avec les appels. C'est pour ça que aime bien le "délit de plainte abusive". Par exemple si GdC portait plainte contre moi, c'est lui qui serait condamné. Par contre, dans le cas inverse (moi portant plainte contre lui pour diffamation), il l'aurait probablement profond, si je puis me permettre.

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  2. C'était chez moi mais surtout chez Hashtable, dont j'ai pauvrement recopié la prose.

    Sinon, je suis toujours affligé de voir les saloperies que peuvent balancer certains sur d'autres (à fortiori toi par exemple) pour les décrédibiliser. Je n'arriverai jamais à m'y faire... Des méthodes qui humainement me dépasseront toujours (surtout que je suis convaincu que politiquement elles sont à terme contre-productives...)

    A part ça, je pense qu'on a moins à craindre des démocrates-chrétiens que de la gauche de la gauche en terme de liberté et de respect des valeurs de notre république...

    Et je viendrai porter atteinte à ta liberté d'expression quand tu viendras parler de la longueur des billets de blog :-3

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    1. Andouille. Il ne pouvait qu'être long.

      Il est hors de question que je cite H16. Ce type est fonctionnaire à la Commission Européenne en tant que chef de projet informatique et n'en glande pas une. J'ai des témoignages (mais comme je le dis dans le billet je m'en fous je ne fais de procès). Par contre, il n'arrête pas de chier sur les fonctionnaires voire les types comme toi et moi qui frôlons le statut (du moins nous ne sommes pas des salariés en danger). Pour ma part, j'assume ma position.

      Ta phrase sur les samoperies est mal branlee : on pourrait comprendre que c'est moi qui les balance.

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    2. Dans ce cas ma phrase est maladroite (sur ton dernier paragraphe), car c'est à l'inverse de ce que je voulais exprimer.
      J'ai eu cette aprésmidi un de tes amis qui est encore se lâcher en gentillesse à ton égard... C'est bon l'affection et le respect sur le net...

      Elle est mal branlée, tu as raison.

      Sur H16, je n'ai rien à dire de méchant sur lui. Chacun son opinion. Je ne pense pas qu'on est toujours très cohérent nous même, ce qu'on écrit, ce qu'on pense, ce que l'on est, ce que l'on vit... En tous cas, je ne le suis sans doute pas.
      Mais comme c'était sa phrase, et que j'aime rendre à César ce qui lui appartient, je trouvais bien de préciser.

      Enfin, il n'y avait pas de reproche dans mon commentaire. Ton billet est bon (long aussi, mais ça c'est une plaisanterie de ma part). En tous cas, je partage tes positions.

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    3. Bah !

      Je crois qu'il faut etre droit dans ses bottes. Prends un type comme Corto que je ne peux pas voir. Il est homosexuel et contre le mariage pour tous. Il est droit dans ses bottes : il affiche son homosexualité. H16 ne l'est pas. Il est fonctionnaire et travaille dans un truc qu'il dénonce sans dire qu'il en vit. Imagine que je fasse des billets pour casser les banques sans dire que je vis des commissions que payent les braves gens. Ou toi que tu fasses un billets contre le système qui te fait vivre sans le dire. Il y a pas de mal à bosser dans ton domaine, celui d'H16 ou le mien ni d'être homosexuel (mon rapprochement est malheureux... On a choisi notre domaine, on ne choisit pas une sexualité) et à taper dessus. Mais sans le dire, il faut etre le pire des faux culs.

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  3. Mais pourquoi le débat s'en tient-il aux caricatures, qui "blessent" ou "ne blessent pas" ? On peut en dire autant des bouquins, non ? On va aussi interdire les bouquins qui "blessent le sacré de certains" ? À moins de considérer qu'ils sont trop cons pour lire des bouquins, et qu'ils ne peuvent lire que des dessins ?

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    1. Votre "à moins" me va bien.

      Cela étant je parle peu des caricatures, je prends pour exemple des propos tenus dans les blogs.

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  4. Le procès qu'on fait à Klarfeld est ridicule et n'a aucune chance d'aboutir. Il y a des tas de gens qui portent plainte pour des motifs divers, et souvent les plaintes sont classées sans suite. C'est assez curieux qu'un procureur ait donné suite à celle-là. Si par extraordinaire (mais je n'y crois pas) le tribunal donnait raison au plaignant, et qu'on ne veuille pas avoir d'histoire avec la justice en tant que blogueur, par exemple, je me demande bien ce qu'on pourra écrire, et de quelle façon.
    Si une phrase comme comme la sienne ou du type: " Plus d'un élève sur deux du Lycée Anatole France a fumé un joint" ou "Dans la cité des Pâquerettes, il y a sur certains murs des inscriptions à caractère antisémites" peuvent vous valoir le tribunal, la ruine et la paille humide des cachots, ça va être rigolo d'écrire des billets. On va devoir faire parler les animaux et les petites fleurs, utiliser la métaphore, l'ellipse et ltoutes les tecniques de l'autocensure.
    On ne parlera plus du Nicolas.J, mais d'un bouvillon au poil très frisé entre ses deux cornes qui, chaque soir, après avoir tondu son pré, rejoint ses potes bouvillons à la lisière du petit bois de Metko, etc, etc...

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  5. Pour avoir dit "bouvillon" (ce qui porte atteinte à votre virilité) et non "taurillon" ?
    Misère... Je commence mal.

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    1. Non. Pour m'avoir fait sourire bêtement devant mon ordinateur au bureau.

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  6. "Sarkofrance glande."

    Il a perdu ses meilleurs commentateurs. J'aimais bien son blog au temps d'Euterpe et de Rosaelle, et d'autres féministes propalestiniennes type annemarie. Souvent, tout le monde se liguait contre Elie Arié. Il y avait des commentaires avec "les gens comme vous" dedans. Juan les appelait "mes précieux commentateurs", et les envolées lyriques affluaient pire qu'une crue du Rhône. Le billet de base était toujours Sarkozy, mais on finissait toujours par taper sur quelqu'un d'autre, c'était drôle. Les trolleurs qui pourfendaient l'antisémitisme se sont lassés, et là, il n'y a plus que six personnes qui répètent toujours la même chose, et le fidèle Elie Arié, qu'on antisémitise de moins en moins, les traditions se perdent.
    Je crois qu'on use son plaisir de bloguer et de commenter, à répéter toujours la même chose. Les disputes entre blogueurs concernent toujours les mêmes protagonistes. On y lit les mêmes engueulades. Là, depuis l'attentat islamiste, on se regarde en chiens de faïence. Ceux qui multipliaient les billets consacrés au danger islamiste se font moins insulter, ceux qui parlaient de fantasme de danger islamiste se rabattent sur le padamalgam, les antiracistes primaires accusent ceux qui décrivent la réalité de fabriquer des problèmes qui n'existeraient pas sans eux, les antimusulmans primaires portent l'accusation contraire.
    Je n'ai jamais porté aux nues les blogs politiques, tels qu'ils étaient classés par le Wikio. Ceux-là n'ont jamais, pour la plupart d'entre eux, représenté un moyen d'expression, de contestation ou de réflexion, fort, intéressant et influent. Ils existent toujours, d'ailleurs, mais beaucoup de ce qui s'y écrivait s'écrit maintenant sur Twitter, et le côté éphémère de Twitter engage moins. Les plus gros de ces blogs, si on regarde leur nombre de lecteurs et de liens, ne doivent pas leur succès leur constance ou leur pertinence dans l'analyse de l'actualité politique quotidienne.

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