22 juillet 2016

Munich et #fuckdaesh

En Français a gagné l'étape du Tour et pourrait finir deuxième au général à Paris. On n'est pas habitués. Un acte a priori terroriste dans une grande ville. On est habitués. Presque blasés. 

Mes pensées vont évidemment vers les braves gens de là-bas, ces types en panique, ces policiers qui bossent, ces blessés, les familles des (de la ?) victime. Il n'empêche que je suis fatigué de faire des billets de blog sur mes attentat. On va encore avoir les polémique. Genre : mais on ne sait pas si c'est l'EI, vous n'êtes rien que des gros cons d'islamophobes ! Ou le contraire, à la Rioufol : il est temps que les musulmans montrent qu'ils se désolidarisent. 

On est bien, à la Comète où je viens d'arriver. On bascule de la terrasse pour trouver de la fraîcheur et l'intérieur du bistro pour écouter le concert du grand Marc Loy. Il n'y a qu'un seul mot d'ordre : #fuckdaesh. Mais si on ne sait rien, je sais, on ne sait rien. 

Ces connards n'ont pas réussi à nous faire peur même si, localement, ils terrorisent des gens. 

Prêter de l'artillerie à l'armée irakienne ne résoudra pas grand chose. Il va falloir sévir. On n'a pas peur, on est blasés. Alors allons-y. Je ne tiens pas être encore plus blasés. Un jour, on fera des paris sur les prochains attentats pour tenter de gagner de l'oseille. 10 contre 1 pour un attentat suicide. Non ! Une fusillade. Mais, non, abruti ! Une bombe dans un avion, ça fait trop longtemps. Les comptoirs ont des conversations éternelles. Ce soir, on aurait dû parier sur la probabilité que Bardet reste numéro deux jusqu'au bout et qu'on ait un véritable espoir pour les prochaines années. 

Fachons-nous. Rentrons dans le lard. 

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